LE PIGEON BLEU

Le Pigeon Bleu est le rendez-vous solidaire des ami(e)s rencontré(e)s au Fou de Bassan. Alors, on rit et on s'amuse au Pigeon Bleu ! NOSE DE CHAMPAGNE

25 mai 2013

"Réduisez-les coûts de la masse salariale !"...qu'ils disent...les députés européns...

Ça se savait déjà mais il est bon de le rappeler souvent...

via Esteban

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11 mai 2013

vive l'ecole !!!

Elle était la seule à maîtriser le braille, on l’a remerciée»...

QuandjeseraiAVSKarine (1) est auxiliaire de vie scolaire.  Elle a notamment accompagné un élève autiste, puis une malvoyante. Elle adore ce qu'elle fait et pourtant, on vient de la congédier.  Motif: AVS, ce n'est pas un métier. Elle a atteint les six ans maximum de CDD dans la fonction publique. Alors, direction Pôle emploi.

Karine, qui aurait voulu continuer, est découragée. C'est son amie Anne-Sophie, enseignante en primaire en Ille-et-Vilaine qui, "de colère et d'indignation", a pris la plume. Elle a envoyé une lettre ouverte à François Hollande ainsi qu'au ministre de l'Education Vincent Peillon, "à l'heure où l'on ne cesse d'entendre que la réforme (de l'école, ndlr) est pour "le bien des enfants".

Elle a aussi contacté la députée socialiste Pénélope Komitès, qui préside  un groupe de travail "Pour la  professionnalisation des accompagnants auprès des personnes en situation de handicap".  Et elle a eu une réponse: le rapport du groupe de travail va être  finalisé sous peu.

Voici des extraits de sa lettre qu'elle a signée "Anne-Sophie, maîtresse écoeurée":

"Quand, vous, Monsieur le Ministre, dépensez énergie et sommes folles pour essayer de nous faire gober que votre fameuse réforme des rythmes est pour le bien des enfants, des "précaires" performants, motivés, compétents, au service des enfants,  se font jeter comme de minables Kleenex.

"Voici le cas concret, pour bien vous faire comprendre, d’une amie Auxiliaire de Vie Scolaire que  nous nommerons K, dans sa sixième année d'AVS.

"Elle en a croisé des enfants, qu’elle a accompagnés de son mieux. Pour cela, elle s’est formée,  seule,  sur son temps libre. Elle pourrait  inscrire à son CV:  spécialiste de l’autisme, de l’encoprésie, du braille, de la langue des signes … et de la patience en tout genre.

"Sauf que son métier n’en est pas un. Tout au plus un pansement sur une fracture ouverte…

"Non, petite, tu ne peux pas dire:  "Quand je serais grande, je voudrais faire AVS !".

"Et pourtant, des personnes comme elle, nous, instits, on en voudrait dans toutes nos écoles.  Des personnes qui prennent leur tâche à coeur, véritables béquilles qui pourront sans doute un jour lâcher leur "blessé" pour qu’il marche seul.

"L’une des enfants qu’elle suit, malvoyante, va être obligée de quitter sa petite école de village, ses amis, ses maîtresses, et ses parents obligés de faire 45 kilomètres pour la scolariser dans un institut spécialisé. Pourquoi ? Parce que K était la seule AVS à maîtriser le braille dans le secteur, et qu’on va la remercier, non, que dis-je, la jeter!

"Est-ce que dans les cours de "morale laïque", on apprendra à licencier proprement les gens compétents? Ah mais, suis-je bête ! Point de licenciement sur un CDD. Juste un non renouvellement, juste un "voilà, c’est fini ! Au revoir !"… 

"K a bien tenté de faire valoir la continuité du service auprès de cette petite. "Nous sommes bien conscients des compétences qui sont les vôtres, et de l'intérêt que présenterait votre maintien auprès de *** à la rentrée 2013. Cependant, nous ne pouvons pas déroger au cadre réglementaire, qui limite la durée de contrat des agents non titulaires de la fonction publique à 6 années de service.  Cordialement".  C’est un courrier que tout un chacun aimerait recevoir après 6 ans de bons et loyaux services.

"Vous embaucherez un autre précaire pour remplacer K !  Si elle avait été titularisée, cela vous aurait bien sûr coûté d’énormes frais et charges… Une gestion froide, inhumaine d’un monde aseptisé.

"K est donc arrivée au bout de son parcours autorisé par l’Etat, par vous, Messieurs. Un parcours de précaire, de CDD renouvelés, payés au lance-pierre. Pas de statut, peu de salaire, peu ou pas de reconnaissance…

"K est mon amie.  Je connais sa valeur, ses valeurs. Je suis tellement dégoûtée pour elle et pour l’Ecole, tellement triste et amère aussi".

Depuis la loi du 11 février 2005, les enfants handicapés ont droit à être scolarisés dans l'établissement de leur quartier. Ils étaient ainsi 130 517 en primaire en 2011-2012.

Mais alors que les effectifs gonflaient, l'Etat n'a pas investi les moyens suffisants pour former et recruter  les personnes chargées de les accompagner - les auxiliaires de vie scolaire.  Leur nom a varié au fil du temps. Mais ce sont toujours des contrats précaires,  notamment réservés aux  chômeurs de longue durée.

"Aujourd'hui dans mon département, Pôle emploi publie 5 pages d'annonces recherchant des AVS",  souligne Anne-Sophie, "on ne leur demande aucune qualification, ni bac ni rien. Or parfois des personnes se présentent uniquement pour garder leur droit aux allocations chômage, ce qui peut se comprendre. Mais cela veut dire qu'elles ne sont guère motivées et qu'elles n'appporteront pas grand-chose aux enfants. Alors que des AVS formées et passionnées doivent partir. On marche sur la tête".

Vincent Peillon, ainsi que sa ministre déléguée à la Réussite Educative George Pau-Langevin et  la ministre en charge des personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti assurent être conscients du problème. Ils ont promis d'améliorer les choses, notamment quant à la  qualification de ces personnels.  Mais ils rappellent aussi les budgets contraints...

Sur les 6 770 postes supplémentaires à la rentrée, il est prévu 350 auxiliaires de vie scolaire. Mais on ne sait toujours pas s'il s'agira d'un "vrai" métier ou non. 

Crédit photo: illustration  de la page Facebook ouverte, "SOS d'une AVS en détresse".

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06 mai 2013

Comme l'Huma .....

Notre journal a été fondé le 5 mai 1944. Hier dimanche, c’était donc son 69ème anniversaire. "Témoignages" a donc commencé à paraître sous le régime colonial, et dans un pays où le parti communiste n’existait pas. Sa première cause internationale a été de contribuer à la victoire de la France libre. "Témoignages" était aux côtés du général de Gaulle, rappelle le premier numéro de notre journal. À... ce moment-là, Charles de Gaulle vivait en exil à Londres, il avait été condamné à mort par le gouvernement de l’État français. La France était entièrement occupée par les armées allemandes et italiennes.
 
À La Réunion, l’objectif affiché dès le départ, c’était de combattre la misère coloniale. "Témoignages" était l’organe de défense des sans défense. Depuis une dizaine d’années, les Réunionnais se rassemblaient autour d’une revendication pour tout changer : La Réunion département français. Les syndicalistes de la CGT avaient réussi à élargir le mouvement à toutes celles et ceux qui voulaient mettre fin au régime colonial.
 
Acteur du rassemblement "Témoignages" était donc le journal de ceux qui voulaient le changement, et qui avaient constitué une force politique : le Comité républicain d’action démocratique et sociale (CRADS). 15 mois après la création de "Témoignages", la représentation politique était en accord avec la revendication des Réunionnais. Le CRADS dirigeait plus de la moitié des communes, le Conseil général et avait deux députés sur deux. Le 19 mars 1946, c’est la promulgation de la loi qui abolit le statut colonial.
 
"Témoignages" s’est donc impliqué dans la bataille pour l’égalité. Comme tous les démocrates, il dut faire face à la fraude. Le pouvoir a saisi 43 fois "Témoignages", il a même été jusqu’à condamner le directeur du journal, Paul Vergès, à trois mois de prison fermes pour avoir reproduit des articles de la presse parisienne sur la répression du 17 octobre 1961 de la manifestation des Algériens. Ces attaques contre la liberté d’opinion n’ont pas empêché l’inéluctable. Au bout de 50 ans de luttes, l’égalité, inscrite dans la loi du 19 mars 1946, a été gagnée.
 
Aujourd’hui, La Réunion arrive au bout de ce modèle. Car le nombre de demandeurs d’emploi atteint des sommets intolérables, avec plus de 160.000, la moitié des Réunionnais vit sous le seuil de pauvreté, plus de la moitié des jeunes sont au chômage et les prix flambent.
 
Situation décisive Notre île se trouve dans une situation aussi décisive que dans les années qui ont précédé la loi du 19 mars 1946. Plus que jamais elle a besoin d’un large rassemblement pour proposer des revendications et un mot d’ordre réunionnais pour sortir de la crise. Cette crise est si grave qu’elle impacte tous les domaines.
 
La presse et "Témoignages" en particulier n’y échappent pas. Le 2 mars dernier, le Conseil de la Reconstruction du PCR prenait l’engagement de tout faire pour sauver le journal. Le 11 mars, "Témoignages" lançait un appel public à souscription, relayé par tous les médias. Depuis lors, les soutiens individuels et collectifs ont permis à notre journal de continuer à paraître, mais le combat est loin d’être terminé. Les sections communistes sont dans la bataille, pour que leur parti puisse continuer à avoir un journal. Dans une période aussi importante, plus que jamais les opinions doivent s’exprimer. Car les propositions et le mot d’ordre devront venir du débat entre les Réunionnais. "Témoignages" a toujours œuvré pour que ce débat ait lieu, et il a aussi apporté des propositions. C’est ainsi que le pluralisme commence à être bien ancré à La Réunion. Pour que cette mission essentielle continue, "Témoignages" a besoin de vous.
M.M.

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04 mai 2013

Le débat sur l’Allemagne par Jacques Sapir

4 mai 2013

La question de la politique allemande divise fortement le PS et, au-delà, une large partie de la gauche réelle. Elle est aussi révélatrice de la structuration de l’imaginaire d’une bonne partie des élites françaises depuis le désastre de 1940, à lire les réactions d’un Copé ou d’un Fillon. À l’UMP, parti « attrape-tout » de la Droite française, sous les proclamations d’un attachement au gaullisme, on sent bien que Munich et Vichy sont toujours bien présents. Cette « question » de l’Allemagne sert de révélateur à un état d’esprit constant dans la classe dirigeante. C’est en cela que ce débat, ou ce qui en tient lieu, est intéressant. Mais, comme toujours, sous l’écume des mots se cache un véritable débat.

Où le PS, et quelques autres, se ridiculisent.

Ce dernier à pris l’apparence d’une attaque contre la politique de Mme Merkel en Allemagne. Mais, un débat s’est invité dans le débat ! Le PS a ouvertement rompu avec les propres règles de démocratie interne qu’il avait fixées. La direction de ce parti refuse le droit d’expression à son aile gauche[1]. Cela n’étonnera personne ; dans l’expression « social-démocrate » nous avons deux mensonges pour le prix d’un. Le PS n’est plus un parti « social », dans la mesure où il accepte tous les reniements et il n’est certainement plus un parti « démocrate » pour la raison que, pour faire accepter ces dits reniements, il doit renoncer à la démocratie dans ses propres rangs. Ayant fait les frais des pratiques de ce parti dans le passé, je n’en suis nullement surpris. Je suis par contre étonné que d’aucuns puissent être encore surpris par les pratiques qui sont sommes toutes habituelles du PS.

Revenons au principal du débat, ou à ce qu’il devrait être. Le texte initial de la majorité du PS stigmatisait fortement l’Allemagne et Mme Merkel. Suite à une intervention de la Présidence de la République et de l’Hôtel Matignon, c’est une version très affadie qui a en définitive été adoptée. On jugera sur pièce. Cependant, la proposition de l’aile gauche du PS, n’est pas, elle non plus, précise. Elle propose un « traité social européen », une « suspension du pacte de stabilité », un « plan de relance » à l’échelle européenne et le refinancement massif des dettes publiques par la Banque Centrale Européenne. On a du mal à comprendre pourquoi un tel texte a été censuré. Ces propositions sont celles qui sont traditionnellement mises en avant par le PS depuis des années avec le succès que l’on sait ! De manière symptomatique les auteurs de ce texte ne font aucun effort pour chiffrer leurs propositions. L’eussent-ils fait qu’ils s’apercevraient qu’elles sont irrecevables pour l’Allemagne (et des pays comme l’Autriche ou la Finlande). C’est bien gentil quand on fait partie d’une collectivité de dire « il faut faire ceci ou cela » mais si l’on ne regarde pas les montants, le poids de ceux-ci sur d’autres membres de la collectivité, on n’a guère de chance de voir son projet appliqué. Dès lors, la seule fonction de ces propositions ne peut être que de se laver les mains et de garder une conscience propre, en sachant que jamais ces propositions n’aboutiront. Les centaines de milliers de chômeurs qui sont venus rejoindre les millions déjà existants apprécieront.

D’une certaine manière le Parti de Gauche, pourtant fort critique vis-à-vis du PS participe de cette mascarade. On tonne contre Mme Merkel, on affirme qu’il faut résister à l’Allemagne, mais l’analyse de la position du gouvernement allemand relève plus du fantasme que de la réalité. On a déjà eu l’occasion de critiquer les outrances des Jean-Luc Mélenchon sur ce point, et de souligner à quel point elles traduisaient une profonde incohérence d’analyse et de programme[2]. C’est cette incohérence qui l’oblige justement à hausser le ton, comme seront tout aussi obligés les responsables de la gauche du PS s’ils veulent se faire entendre.

La réalité du problème de la politique des gouvernements allemands depuis 2000.

Ces prétendus débats n’ont pas d’autre fonction que d’occulter celui que l’on doit mener sur la réalité de la politique des gouvernements allemands depuis plus de dix ans. Il faut en effet, pour comprendre les enjeux réels de ce débat, revenir sur l’histoire (relativement) récente. De 2000 à 2003, le gouvernement dirigé par le SPD a mis en place l’équivalent d’une dévaluation interne de 10% en Allemagne en transférant sur les salariés une part des charges des entreprises. Le déficit commercial s’est alors transformé en un excédent massif car les coûts des entreprises ont diminué et la demande intérieure allemande aussi. L’Allemagne a, en conséquence, développé un excédent commercial important au détriment des principaux pays de la zone Euro. Cette politique a précipité la crise de l’Euro, bien plus que les malversations budgétaires de la Grèce, en créant un déséquilibre brutal et profond au sein de la zone Euro. Elle appelle cependant deux remarques.

Tout d’abord, elle prouve que l’Euro n’empêche nullement des politiques non-coopératives, ce que les économistes appellent des politiques exploitant ses voisins ou beggar-thy-neighbour. Tous les discours qui furent tenus pour justifier la mise en œuvre de l’Euro au nom de la volonté d’éviter des dévaluations compétitives s’effondrent alors, car ce qui fut pratiqué par le gouvernement allemand à l’époque, et un gouvernement SPD notons le bien, fut une dévaluation compétitive à laquelle les partenaires de l’Allemagne n’ont pu répondre fautes de disposer de la flexibilité monétaire en raison de la monnaie unique. Ensuite, cette politique n’était pas imitable par les autres pays, ce qui réduit à néant l’argument selon lequel il nous faudrait imiter les allemands. En effet, si en Europe nous avions tous comprimé nos demandes intérieures et diminué les coûts des entreprises, le résultat commercial aurait été nul, mais le résultat économique aurait été profondément désastreux. L’Europe aurait connu dès cette époque (2004) la dépression qu’elle connaît aujourd’hui. Autrement dit, le gouvernement allemand a pratiqué ce que l’on appelle une politique de « passager clandestin » en Europe. Voilà qui tranche avec le monde des bisousnours dans lequel baignent tous les euro-béats du PS et d’ailleurs.

Trade balance

CompetitivitéSources: Base de données de l’OCDE

Dire cela n’est pas faire de l’anti-germanisme primaire, mais simplement rappeler les faits. Il faut alors chercher à comprendre les causes de cette politique. Qu’il y ait eu une volonté de favoriser les grandes entreprises, et ce que l’on appelle rapidement le « grand capital » allemand est évident. La part de la richesse accumulée par le 1% le plus aisé de la population est très élevée en Allemagne, et correspond à peu de choses près au niveau britannique. D’ailleurs, le développement d’une pauvreté de masse en Allemagne est là pour nous le rappeler. Mais il faut aussi regarder certaines des contraintes spécifiques pesant sur ce pays, et en premier lieu la contrainte démographique. L’Allemagne est appelée à se dépeupler. Elle ne peut garantir le montant futur des retraites que par l’accumulation d’excédents importants. C’est pourquoi croire que l’Allemagne pourrait « spontanément » revenir sur cette politique est une profonde illusion.

Les alternatives possibles.

Dès lors, dans une telle situation, quelles sont les alternatives possibles ? Nous pouvons accabler l’Allemagne de demandes pour que les salaires soient massivement augmentés, et pour qu’une politique de transferts budgétaires soit mise en place. Mais il en sera de ces demandes comme des sempiternelles demandes concernant l’Europe sociale. Elles ne seront suivies d’aucun effet, si ce n’est d’accroître de manière considérable la frustration des personnes qui honnêtement suivent une telle politique. Car nous ne sommes pas dans un monde de bisousnours, n’en déplaise au PS, où il suffit de demander pour être exaucé.

Nous pourrions aussi envahir l’Allemagne et demander, par la force de notre armée, que nos demandes – que nous considérons comme légitimes naturellement – soient prises en considération. Il est certain que si une compagnie de chars Leclerc encerclait le siège de la BCE à Francfort ceci aurait quelques effets sur la politique de cette institution. Mais est-ce cela que l’on veut ? C’est heureusement une hypothèse encore plus illusoire que la première alternative. Néanmoins, cette « solution » est dans la logique des discours qui sont aujourd’hui tenus, et dont leurs propres auteurs ne mesurent pas ce que leurs propres mots impliquent. Si, effectivement, les demandes que nous soumettons au gouvernement allemand sont légitimes, et si nous sommes confrontés à des fins de non-recevoir qui elles ne le sont pas, alors il serait logique d’user de la violence. Car, dans un monde où prédominent les rapports de force la violence de la politique du gouvernement allemand par rapport aux autres pays européens appelle logiquement en retour la violence de ces derniers vis-à-vis de l’Allemagne.

Mais, heureusement, il existe une troisième alternative. Nous pouvons agir de façon telle que, quelle que soit la position du gouvernement allemand, nous obtiendrons satisfaction, et ceci sans violence et sans chercher à obtenir par la contrainte ce que nous ne pouvons obtenir par la négociation. Cela est parfaitement possible. Il suffit de sortir de l’Euro et de dévaluer notre monnaie retrouvée. Cette solution peut d’ailleurs être appliquée par l’ensemble des pays de l’Europe du Sud. Il est intéressant de savoir que le fondateur de l’équivalent du Front de Gauche en Allemagne, Die Linke, Oskar Lafontaine, vient de se rallier spectaculairement à cette option. Les raisons pour lesquelles celui qui fut, en tant que dirigeant du SPD, un des plus fervents promoteurs de l’Euro à pris une telle décision sont les mêmes que celles que nous avons exposées ici : la compréhension des limites intrinsèques de la monnaie unique et la volonté de trouver une solution sans violence.

Voici donc quel devrait être le débat sur la politique du gouvernement allemand et les réponses que la logique nous dicte. Mais, pour cela, il faudra rompre avec les postures, les impostures, et les effets de manche, et cesser de considérer que nous vivons dans le monde des bisousnours. Vaste programme aurait dit quelqu’un…


[1] Voir, sur le Blog de G. Filoche le texte de la motion proposée par l’aile gauche du PS et exclue du débat par la direction du parti : http://www.filoche.net/#.UYA0OUma9G8.twitter

[2] Voir J. Sapir, « Mélenchon, l’euro et l’outrance », note publiée sur le carnet RussEurope, le 29 mars 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1102

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29 avril 2013

Cuba : Le prix Sakharov 2013 entaché d'un scandale de corruption

Contre-révolution à crédit...

Le groupe "dissident" contre-révolutionnaire cubain "dames en blanc", prix Sakharov 2013 attribué par le Parlement européen et doté de 50.000 euros, accusé par ses militantes rétribuées, du détournement de l'argent versé par les USA et l'UE, destiné à renverser la société et le gouvernement cubains.

les dames en blancMerci patron !

Un scandale de corruption interne éclabousse le groupe contre-révolutionnaire les "dames en blanc", crée en 2003 par des familles de prisonniers cubains. Dans une vidéo, Cubainformación TV rassemble les accusations de sept membres et ex-membres de ce collectif qui dénoncent l’actuelle présidente Berta Soler de détourner arbitrairement les fonds reçus de l’étranger, notamment ceux parvenant des USA.

Dans la vidéo, les sept personnes dénoncent la soudaine réduction à 15 euros, la somme individuelle de 30 pesos convertibles (dollars), assignée auparavant pour chaque manifestation de protestation, et cela sans explication à la suite de la nomination de Berta Soler, en remplacement de l’ex-présidente, Laura Pollán, décédée en octobre 2011.

Ce scandale survient au moment où le Parlement européen vient de remettre –ce mardi 23 avril- le prix Sakharov à la direction des dames en blancs.

Les dames en blancs :
"Leonor Reino Borges, Mirtha Gregoria Gómez, Raquel Castillo Lorenzo et Ana Luisa Rubio Bez, ainsi que les ex-dames en blanc Lilia Castaner Hernández, Miriam Reyes Gómez et Katia Sonia Martín Véliz. Actuellement, cette dernière représente, à Cuba, le groupe illégal d’extrême droite "Cuba Indépendante et Démocratique" (CID), dirigé depuis Miami par Huber Matos, ex-commandant qui a trahi la Révolution et combattu en armes contre Che Guevara et Camilo Cienfuegos.

Le Mouvement de Solidarité avec Cuba dénonce depuis plusieurs années que les dames en blancs et d’autres groupes de la mal nommée "dissidence" cubaine, sont financés par le gouvernement des USA, plusieurs gouvernements de l’Union Européenne et des médias internationaux, de forme directe ou via des organisations intermédiaires, comme avec le cas des dames en blanc.


Sous-titres Jilata

Cubainformación TV présentera prochainement de nouveaux témoignages recueillis au cours de l’investigation sur les dames en blancs.

Source : Jilata
Original : cubainformación-tv
via eg

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26 avril 2013

Syrie : Commandement suprême de l'OTAN : PRÊTS À INTERVENIR !

Le chef du commandement suprême allié de l’OTAN en Europe, le général James Stavridis a déclaré "Si on nous le demande, les Forces Armées des USA sont prêtes à intervenir dans le conflit syrien" pour faire "comme nous avons fait en Libye".

faus

Lors d’une intervention devant le Comité des Forces Armées du Sénat, le général Stavridis a assuré que l’Alliance Atlantique " envisage un éventail très large d’opérations ", notamment celle d’établir une zone d’exclusion aérienne couverte par les batteries de missiles Patriot de l’OTAN installées en Turquie.

En mars 2011, le Conseil de Sécurité de l’ONU a autorisé une intervention en Libye sous prétexte de protéger la population. L’imposition d’une zone d’exclusion aérienne a contribué à l’assassinat du leader libyen Mouammar Kadhafi.

Alors que certains pays comme la Russie plaident pour la non-intervention dans le conflit syrien entre les forces rebelles et les forces gouvernementales, l’OTAN soutient ouvertement l’opposition armée.

Selon l’ONU, il y aurait déjà 70.000 morts.
Le gouvernement syrien accuse l’opposition armée du massacre de 25 personnes avec des armes chimiques à Alep.
L’opposition armée et les stratèges US diffusent le contraire et accusent le gouvernement syrien.


  chapDe la même manière qu’en Irak en 2003 avec la fameuse fiole ridicule d’ADM brandie par Colin Powell, les 6000 morts de Kadhafi en Libye en 2011, L’OTAN régurgite sa propagande des armes chimiques et s’apprête aujourd’hui à amplifier la souffrance du peuple syrien et détruire son pays pour satisfaire cette poignée d’archi-multimilliardaires qui jouent avec un globe terrestre comme ils le font sur un tapis chez Partouche

 Source :CS
Résumé Esteban

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19 avril 2013

USA : des milliers de pauvres vivent sous terre dans des tunnels

Dans les grandes villes des USA, un des pays les plus prospères au monde, des milliers de personnes sans logis vivent sous les rues, dans des tunnels souterrains.

misère_usphoto : jacbaburma.blogspot.com

La semaine passée, la police de Kansas City a découvert dans de longs tunnels sous les rues de la ville, un groupe de personnes sans toit vivant dans des tentes. Le groupe a été délogé au motif d’"insécurité des lieux".misère2_us

Les autorités ont expliqué que ces personnes vivaient dans la misère, entourées de tas d’ordures et de chiffons sales.

Personne ne sait qui sont exactement ces personnes sans logis ni comment des tunnels aussi profonds ont été creusés.

Ce cas est loin d’être unique sur ce type de refuges. Déjà en 2010, avait été divulguée l’histoire de quelques 1000 personnes vivant éparpillées le long de 321 kilomètres de tunnels situés sous les rues de Las Vegas. Ces gens meublent leur refuge comme elles peuvent, certaines ont des lits, des armoires et même des petites bibliothèques de livres abandonnés.

misère3_us" Ces personnes sont normales et de tout âge, elles ont perdu leur chemin, en général après un événement traumatique", raconte Mateo O'Brien, un journaliste qui, après sa rencontre avec "les gens du tunnel" alors qu’il enquêtait sur un assassinat, a monté une organisation qui leur vient en aide, il a d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.

Selon le journaliste, il y a parmi eux beaucoup de vétérans de guerre "qui souffrent de stress post-traumatique". De plus, O'Brien a découvert que des enfants vivent aussi dans ces tunnels, de nombreux jouets et  peluches attestent de leur présence.

De leur côté, les autorités de la ville de New York essaient d’expulser constamment ces pauvres gens, qu’ils qualifient de "taupes humaines", hors des tunnels souterrains, mais pour l’instant, les tentatives de les attraper toutes ensembles ont échoué.

À ces milliers de "vagabonds" qui vivent dans des tunnels, il faut ajouter également beaucoup de gens dont le logement se réduit à une simple tente. C’est le cas de quelques 80 nécessiteux au périphérique de la ville de Lakewood, New Jersey, qui ont dressé un campement avec, poules, église et piano (vidéo ci-dessous).

Au début du mois d’avril les habitants du campement seraient parvenus à un accord avec les autorités sur les détails d’un plan pour libérer la zone "à condition que les résidents trouvent des logements".

Malgré un gouvernement US qui affirme la fin de la récession dans le pays et que les choses s’améliorent, ces exemples montrent clairement qu’il n’en est rien et que la pauvreté et le nombre de familles sans abri aux USA continue d’augmenter.

Source : RT
Esteban

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18 avril 2013

Pauvre et de droite ?

Peut-on être riche et de gauche ? Depuis que le gouvernement Ayrault compte huit ministres millionnaires, presque un quart du gouvernement, tout le monde ressort avec gravité cette question vieille comme le monde. Alors que personne ne se demande si on peut être pauvre et de droite. Sans doute parce que la réponse découle de source. Moins on en a, plus on veut le garder pour soi. Ne rien avoir et ne pas vouloir le partager, c'est bien normal. Cela explique que la droite soit souvent majoritaire dans les pays où il y a plus de pauvres que de riches.

A l'inverse, et grâce aux ministres millionnaires du gouvernement Hollande, la démonstration est faite: on peut être riche et de gauche. Plus on en a et moins on veut le garder pour soi. C'est pour ça que les socialistes augmentent les impôts. Pour pouvoir reverser davantage de leur fortune à la collectivité. Plus ils sont riches, plus ils s'imposent. Comme disait Michelet, "la politique est l'art d'obtenir de l'argent des riches et des suffrages des pauvres, sous prétexte de les protéger les uns des autres".

Du Hollande tout craché, qui, pour obtenir l'argent des riches, les a mis dans son gouvernement après avoir dit qu'il ne les aimait pas afin d'attirer les suffrages des pauvres. Du grand art !

J.-M. Th.

In "Le Canard Enchaîné", 17 avril 2013.-

 

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17 avril 2013

Nuit de cristal au Venezuela

Par Romain Migus

assassinés par le fachisme

Caracas, le 17/04/13

Il avait pourtant clairement annoncé la couleur. Le 9 avril, cinq jours avant l´élection présidentielle, Henrique Capriles déclarait : « je ne suis pas le même que le 7 octobre, je défendrai les votes »[1]. Dès le lendemain, le président de l´Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, présentait sur la chaine publique des preuves confirmant les intentions de la droite de contester les résultats électoraux afin de tenter un coup d´Etat coloré au Venezuela[2]. Au soir des élections, malgré une différence de 272.865 votes[3] en faveur du candidat socialiste Nicolas Maduro, le candidat de la droite refuse d´admettre sa défaite. Pourtant, tous les observateurs internationaux insisteront sur la transparence des élections vénézuéliennes. Vicente Diaz, un des recteurs du Centre National Electoral (CNE), ouvertement lié aux partis d´opposition affirmera n´avoir « aucun doute sur le résultat de l´élection »[4] donnant comme vainqueur l´héritier d´Hugo Chávez.

Voilà bien la seule promesse que le candidat de la droite aura tenu. Oubliée la rhétorique d´union, de paix et de sécurité qu´il vociférait encore une semaine auparavant. Il appelle ses partisans à se mobiliser afin d´obtenir un audit total des résultats. Curieuse manière démocratique de l´obtenir que d´envoyer les ultras de la droite prendre les rues du pays. La loi électorale vénézuélienne est pourtant très claire. Elle oblige les candidats à remettre au CNE des preuves de fraude, et dans le cas où celui-ci les rejette, un appel est possible par le Tribunal Suprême de Justice. Aucune démarche administrative n´a été engagée. Il est vrai que ces accusations ne résistent pas au fait que les membres de l´opposition désignés pour superviser les bureaux de vote ont tous donné leur aval aux résultats dans leur centre électoral respectif[5]. Qu´importe, le but recherché n´est pas de renforcer la démocratie électorale mais bien de lancer un coup d´Etat soft dans le meilleur style des précédents en Serbie, Géorgie, Ukraine, Iran, etc. Les jeunes néofascistes qui, aujourd´hui, mettent le pays à feu et à sang ont pour la plupart été formés en Serbie par le groupe Otpor, et se revendiquent des techniques de l´Albert Einstein Institution, matrice idéologique des Révolutions colorées[6].

Dès l´annonce de Capriles, des groupuscules néofascistes déferlent dans les rues du pays. Des symboles du chavisme sont détruits, des militants attaqués et assassinés, des petits commerces sont saccagés et brulés. On dénombrera 7 morts et 61 blessés, par balles pour la plupart. Cinq sièges régionaux du Parti Socialiste Uni du Venezuela (Psuv) sont dévastés par les flammes, tout comme douze cliniques populaires où officient des médecins cubains.

Dans l´Etat du Lara, où le gouverneur Henri Falcon est aussi le chef de campagne de Capriles, la police régionale à ses ordres ne fait rien pour empêcher la déferlante de haine. Dans la nuit, une grand-mère m´appelle de Barquisimeto, la capitale régionale : « je suis barricadée dans la buanderie avec ma sœur, des personnes sont en train d´essayer de défoncer la porte ». Par la petite lucarne qui la relie au monde extérieur, elle verra ses propres voisins, torches en main, aller brûler la clinique publique du quartier située en face de la maison. D´autres camarades nous témoigneront de scènes semblables qu´ils ont vécu, eux et leurs familles. Ils ne feront pas la une des journaux, et pourtant ils sont très nombreux à avoir été agressés de la sorte par les hordes fascistes.

Le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, appellera ses partisans outragés au calme, à ne pas faire le jeu de la violence et à laisser la police et la garde nationale rétablir l´ordre. A Capriles, il lui lance: «si tu ne me reconnais pas comme président, je ne te reconnais pas comme gouverneur de Miranda ». Ultimatum logique puisque les règles de l´élection de Capriles, en décembre dernier, furent exactement les mêmes que celles qui ont permis á Maduro d´être élu président.

Le bras de fer est engagé, et ne semble pas tourné en faveur de l´ancien candidat de la droite. La plupart des dirigeants mondiaux ont reconnu Maduro comme le nouveau président du Venezuela : les pays latino-américains dont les gouvernements de droite de Colombie, du Chili et du Mexique ; les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), plusieurs pays d´Afrique, ainsi que certains pays européens comme l´Espagne. Les Etats-Unis refusent toujours de reconnaitre la légitimité du processus démocratique vénézuélien.

L´armée vénézuélienne a reconnu Nicolas Maduro comme son nouveau « chef des armées », tâche qui incombe au président de la République, et a réitéré son engagement à préserver la paix et la sécurité. Par la voix de Wilmer Barrientos, chef du Commandement Stratégique Opérationnel, elle a invité les vénézuéliens à respecter les lois et les règles de la démocratie[7].

Même si la droite compte maintenir sa stratégie de tension en envoyant les mêmes groupes vêtus du rouge chaviste pour faire porter la responsabilité des violences au gouvernement, le spectre d´un coup d´Etat soft parait être écarté. Nicolas Maduro sortira renforcé de cette épreuve de force. En revanche, les messages de paix et d´union de Capriles ont volé en éclat. Des personnes ont été assassinées, blessées ou maltraitées pour avoir commis l´outrage de ne pas se reconnaitre dans le discours du responsable des violences actuelles au Venezuela. Les masques tombent et le fascisme a désormais un visage.

[1]Capriles: Yo no soy el mismo del 7 de octubre, voy a defender los votos de toda Venezuela, Dailymotion, 09/04/13. http://www.dailymotion.com/video/xyvf8j_capriles-yo-no-soy-el-mismo-del-7-de-octubre-voy-a-defender-los-votos-de-toda-venezuela_news#.UW6a4EpArVU (source consultée le 17/04/13).

[2] Capriles Radonski prepara otro golpe, no va a reconocer los resultados de la victoria del Pueblo y Nicolás Maduro. Así lo denuncia Diosdado Cabello, Presidente de la Asamblea Nacional, Youtube, 10/04/13. http://www.youtube.com/watch?v=-6Lrameqo-I, (source consultée le 17/04/13).

[3] Voir les résultats officiels sur le site web du CNE, http://www.cne.gob.ve/resultado_presidencial_2013/r/1/reg_000000.html (source consultée le 17/04/13).

[4] “Rector Vicente Díaz: No tengo dudas del resultado arrojado por el sistema electoral”, Agencia Venezolana de Noticias, 15/04/13. http://www.avn.info.ve/contenido/rector-vicente-díaz-no-tengo-dudas-del-resultado-arrojado-sistema-electoral , (source consultée le 17/04/13). Le 12 février 2009, le recteur Diaz faisait un déjeuner politique avec le secrétaire général d´Acción Democratica. Voir : Pillao Ramos Allup con Vicente Diaz, Youtube, 12/09/09. http://www.youtube.com/watch?v=92ZVbTR0dHo (source consultée le 17/04/13).

[5] “Publicarán este miércoles actas de votación con las firmas de la oposición”, Sistema Bolivariano de comunicación e información, 16/04/13. http://www.sibci.gob.ve/2013/04/publicaran-este-miercoles-actas-de-votacion-con-las-firmas-de-la-oposicion/ (source consultée le 17/04/13)

[6] Voir sur le blog de l´organisation d´extrême droite Juventud Unidad de Venezuela : http://javunida.blogspot.com/2009/11/enlace-libro-de-la-dictadura-la.html et Eva Golinger, « Huelguistas en Venezuela “Made in USA” », Correo del Orinoco, 20/02/13, http://www.correodelorinoco.gob.ve/nacionales/huelguistas-venezuela-made-in-usa/

[7] “Wilmer Barrientos: FANB continuará en las calles garantizando la paz del pueblo”, Agencia Venezolana de Noticias, 16/04/13. http://www.avn.info.ve/contenido/barrientos-deplora-violencia-derecha-e-insta-aceptar-juego-democrático (source consultée le 17/04/13).

JMH, article adressé par Romain Migus

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16 avril 2013

Venezuela : Maduro prévient que l’extrême-droite prépare un coup d’État

Nicolás maduro a lancé un appel au calme et à la paix au Venezuela. Cependant, il a assuré qu’il appliquera la loi contre les groupes de droite et d'extrême-droite déstabilisateurs qui préparent un coup d’État.

 Maduro
Le Président du Venezuela, Nicolás Maduro, a accusé l’ex-candidat antichaviste, Henrique Capriles Radonski, d’être responsable des actes violents qui se sont déroulés toute l’après-midi de ce lundi 15 avril à l’Échangeur La Carlota, à l’est de Caracas. Il a prévenu que l’extrême-droite du pays "est en train de tomber le masque et qu'elle prépare un coup d’État".

Au cours d’une conférence de presse nationale et internationale au Palais de Miraflores, Maduro a dénoncé les paroles avancées par un représentant de l’aile politique la plus conservatrice du pays, Julio Borges, qui a parlé de "la mort de la Révolution".

"Lorsque le dirigeant de la bourgeoisie, Julio Borges, parle de la mort de la Révolution, cela signifie un coup d’État. Ils vont appeler à une paralysie générale du pays et vont s’employer à bloquer les principaux axes de circulation (…). Ils sont en train d’attiser la haine entre les gens. Ici, il n’y aura pas de coup d’État", a t-il souligné.

Il a également dénoncé que l’ex-candidat antichaviste et son conseiller, Leopoldo López, ont engagé des groupes motorisés pour intimider la population de Caracas.

Le Président a assuré que les résultats des élections présidentielles obtenus ce dimanche représentent "une victoire nette, légale, constitutionnelle qui doit amener l’autre moitié à réfléchir et accepter les résultats".

incendio psuvIl a montré, photo à l’appui, comment les groupes violents ont incendié deux QG de campagne du Parti Socialiste Uni du Venezuela dans les états d’Anzoátegui (est) et de Táchira (sud-ouest), et informé qu’ils ont provoqué un incendie au Siège du PSUV de l’état de Barinas (sud-ouest).

Source : Kaos
Esteban

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10 avril 2013

Des monstres au grand jour

 Layla Anwar
Le blues d’une femme arabe

aliinajjar2Ali Najjar, artiste irakien, 2011

J’aime la nuit, pour cette sorte de velouté qui l’habite… j’aime la forme avec laquelle l’obscurité parvient à tout envelopper… je préfère ne rien voir… j’aime l’obscurité… je trouve en elle quiétude, sérénité, calme…

La lumière du jour expose tout. Elle montre les imperfections, les cicatrices, la rouille, les déformations, la laideur…

L’obscurité est miséricordieuse, la lumière du jour irrite…

Lorsque naît une chose, quelqu’un, on dit… qu’il voit le jour. Il surgit du canal de l’obscurité, de la sécurité, du confort et la miséricorde, vers un monde en noir et blanc d’abord, en couleur ensuite… mais, les premiers instants, il pleure lorsque ses yeux voient le jour…

Les pleurs sont le signal d’avoir vu le jour… c’est ce qui te différencie, te sépare et te laisse exposé face à l’autre… dans un monde de miroirs et de reflets…

*

Aujourd’hui, Oh!, la si correcte BBC, a publié un article en passant, comme on dit… en pensant que personne n’y prêterait trop attention… les médias occidentaux sont forts dans la course aux articles… en 2003, ils en ont beaucoup offerts en usant tout pour que le monde en prenne connaissance. Bouts et reliques d’accoutrements du temps de l’Empire… où l’Esprit civilisateur galopait sur les chevaux de Sa Majesté… avec ses grands délires, délires de supériorités politique et morale… délires de grandeur inhérente… délires du sauveur qui sait tout… c’est ce qu’ils disaient ou à peu près…

Je ne veux plus jamais citer vos noms… étatsuniens, britanniques… vos noms ne signifient rien. Je vous appelle Occident…

Ainsi les médias de Sa Majesté [l’Empire, ndt] ont publié un article… sur les malformations congénitales des nouveau-nés en Irak, que ces malformations étaient en hausse de 60% depuis 2003. Une génération ou deux de Frankenstein irakiens… miroirs et reflets. De votre propre laideur et votre propre difformité.

*

Dix ans sont passés et votre haleine est toujours aussi fétide… Maintenant vous ne cessez de répéter : peut-être, après tout, nous n’aurions pas dû…, nous nous sommes peut-être trompés, nous avons peut-être été maladroits, nous avons peut-être commis des erreurs, nous avons peut-être mal planifié les choses, nous n’aurions peut-être pas du démanteler l’armée, l’État, les technocrates… peut-être, peut-être…

Qui êtes-vous, vous, pour décider, d’entrée, ce qui aurait du être fait en/à l’Irak ?... Qui êtes-vous, vous, pour décider du destin d’une nation souveraine, dans les couloirs de votre CIA et votre MI6 ? En lisant vos arguments dans vos articles de merde, je voudrais vous gifler… aussi fort que je pourrais, de la même manière que l’on claque un nouveau-né lorsqu’il sort de l’utérus… couvert de sang et d’excréments… pour voir le jour…

Couverts de sang et d’excréments… comme à Abu Ghraib, comme dans vos cellules de la liberté du nouvel Irak.

Mission accomplie!

Qui suis-je?

Un témoin… dans l’obscurité, qui en a assez de vos paroles.

ishtarrisingtabletLayla Anwar


Source originale en: "Monsters in the Light"
trd.es Sinfo Fernández : "Monstruos a la luz"

Esteban

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la tentation de l'exil fiscal pour un deputé !!!!!!!!!!!!!!!

Habitué aux initiatives qui détonent, le député-maire de Saint-Leu s’invite dans le débat sur la moralisation de la vie politique en dévoilant l’intégralité de son patrimoine. Certains collègues risquent de tomber de haut.

Habitué aux initiatives qui détonent, le député-maire de Saint-Leu s’invite dans le débat sur la moralisation de la vie politique en dévoilant l’intégralité de son patrimoine. Certains collègues risquent de tomber de haut. Assujeti à l’impôt sur la fortune, Thierry Robert dit percevoir 90 000 euros par mois. Des revenus qui se décomposent comme suit : 83 872 de revenus locatifs - dont 26 537 euros à titre personnel et 57 335 euros via des SCI immobilières -  5 627 euros d’indemnités de député et 2 255 euros en tant que maire. Il faut y ajouter 100 000 euros d’épargne retraite et salariale répartie sur cinq comptes, 76 000 euros de biens mobiliers et 49 000 de placements en assurance-vie. Thierry Robert pousse la transparence jusqu’à donner la marque et la valeur de ses quatre voitures personnelles, dont un Nissan Quashqai de 30 000 euros pour le modèle le plus clinquant.  Outre sa résidence principale à Piton Saint-Leu, le chef d’entreprise, patron de trois sociétés dans l’immobilier, possède cinq immeubles, trois appartements à Saint-Louis, un T4 aux Avirons et un trois pièces en région parisienne dans les Yvelines, acquis en prévision de son mandat de député en septembre 2011.

Marre de payer autant de d’impôts

L’addition de tous ces biens fait de Thierry Robert un heureux millionnaire qui assume. "J’ai sué pour avoir tout ça, je n’ai volé personne, tous ceux qui me connaissent savent que je marche la tête haute dans la rue". Et de répéter, comme il l’a toujours dit : "La politique n’est pas mon métier. Je gagnais déjà beaucoup d’argent avant d’en faire. On peut même dire que j’en perds en étant élu. Mes indemnités ne représentent que 8,91% de mes revenus, je n’ai pas besoin de ça pour vivre".  Thierry Robert gagne bien sa vie et paie des impôts en conséquence. Un peu trop à son goût. "Je l’avoue, j’en ai un peu ras-le-cul d’en payer autant. Et si ça continue comme ça, je ne resterai pas en France". Un exode en Russie ou en Belgique comme Depardieu ? "L’île Maurice est un pays intéressant au niveau de la fiscalité", répond l’intéressé avec aplomb.  Thierry Robert soutient qu’il n’a pas attendu l’affaire Cahuzac pour jouer la transparence. "Depuis 2007, avant même d’être élu, j’avais proposé à mon prédécesseur (Jean-Luc Poudroux) de mettre son patrimoine sur la place publique. Il avait refusé. Pendant la dernière campagne des législatives, j’ai aussi fait campagne en ce sens".  Le député annonce que la moralisation de la vie politique sera l’un de ses thèmes de travail dans les prochains mois. Il fait savoir enfin que tous les candidats de son parti - la Politique autrement - devront présenter leur patrimoine au grand public avant de s’engager dans la campagne des élections municipales. Qui dit mieux ?

in le JIR

cloclo

Vincent Boyer

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07 avril 2013

Grande découverte scientifique à Harvard Medical School (USA)

POUR LE SALUT DE L'HUMANITÉ, le cerveau d'un être humain peut désormais prendre le contrôle du cerveau d'un rat et seulement de rats.

Des chercheurs usaméricains de la Harvard Medical School à Boston ont mis au point un système qui permet au cerveau d’un être humain de prendre le contrôle de celui d’un rat. Les deux étant reliés à un ordinateur au travers de casques. La liaison cerveau à cerveau est visualisée sur l’interface du PC. Pour faire bouger la queue du rat, il suffit à l'humain de se concentrer et de le penser, les signaux générés par son cerveau sont récupérés par l’ordinateur qui les convertit en ultrasons et les renvoie dans le cerveau du rat au travers de son casque. Les résultats précis et réguliers de ces tests ont fortement enthousiasmé les chercheurs. Le temps écoulé entre la pensée humaine et la réaction du rat n’a jamais dépassé 1,6 secondes et le taux de réussite est de 94%. Les chercheurs pensent que les autres 6% sont le fait que, pour les premiers essais, le rat était anesthésié.

Cette merveilleuse découverte n’est pas anodine. En effet, si des chercheurs, "non maqués" par les gouvernements ou les lobbies, poussent plus loin les recherches pour trouver un système de connexion de cerveaux en WIFI et à longue distance, l’humanité et la planète peuvent être sauvées et "tous les enfants du monde pourront enfin se donner la main".

Si, par chance, ces chercheurs soucieux du devenir de l'humanité passent par ici, qu'ils sachent que ma candidature pour le poste de cobaye humain est posée, inutile pour eux de chercher des rats innocents dans des laboratoires.

En voici quelques pesteux pour commencer -car la liste est longue- dont le cerveau totalement détraqué a un besoin urgent d'être contrôlé. On ne le répètera jamais assez, il en va de notre survie.

rats

Écrire au Pigeon Bleu, Merci.
Esteban

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06 avril 2013

Le business de Bruxelles

1 dollar 1 vote !

C'est ce qu'ont voulu, les 6 et 7 février 2008,  -sur ordre de sarkozy- nos 603 parlementaires français (2 parlements), contre 107 et la majorité des français.

Esteban

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04 avril 2013

Yihad sexuel en Syrie : Pour les "rebelles" le viol des femmes infidèles est "légitime"

Yasir al-Aljawni exhorte les "rebelles" à séquestrer les femmes "infidèles" et les convertir en esclaves sexuelles.

fatwa

Dans une déclaration enregistrée en vidéo depuis la Jordanie et publiée sur YouTube, le cheikh salafiste Yasir al-Aljawni, lance une fatwa dans laquelle il appelle au "yihad sexuel".

Le rapt et le viol de femmes et d’adolescentes de plus de quatorze ans, à condition qu’elles ne soient pas sunnites, est "légitime", déclare t-il. Il exhorte ainsi les "rebelles" en Syrie à séquestrer ces femmes "infidèles" et les convertir en esclaves sexuelles. Il utilise également les termes "couple occasionnel" et "couple pour un coït". Dans la Syrie aujourd’hui ravagée, également par la guerre civile et religieuse, "ces pratiques se sont beaucoup répandues", affirme ce même cheikh.

yasir al ajlawniAl Aljawni n’est pas le premier religieux musulman à justifier ce type d’actions. Il les définit comme un "droit". Selon sa déclaration, les musulmans qui se battent pour renverser le président Bachar al Assad et son gouvernement, ont le "droit aux prises de guerres et avoir du sexe [avec elles, ndt]".

Parmi les victimes potentielles de ce type d’action, la fatwa cible particulièrement les jeunes filles de famille alaouites et druzes : deux minorités qui malgré qu’elles soient associées à l’Islam, ne sont pas perçues comme fidèles par les mouvements les plus radicaux. Leur "faute" serait donc de soutenir le gouvernement.

D’autres femmes non musulmanes peuvent être soumises aussi à ces viols "légitimes". Les femmes et les jeunes  filles de familles chrétienne et juive qui vivent dans les différentes régions syriennes.

Résumé Source : "Yihad sexual..."
Esteban

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Corée du sud : Répression et assassinat

La Corée du sud, comme chacun sait, car les régimes démocratiques occidentaux le disent, est une démocratie où il fait bon vivre. On peut se faire une idée de cette vérité éructée par ces porcs en regardant les gardes assassins sans scrupule de ces régimes. À la minute 6:48, la violence sans retenue en dit long sur ces démocrates (soutenus par nos va-t'en-guerre) qui donnent carte blanche...

Agenda des régimes démocratiques
capitalistes de la planète
:

Répression sanglante des manifestations et de sitting pacifiques
Assassinat d'étudiants et de travailleurs (sud-coréens)

 
Depuis l'année 2000

Esteban

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20 mars 2013

Guatemala : vague d’assassinats de leaders de mouvements sociaux

 

 

Guatemala : vague d’assassinats de leaders de mouvements sociaux, opérés par des groupes type escadrons de la mort

“Il existe une organisation du crime  payée par les entrepreneurs et propriétaires terriens qui est en train de commettre des assassinats systématiques contre les leaders indigènes et paysans.”

Le Centre des Médias Indépendants du Guatemala fait circuler le communiqué suivant, où il dénonce l’opération d’un groupe de type escadrons de la mort qui est en train d’assassiner des leaders de mouvements sociaux au Guatemala avec la complicité du gouvernement, actuellement présidé par un des principaux acteurs du génocide guatémaltèque.

Nous considérons que nous devons informer de ce massacre de leaders communautaires et de mouvements sociaux qui est en train d’avoir lieu au Guatemala, et exigeons qu’il cesse ! Nous ne devons pas permettre que les mécaniques répressives dictatoriales ne reviennent !

Communiqué sur l’enlèvement et l’assassinat de leaders communautaires de Santa María Xalapán :

Devant l’enlèvement de quatre leaders communautaires de Santa María Xalapán, Jalapa, et l’assassinat de deux d’entre eux, les organisations membres de la Marche Paysanne et Populaire exigent du Procureur Général et du Ministre de l’Intérieur qu’une investigation soit menée sur ce fait lamentable et que les coupables soit punis !

Nous alertons l’opinion publique nationale et internationale qu’au Guatemala il existe une organisation criminelle organisée payée par les entrepreneurs et propriétaires terriens qui est en train de commettre des assassinats systématiques contre des leaders indigènes et paysans, et que l’État a classé les plaintes déposées !

De plus, des fonctionnaires comme le Ministre de l’Intérieur, Mauricio López Bonilla, a criminalisé, il y a plusieurs mois, la lutte des habitants de Santa María Xalapán pour la Terre et leur opposition à l’exploitation minière de leur territoire.

Nous mettons l’accent sur le scandale que représentent le CLASSEMENT des plaintes et la CRIMINALISATION des leaders des organisations indigènes et paysannes par les fonctionnaires d’État. Ces organisations considèrent le gouvernement responsable de ces assassinats !

Nous faisons un appel à toutes les organisations indigènes et paysannes et autres mouvements populaires et de droits de l’homme afin d’unifier les efforts pour dénoncer devant les institutions internationales ces faits lamentables qui cherchent à replonger le pays dans son passé de terreur (guerre civile de 1959 à 1996).

A plus grande répression... plus grande organisation...

Organisations membres de la Marche Indigène Paysanne et Populaire ; Défenseurs de Droits de l’Homme et organisations qui défendent notre environnement.

Guatemala, 18 mars 2013

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16 mars 2013

Purification

cgt

LES UNIONS LOCALES ET DES SYNDICATS CGT de :
Auchel-Béthune-Bruay-Lillers-Isbergues

Déclaration adoptée le 15 mars 2013.

NOUS NE NOUS CACHONS PAS, NOUS LE REVENDIQUONS
ET S’IL LE FAUT NOUS RECOMMENCERONS !

Drapeau-CFDT-brule-Que d’émotion pour un drapeau orange de 30 x 40 cm brûlé sur une fin de manifestation à Lille, mais très peu pour les millions de travailleurs, victimes des accords signés par la CFDT depuis 30 ans dans toutes les branches professionnelles, et rien pour celles et ceux qui risquent d’être des victimes de cet accord ANI paraphé entre autre par la CFDT, le partenaire officiel du Medef.

Le poète Aragon dans la « Ballade de celui qui chanta dans les supplices » écrivait : « Et s'il était à refaire, je referais ce chemin, une voix monte des fers et parle des lendemains. On dit que dans sa cellule, deux hommes cette nuit-là, lui murmuraient « Capitule » ! »

Dans sa déclaration du 15 mars, la Confédération CGT s’exprime ainsi dans le 3ème paragraphe : « Les divergences syndicales ne sauraient pour autant justifier des actes qui ne respectent pas le pluralisme des idées et des organisations, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un drapeau de la CFDT a été brûlé à l’occasion d’une manifestation »… mais :

  • Quand en février 2013, Laurent Berger dit « nous sommes prêts à l’affrontement avec la CGT, je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés » ou critique vertement les actions des syndicalistes CGT à Goodyear ou à PSA en les qualifiant « positions dogmatiques »
  • Quand François Chérèque en 2003 signe en catimini un accord avec le gouvernement malgré les millions de salariés dans les rues et dit « La CFDT se félicite que cet accord rende effectifs les acquis de la réforme du régime de base…//… cet accord garantit le pouvoir d’achat des retraites puisque celles-ci évolueront au minimum comme les prix… »
  • Quand Nicole Notat en 1997 parle de « manipulation de la détresse » à propos du mouvement des chômeurs et dit « je condamne l’occupation illicite des Locaux Assedic »…
  • Quand la CFDT écrit : « il faut augmenter les cotisations, ou augmenter la durée du travail, ou bien baisser les pensions »…

Depuis plus de 30 ans, la CFDT pourrit les droits des travailleurs en signant des accords de recul social dans les entreprises et dans les branches, et à chaque fois elle sort lavée de tous ses affronts…

Nous revendiquons cette action et cette destruction symbolique d’un drapeau trouvé sur le bord du trottoir, et peut-être abandonné par un déçu. Par ce geste, nous avons voulu dire clairement et sans détour : STOP À LA TRAITRISE – STOP À LA COLLABORATION AVEC « CES GENS LÀ » - STOP, TROP C’EST TROP – STOP, IL Y A DES LIMITES Á L’UNITÉ SUR LE MOINS-DISANT !

Berger a-t-il respecté les travailleurs en signant cet accord le 11 janvier 2013 ?
Chérèque a-t-il respecté les travailleurs en signant en 2003 puis en 2008 ?
Notat, Maire, Kaspar ont-ils respecté les travailleurs, une seule fois depuis 40 ans ?
À quel moment la CFDT a-t-elle respecté la CGT ou les autres syndicats quand il s’agissait d’accepter de signer le recul social, la fermeture des taules et la casse des droits ? Ceux qui signent de tels accords de recul ne sont jamais concernés par ce qu’ils ont signé pour les autres.

Et que chacun comprenne que nous ne capitulerons jamais et s’il était à refaire nous referons ce chemin même si une voix monte des fers et parle des lendemains.

Nous serons unis et déterminés dans la bagarre jusqu’au bout, contre le patronat et contre les traîtres, pour l’intérêt des salariés-es et de tous les travailleurs victimes du capitalisme et de l’injustice sociale…
Nos camarades réunis à Toulouse doivent aussi nous entendre… Assez de pactiser avec ceux qui signent tout, qui refusent l’unité dans nos entreprises et qui reculent devant les patrons !

Nous luttons pour nous, pour notre classe sociale et pour que nos enfants puissent nous regarder droit dans les yeux avec un sentiment de fierté, comme nous-mêmes honorons celles et ceux qui ont lutté et gagné hier pour nos droits d’aujourd’hui, au prix des larmes, de la sueur et du sang.

  Source :
FSC

Via Esteban

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14 mars 2013

L’élection de Jorge Mario Berloglio comme nouveau pape .

L’élection de Jorge Mario Berloglio comme nouveau pape n’est pas une bonne nouvelle pour les progressistes du monde chrétien ni pour la révolution citoyenne en Amérique du sud.

Silencieux sous la dictature militaire puis à l’heure des jugements des militaires criminels, opposant connu aux gouvernements argentins de Nestor puis de Christina Kirschner, tendre pour l’Opus Dei, hostile aux prêtres progressistes, le nouveau chef de l’église catholique devra prouver qu’il n’a pas été élu pour déstabiliser les régimes progressistes de l’Amérique latine ni pour poursuivre les persécutions contre la théologie de la libération.

Compte tenu de l’affichage favorable aux pauvres, il faut espérer qu’il soit plutôt enclin à aider ceux qui en sont actuellement les porte-paroles en politique et dans le christianisme sud américain.

L’église populaire où l’église amie des dictateurs militaires

Ce que j’écris ici n’implique pas mon point de vue sur la foi catholique dans laquelle sont engagés une partie des miens et un nombre certain de mes camarades. Mon propos vise une personne et un système. Il vise un homme qui s’est impliqué dans son époque traversée de crimes terrifiants : ceux de la dictature militaire argentine des généraux Viola, Videla et ainsi de suite. Cette dictature a tué trente mille personnes. Ce fut la plus violente, la plus méthodique et criminelle d’Amérique du sud. Bergoglio, le nouveau pontife romain a été directement contemporain et partie prenante de cette période. Nous avons donc le droit et le devoir d’examiner son parcours. Et de mettre en garde.

L’église catholique est incontournable dans la réalité politique et culturelle de l’Amérique du sud. Elle intervient fortement dans le débat et dans la sphère publique. Je n’ai jamais caché l’importance pour le camp progressiste de l’impact de la théologie de la libération. L’église de base de l’Amérique du sud est une église travaillée par la théologie de la libération et « l’option préférentielle pour les pauvres » à laquelle se sont abreuvés la totalité des dirigeants progressistes latinos actuels. Or cette théologie a été condamnée au silence et persécutée par Rome et spécialement l’ex pape Ratzinger. L’élection de ce Bergoglio est un signal de contre-offensive signalé notamment par sa proclamation concernant les pauvres, enjeux du rapport de force politique en Amérique latine. Dans ce domaine l’église a un rôle incontournable. Et les catholiques très nombreux dans nos rangs sur place sont nécessairement impactés. Notre crainte est que le pontife abuse de sa position spirituelle pour diviser nos rangs.

Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie de la libération mais il en combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès. Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance.

Comme président de l’épiscopat argentin, il fut considéré comme un protecteur des prêtres et hiérarques catholique liés à la dictature. Comme dans le cas du curé Von Wernick, condamné à perpétuité comme criminel pour avoir assisté et participé aux tortures, qui est pourtant autorisé à dire la messe à la prison de de Marcos Paz ou il est détenu. En tous cas, si les engagements avec l’extrême droite militaire argentine du pape Bergoglio ont été visibles, son silence l’a été aussi. Ainsi quand l’aumônier des armées argentines avait traité de « folle » la ministre de la santé partisane du droit à l’avortement en recommandant de « la jeter à la mer avec un rail au pied ». L’aumônier fut destitué sur le champ par le gouvernement. Bergoglio resta coi.

Politiquement il se comporte depuis comme un opposant aux gouvernements des Kirchner. Frontal face a Nestor, sinueux face à Cristina. Il s’est publiquement et durement opposé à toutes les lois sociales du gouvernement, comme aux lois dites de « droits humains ». Comme celle qui concerne « le mariage pour tous » voté par l’assemblée nationale argentine. De tous les points de vue, l’élection de ce pape est une très mauvaise nouvelle politique pour le processus progressiste en Amérique du sud. Et d’un certain point de vue c’est une offense aux combattants contre les dictatures. Et d'un point de vue spirituel ? Ce n'est pas mon affaire dans la sphère publique.

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10 mars 2013

CHAVEZ ES UM PUEBLO

 

Les élections présidentielles vénézuéliennes auront lieu le

14 Avril prochain.

VOTEZ CHAVEZ !

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