LE PIGEON BLEU

Le Pigeon Bleu est le rendez-vous solidaire des ami(e)s rencontré(e)s au Fou de Bassan. Alors, on rit et on s'amuse au Pigeon Bleu ! NOSE DE CHAMPAGNE

27 février 2012

Parti Communiste Syrien : Le dialogue est-il impossible ?

Flag_map_of_Syria

 

Communiqué du Parti Communiste Syrien (unifié)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Depuis le début des événements en mars dernier, deux voix se sont fait entendre dans notre pays, la première par le son des balles, l'autre c'est celle de la sagesse, du dialogue et du rationalisme.

Les balles ont fait leur travail. Des irresponsables ont réussi à déstabiliser le pays, terrorisant les citoyens et les privant d'une des choses qu'ils chérissaient le plus jusqu'alors... la sécurité, et sabotant plusieurs usines construites par les Syriens au fil des décennies.

Des balles ensanglantées, nées de provocations et d'excitations, alimentées par des discours emplis d'ignorance ont révélé à quel point les forces obscurantistes ont réussi à corrompre les esprits d'une partie de la jeunesse au cours des cinq dernières décennies. Avec une liberté absolue, ces forces ont œuvré, circulé et conspiré, alors que les appareils d’État dans le même temps ont exercé des restrictions contre des penseurs éclairés et laïcs. Ce sabotage a assombri les esprits des Syriens, nourri la haine des autres dans leurs têtes et contribué à libérer les instincts les plus vils. Les événements violents qui ont lieu dans nombre de régions Syriennes montrent que la priorité urgente doit être de travailler les esprits de la jeunesse de notre pays. Un tel travail ne peut être le fruit que des efforts unitaires des forces démocratiques et laïques, qui doivent contribuer à libérer les esprits de la jeunesse de cette pollution intellectuelle.

Certains pourraient objecter – et en fait, c'est bien ce qui se dit – que la force est le seul moyen de remettre ces esprits en place. L'expérience récente montre bien que la force seule, si elle n'est pas accompagnée d'une action politique de tous les instants et de solutions politiques, ne peut que compliquer les choses et provoquer de nouvelles tragédies.

La solution en Syrie devient de plus en plus compliquée, la violence est devenue une pratique quotidienne. La crise Syrienne est devenue régionale et internationale. Les forces obscurantistes ainsi que les groupes armés sont de plus en plus nombreux et actifs. Ils ont pris l'initiative, indépendamment de leurs différences en terme d'idéologie, de doctrine, d'orientation et de relations sociales. Des groupes oppositionnels sont parvenus à faire dérailler les mouvements de protestation, pacifiques à l'origine, et à les faire entrer dans le cercle de l'action armée.

Les conséquences de cette transformation ne sont pas seulement dangereuses mais bien catastrophiques pour notre pays.

Cela impose à toutes les forces patriotiques, nationalistes, de gauche, démocratiques et laïques d'unir leurs efforts pour trouver une solution pour la crise dans notre pays sur la base d'une solution politique qui ferait de la Syrie une société démocratique et pluraliste, régie par les principes d'un État de droit. La voie menant à cette solution est celle du dialogue, et seulement celle-ci. Seul le dialogue peut nous permettre d'atteindre ce but.

Jusqu'à présent, il y eut plusieurs tentatives pour lancer un dialogue entre ces forces. Il est possible de dire qu'il y a une forme de dégel pour ce qui est des relations entre ces forces. Pourtant, nombreux sont encore les obstacles qui empêchent ces forces de parvenir à des solutions pacifiques, menant à un accord historique entre tous les partis intéressés à un pays de progrès, démocratique et sûr, en préservant son orientation patriotique.

La relance des efforts visant à parvenir à une solution politique exige de tous les partis qu'ils sortent du cercle alimentant les groupes armés dont la force n'est que la conséquence du manque de place laissé à une solution politique hors de toute ingérence extérieure.

Cela exige également la fin des conditions posées à l'ouverture du dialogue. La foi dans la capacité à trouver des solutions à cette situation complexe sans dialogue est erronée et ne peut nous conduire qu'à l'enfermement dans un cercle vicieux. Dès que le dialogue sera lancé, de nouveaux horizons s'ouvriront et de nombreux obstacles seront levés. La réalisation de tous les objectifs mentionnés ci-dessus nécessite de tous les partis qui participeraient au dialogue un certain degré de réalisme politique, une compréhension du rapport de forces politique. Il ne doit jamais négliger les activités de groupes armés qui refusent et n'ont aucun intérêt à trouver une solution. Ces groupes ont des liens avec des cercles impérialistes étrangers qui leur fournissent de l'argent, des armes, des hommes et des médias bienveillants. Ils appellent à une intervention impérialiste étrangère – Américaine et Européenne – mais aussi de pays réactionnaires Arabes afin de détruire et de diviser la Syrie. Leur lutte n'est pas dirigée uniquement contre le régime, comme ils le prétendent, c'est une lutte pour liquider la Syrie et en faire une nouvelle Libye. Ils n'atteindront pas le but même si toutes les forces impérialistes les rejoignent dans leur tâche !

 

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-les-communistes-syriens-pronent-toujours-l-ouverture-d-un-grand-dialogue-national-pour-sortir-de-la-99933142.html

 

 

transmis par Pedro

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Commentaires

    Ils sont cuits !

    [Img]:url://allainjules.files.wordpress.com/2012/02/syria.jpg?w=268&h=150&crop=1[/Img]
    [Victoire]

    Posté par TZ., 27 février 2012 à 19:04
  • YVES-MARIE LAULAN interpelle l'Excellent Monsieur Jupé

    Puisque le citoyen français ordinaire ne peut plus jamais se faire entendre, sa voix couverte par la propagande médiatique, nous empruntons ces quelques lignes d’une « lettre ouverte à Alain Juppé sur la Syrie », postée le 10 Février, sur le blog de Monsieur Yves-Marie LAULAN éminent géopoliticien et Président du Cercle des Libertés républicaines :

    « Mon cher Alain,

    …Vous vous interrogiez tantôt sur la raison pour laquelle ces coquins de Chinois et ces fripons de Russes avaient proprement torpillé le 4 février dernier votre projet de résolution sur la Syrie à l’ONU.

    Permettez-moi de vous éclairer sur ce point
    Ils vous ont tout simplement rendu la monnaie de la pièce.
    Car, rappelez-vous, vous les aviez proprement « roulés dans la farine » avec la fameuse résolution 1973 de l’ONU qui vous autorisait à bombarder, du haut des airs, la Libye du colonel Kadhafi pour « sauver des vies humaines ».

    Pourquoi pas ? L’humanitaire qui fait pleurer les chaumières fait toujours recette dans nos médias.
    Mais vous en avez profité, toute honte bue, et au mépris du droit international, pour écraser ce malheureux pays sous un tapis de bombes (et ce, avec l’aide occulte des Etats-Unis sans laquelle nos forces n’auraient pas tenu plus de 15 jours, faute de carburant et de munitions, sans compter la destruction des batteries antiaériennes de la Lybie sans laquelle nos forces aériennes auraient sans doute subi des pertes insupportables).

    Mais, allant plus loin dans votre logique, vous avez cherché le renversement du régime, et même autorisé indirectement l’assassinat par une foule déchaînée du Colonel Kadhafi, certes, personnage fort peu recommandable, mais quand même. Pour un ministre qui invoque à tout propos « l’honneur de la France » et pour un président qui se réfère à tout instant aux droits de l’homme, avouez que cela n’est pas trop mal… »

    Mise à part une certaine condescendance vis-à-vis de ces sociétés méditerranéennes qu’il considère globalement comme tribales… qu’il soit remercié pour son courage et son audace, là ou d’autres éminentes personnalités françaises cherchent à nous convaincre qu’en matière de politique étrangère, Monsieur le Président Sarkozy est… génial !

    Monsieur Laulan conclut sa lettre par le conseil suivant : « Laissez donc les Russes, et pourquoi pas les Chinois, se débrouiller comme ils l’entendent puisqu’ils ont la prétention de s’immiscer dans cette inextricable affaire ».
    Conseil qui pourrait permettre une « solution politique » de la crise syrienne, comme nous l’explique Sami Kleib, journaliste et homme du sérail en matière d’analyse géopolitique sur le Proche-Orient.

    [G]Mouna Alno-Nakhal[/G]
    23/02/2012

    Posté par NOSE, 28 février 2012 à 10:22
  • LES ÉTATS-UNIS ONT RECONNU L’INFILTRATION D’AL-QAÏDA EN SYRIE... QUELLES EN SONT LES CONSÉQUENCES ?

    Si le ministre de l’Intérieur syrien avait voulu faire une déclaration sur les armes et les groupes armés sévissant en Syrie, il n’aurait pas mieux fait que le patron du renseignement américain James Clapper ; ce dernier ayant affirmé, la semaine dernière (jeudi 16 février Ndt), que « les attentats à Alep et Damas portaient la marque d’Al-Qaïda, que cette organisation a infiltré l’opposition syrienne divisée, et que le régime est toujours capable de se maintenir au pouvoir ».

    Suite à James Clapper, une déclaration similaire est venue du chef d’état-major des forces armées américaines (19 février Ndt), le général Martin Dempsey, qui a précisé sur CNN : « Il ya des informations selon lesquelles le réseau terroriste d’Al-Qaïda est impliqué et cherche à soutenir l’opposition… Tant que nous n’aurons pas une vision plus claire de ce qu’est ce mouvement et de qui le compose… je pense qu’il est prématuré de prendre la décision d’armer l’opposition en Syrie »…Il a ajouté : « Une intervention en Syrie sera difficile, car elle est désormais l’arène où se jouent les intérêts de plusieurs intervenants internationaux, comme la Turquie, la Russie et l’Iran… » [1].

    L’inquiétude des États-unis est donc de plus en plus grandissante face au phénomène salafiste observé en Syrie. Les hauts responsables de la sécurité à Washington se rendent compte que les salafistes sont à l’avant-scène de la rue syrienne. Par conséquent, si les barbus continuent à occuper le paysage politique et sécuritaire, cette préoccupation américaine pourrait changer le cours des choses. En effet, il est difficile pour Washington d’accepter la mainmise des salafistes sur le pouvoir en Syrie, et il lui est encore plus difficile d’accepter l’encerclement d’Israël par une telle ceinture armée « salafisto-qaidienne ». D’autant plus, qu’il est de notoriété publique que les groupes armés grignotent peu à peu l’opposition politique syrienne et pourraient contribuer à l’éliminer. Autrement dit, la vision sécuritaire américaine se rapproche de celle de la Russie et oblige à la recherche d’une troisième voie ; puisqu’au bout de 11 mois, le régime syrien est toujours aussi difficile à abattre, et l’incapacité de l’opposition à unifier ses rangs toujours aussi évidente.

    Haytham Manna (responsable à l’étranger du Comité national de coordination pour le changement démocratique [CNCD], l’une des branches de l’opposition syrienne. Ndt) ; critiquant les autres partis de l’opposition après avoir surveillé de près les progrès de l’armée syrienne à Baba Amr, Homs et Idlib ; a déclaré : « Si l’opposition syrienne transforme ses objections en une bataille militaire, la possibilité de son échec ou de sa réussite ne dépendra plus que du militaire ; et demain, même s’il n’y a plus de manifestations armées mais que notre bataille est devenue militaire, nous devrons nous incliner devant le vainqueur ». Quant à Michel Kilo, il s’est écrié : « Est-il possible qu’une révolution puisse être une vraie réussite si elle est décérébrée ou si elle s’est, elle-même, bousillée le cerveau par des interdits ? »

    [G]Russie : le feu vert militaire[/G]

    Des informations fiables et disponibles confirment que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, n’a pas fixé de délai limite à l’opération militaire des autorités syriennes. Au contraire, lors de sa rencontre d’il y a quelques jours avec le Président Bachar al-Assad, il a confirmé le feu vert de la Russie pour une telle opération, à condition qu’elle soit associée à des avancées politiques. Depuis, l’armée syrienne a poursuivi ses opérations ; Al-Assad a lancé le processus référendaire pour la nouvelle Constitution, et bientôt de nombreux sujets seront débattus au sein du Congrès du Parti Baas…

    A la visite de Lavrov a succédé celle du vice ministre chinois des Affaires étrangères Zhai Jun (18 février Ndt). Ses déclarations ont été reprises par la l’agence de presse Chine Nouvelle « Xinhua » : « La résolution pacifique de la crise doit se faire par le dialogue entre l’opposition syrienne et le gouvernement », position soutenue après ses multiples rencontres avec des responsables russes et des personnalités de l’opposition syrienne. Cette position chinoise s’est révélée encore plus ferme une fois qu’il a quitté Damas. En effet, le Quotidien du Peuple, organe du Parti communiste chinois, a été un peu plus précis : « Si jamais les pays occidentaux continuaient à soutenir les forces de l’opposition syrienne, une guerre civile pourrait éclater… la position de la Chine est d’inviter le gouvernement, les opposants, et les individus armés à l’arrêt immédiat des violences ».

    Ces deux visites ont coïncidé avec plusieurs autres événements : des drones militaires américains auraient surveillé en permanence la Syrie ; deux navires de guerre iraniens sont arrivés au port de Tartous via le Canal de Suez, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a annoncé que la ville turque d’Istanbul sera l’hôte des prochains pourparlers de l’Iran avec le « Groupe 5+1 » [2]. Cette annonce aurait été précédée d’un échange de courriers entre le Haut négociateur iranien Saïd Jalili et la Haute représentante de la politique étrangère de l’Union européenne, Catherine Ashton. La Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a, quant à elle, remercié l’Iran sur pour son dernier message concernant ces négociations : « Nous croyons que c’est un pas très important et nous sommes satisfaits de ce discours ». Elle a aussi donné ses indications sur les conditions susceptibles de mener à un accord avec Téhéran, déclarant que c’est aux iraniens de « montrer leur volonté de travailler et de faire des concessions pour aboutir. Ils doivent respecter leurs obligations au niveau international » !

    [G]Iran : entre guerre et transactions[/G]

    Hilary Clinton s’est entretenue de ce sujet avec Catherine Ashton, pendant que le conseiller à la Sécurité Nationale à la Maison-Blanche Tom Donilon et le patron du renseignement américain James Clapper rencontraient, ce week-end, les dirigeants politiques et militaires en Israël pour les dissuader de s’engager dans une aventure militaire contre l’Iran [3].

    Ce dernier a déclaré : « Une frappe israélienne ne parviendrait pas à atteindre les objectifs visés pour le long terme, mais contribuerait à l’instabilité de la région et serait une initiative mal calculée ».

    Une mise en garde similaire est ensuite venue du ministre britannique des Affaires étrangères William Hague : « Toute action militaire menée par Israël contre Téhéran ne serait pas une sage décision. Il faut donner une chance réelle aux sanctions économiques et aux négociations, pour convaincre Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires ».

    L’implication américaine dans la région, qui s’étend du Yémen jusqu’à Israël, a trois objectifs : le premier est la sécurité d’Israël et d’arriver à la persuader de patienter au sujet de l’Iran ; le second est de continuer à contenir les révolutions arabes pour en profiter et tisser des liens avec ses islamistes ; le troisième est de limiter la propagation d’Al-Qaïda et des organisations salafistes. Pour tous ces dossiers les Américains n’ont d’yeux que pour la Syrie et son avenir.

    Des sources sûres affirment que les Américains, qui, il y a 6 mois se sont précipités pour demander la démission d’Al-Assad, se rendent compte aujourd’hui que l’écarter par la force n’est pas si facile ; tout comme ils réalisent qu’en s’appuyant sur des groupes salafistes, islamistes, ou Al’Qaida pour atteindre cet objectif, ils risquent d’aboutir à une situation encore plus dangereuse pour eux que le régime syrien lui-même. Ils disent qu’ils ne s’attendaient pas à une telle expansion des forces salafistes en Libye, en Tunisie, et en Égypte ; observent avec inquiétude la montée du mouvement salafiste en Jordanie ; le craignent au Yémen…

    [G]Qu’en sera-t-il si les salafistes arrivaient à dominer la Syrie et y établissaient des Emirats pour Al-Qaida ou d’autres ?[/G]

    Le facteur russe est également sur la ligne.

    Moscou semble tenir, plus que jamais, à ce que le régime syrien reste en place tout en l’encourageant à aller de l’avant et à poursuivre les réformes. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine (vraisemblablement vainqueur des élections présidentielles dans deux semaines) a déclaré, dans un article publié hier, que la concurrence avec l’Occident n’est pas une question de tactique et que la Russie allait s’armer comme jamais auparavant. Il a parlé de « nouvelles menaces locales et régionales » disant : « Nous voyons d’autres tentatives pour susciter de nouveaux conflits à proximité de nos frontières ou de celles de nos alliés… ».

    Par conséquent, il ne fait aucun doute que la Syrie est devenue un puissant allié de Moscou et qu’elle est concernée par ces déclarations.

    [G]Guerre des intérêts[/G]

    Nous sommes désormais à un carrefour où se télescopent les intérêts cruciaux des États. Les fondamentaux s’écartent pour laisser place à de nouvelles orientations.

    L’Iran a décidé des modalités de sa négociation avec les pays occidentaux sur son programme nucléaire et cherche à élargir le cadre de la négociation pour arriver à une transaction raisonnable. Ce faisant, l’Iran réfléchit aussi sur la Syrie, l’Irak, le Liban et la région en général. Il n’est plus question de traiter ces dossiers séparément. L’Iran a suffisamment haussé le ton ces derniers temps. Il a menacé de fermer le détroit d’Ormuz. Il a envoyé ses navires de guerre vers Tartous avec le feu vert indiscutable de la Russie et de la Chine, lesquels sont passés par le port de Djeddah puis à travers le Canal de Suez. Le défi était clair, signifiant qu’il est impératif d’élargir le cadre des négociations.

    L’Iran n’acceptera pas la chute du régime syrien quoi qu’il en coûte. Les iraniens considèrent que la Syrie fait face à une guerre dirigée contre eux-mêmes. La Syrie est donc leur première ligne de défense contre cette guerre.

    Toujours dans le langage des intérêts, la Turquie a réglé son problème de gazoduc avec la Russie. Le projet « South Stream » remplace désormais le projet « Nabucco » [4]. Le gazoduc traversera la mer Noire en direction du marché européen et passera par les eaux turques jusqu’à la Bulgarie. L’alliance turco-russe met l’Europe à la merci du gaz russe. Cet accord est intervenu quelques semaines après la colère turque contre la France, en raison d’une loi criminalisant la négation du génocide arménien. Il intervient aussi suite à la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Chypre, pour des négociations qui ouvriront la voie à une lutte acharnée sur les gisements gaziers découverts en mer Méditerranée.

    Est-il raisonnable de dissocier les intérêts de la Russie en Syrie de ses intérêts pour la prospection de gisements gaziers ? Pourrait-elle les abandonner au seul profit des Américains et Européens ?

    Dans ce contexte diplomatique régional et international chauffé à blanc sur mer et dans les airs, se tient à Islamabad une réunion entre Iran, Pakistan et Afghanistan. Les dirigeants de ces trois pays ont annoncé leur intention d’empêcher toute ingérence étrangère dans leurs affaires.

    L’Iran envoie beaucoup de signaux vers l’Egypte, et annonce sa volonté de lier le Liban, la Syrie et l’Irak par un réseau électrique dont elle serait la base. L’Iran dit ce qu’elle a à dire au milieu des déclarations répétées sur son combustible nucléaire et ses centrifugeuses !

    En face, les contre-mesures se déchaînent. Des rapports sont publiés insistant sur la détermination des pays occidentaux à faire pression en faveur des mouvements d’opposition aux gouvernements russe et iranien ; les deux pays se dirigeant vers des élections. Plusieurs incidents ont eu lieu au Kazakhstan en Décembre 2011. Le gouvernement russe craint les tentatives visant à saper la stabilité en Asie centrale… En 10 ans, ont été construits plus de 1500 mosquées au Kazakhstan et 19 écoles coraniques au Tadjikistan qui, chaque année, délivrent 400 diplômes… En Ouzbékistan les Tablighis appellent à un califat islamique… C’est toute cette réalité qui était sous entendue dans l’article de Poutine parlant de menaces. Il est tout aussi conscient du fait que le bouclier antimissile de l’OTAN n’est pas moins dangereux que le bouclier islamiste.

    Les dirigeants russes s’activent dans plusieurs directions à la fois pour accélérer et renforcer leur projet d’ « Union Eurasiatique » [5]. L’« Organisation du traité de sécurité collective » qui comprend la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Arménie, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan décide « d’interdire toute présence militaire étrangère sur les territoires des pays de cette organisation à moins d’obtenir le consentement de tous ses membres ». Le nouveau géant russe s’avance vers les pays lointains et dresse, au Conseil de sécurité, un barrage face aux résolutions occidentales.

    Washington tente d’affaiblir le rôle de la Russie. Les responsables américains se succèdent en Turquie sous prétexte de commémorer l’anniversaire de la fondation de l’OTAN. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu insiste sur l’importance de l’alliance.

    Le journal israélien « Haaretz » souligne que « compte tenu de la détérioration des relations entre la Turquie et Israël, et en l’absence d’une nouvelle initiative visant à résoudre cette crise, Israël sera forcé d’abandonner un trésor vital (les radars implantés en Turquie). Cette précision intervient suite aux multiples signaux envoyés par Ankara qui s’inquiète des interventions de Netanyahu à Chypre. Israël estime que la Turquie la traite avec trop de condescendance depuis qu’elle a pris le contrôle des Frères Musulmans dans nombre de pays arabes.

    Les émissaires américains se répandent dans les pays arabes, très inquiets de l’éventuelle réussite du modèle russe en Syrie et plus qu’anxieux de voir l’alliance Iran - Syrie - Hezbollah reprendre ses positions en Irak et au Liban. Abattre Al- Assad était le moyen efficace pour briser cette alliance, mais la scène a changé. Le spectre salafiste s’est invité… et les États-Unis ont du souci à se faire. Il se dit que des tentatives de rapprochement avec la Russie sont en cours et qu’il ne serait pas inutile que l’Iran et la Turquie y participent pour trouver la sortie.

    Des sources sûres indiquent que les États-Unis, qui haussent le ton contre Al-Qaida, pourraient paver la voie à quelque chose d’autre. Les scénarios se multiplient. Le principal étant celui qui envisage un accord sur la période de transition en Syrie de telle sorte que le régime reste tel qu’il est, mais que le Président cède le pouvoir à une personnalité issue du cœur même du régime. La Russie rejette cette proposition. Un deuxième scénario stipule que le Président reste en place mais que le régime s’ouvre à d’autres partis et change de nature. Les États-Unis et la France rejettent cette proposition, parce qu’il leur est très difficile de battre en retraite en cessant de réclamer la démission du Président syrien. D’où un troisième scénario qui met l’accent sur la nécessité du dialogue, entre les autorités actuelles présidée par Bachar al-Assad et l’opposition, pour aboutir à un consensus sur un gouvernement d’Union Nationale et sur une période de transition qui assurerait la tenue d’élections libres et garantirait leur intégrité. C’est sur ce dernier scénario que travaillent la Russie, la Chine et l’Iran ; avec Téhéran qui espère amener Ankara à s’y associer.

    [G]Al-Qaïda : invention américaine ?[/G]

    Une autre possibilité, non moins dangereuse, existe. Il se dit que les États-Unis pourraient fermer les yeux sur les salafistes et Al-Qaida pour accélérer la chute du régime syrien. Dans cette optique, ils coordonneraient leurs efforts avec certaines parties de l’opposition en vue d’accroître leur armement et d’élargir les zones des attentats et assassinats… Beaucoup soulignent le rôle du Qatar, surtout depuis que Doha a cherché à réunir les Talibans et certains responsables américains sur son sol.

    Certains journaux britanniques ont d’ailleurs souligné la possibilité d’un tel accord entre Al-Qaida et les États-Unis. Il se dit beaucoup de choses… mais la vérité est une ... la Syrie est désormais l’arène d’une lutte d’un autre genre… nombreux sont les intervenants impliqués dans ce jeu sanglant.

    Quant aux Arabes qui, comme d’habitude, se sont égarés dans le marasme des équilibres régionaux et internationaux, ils s’escriment à vouloir unir l’opposition et à l’aider politiquement et militairement. Ainsi, bien avant que les responsables américains ne prétendent avoir abandonné l’idée d’armer l’opposition, ils ont annoncé la tenue d’une conférence des « Amis de la Syrie » prévue en Tunisie le 24 Février courant. Si elle a lieu, elle précisera si les américains ont réellement abandonné leur idée d’armement ou bien s’ils ont décidé de le faire sous la table. En effet, il n’est pas exclu que les volontés convergent et que l’objectif des États-Unis et des pays du Golfe demeure centré sur la chute d’Al-Assad.

    Les États-Unis continuent à faire pression sur les arabes pour continuer à faire pression sur la Syrie et l’Iran. Les pressions de la guerre menée sur le terrain syrien accentuent la fragmentation de ces mêmes arabes face à la crise syrienne.

    L’Égypte rappelle son ambassadeur à Damas. Après la Tunisie, c’est au Maroc d’adresser une invitation officielle à l’opposition syrienne.

    L’Arabie saoudite reprend la main après avoir délégué le Qatar contre la Syrie. Les salafistes s’agitent en Jordanie. Rien ne pourrait les arrêter si ce n’est une coordination étroite entre les organes de sécurité syriens et jordaniens… irakiens, turcs et libanais. Et… ils ont quand même réussi à empêcher Damas de participer au sommet de la Ligue arabe en Irak.

    [G]Quelles sont les possibilités ?[/G]

    Désormais, le véritable désaccord entre la Russie et les États-Unis se concentre sur le Président et non sur le régime syrien. Sarkozy, Obama, et d’autres… accepteraient-ils que le Président syrien reste en poste si cela pouvait garantir de frapper Al-Qaida et les salafistes tout en permettant à l’opposition de partager le pouvoir, ou bien persisteront-ils à vouloir appliquer leur solution yéménite ?

    En attendant la réponse, la direction syrienne accélère ses frappes contre les groupes armés, tandis que les insurgés tentent de la contourner par l’escalade des attentats et assassinats qui pourraient se multiplier dans différentes villes, en particulier à Damas et à Alep dans le but de généraliser le désordre et ainsi, embarrasser le régime. La crise syrienne est passée d’une simple demande de réformes à un conflit armé, sectaire, ou se sont glissés les puissances régionales et internationales, et rien n’indique sa fin, aussi longtemps que le dossier iranien reste lui aussi au cœur du conflit et des ajustements exigés, si jamais ils ont lieu !

    Rien ne pourra sauver la Syrie si ce n’est le dialogue sérieux pour la mise en œuvre des réformes fondamentales, dialogue parrainé par les Russes et les Chinois avec la participation de l’Iran et de la Turquie, et sous couverture non déclarée de l’Occident pour sauver la face de tous les intervenants. Tant que ce dialogue n’aura pas lieu, la Syrie reste condamnée à verser encore plus de sang.

    [G]Sami KLEIB 21/02/2012[/G]
    Article traduit de l’arabe par [G]Mouna Alno-Nakhal[/G] (Biologiste) le 22/02/12

    [G]Sources :[/G]
    http://www.laulan.fr/
    http://www.assafir.com/Article.aspx?EditionId=2081&ChannelId=49545&ArticleId=2083&Author=سامي

    [G]Références:[/G]
    [1] http://edition.cnn.com/2012/02/20/world/meast/syria-unrest/index.html
    [2] http://www.alterinfo.net/L-Iran-pose-ses-conditions-pour-la-reprise-des-pourparlers-avec-le-groupe-5-1_a47722.html
    [3] http://actualite-israel.com/obama-invite-officiellement-netanyahou-218614/
    [4] http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/02/05/97002-20120205FILWWW00110-le-gazoduc-nabucco-compromis.php
    [5] http://mediabenews.wordpress.com/2011/10/29/poutine-relance-l%E2%80%99idee-d%E2%80%99une-union-eurasiatique/

    URL de cet article 15927
    [G]http://www.legrandsoir.info/[/G]les-etats-unis-ont-reconnu-l-infiltration-d-al-qaida-en-syrie-quelles-en-sont-les-consequences.html

    Posté par NOSE, 28 février 2012 à 10:45
  • La Syrie demande aux journalistes étrangers de respecter les lois syriennes

    Le porte-parole du ministre syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, a demandé jeudi aux journalistes étrangers de respecter les lois syriennes et de ne pas s'infiltrer clandestinement dans le pays. La veille, deux journalistes étrangers ont été tués dans la ville syrienne de Homs.

    Dans un communiqué rendu public par l'agence de presse officielle SANA, M. Makdissi a déclaré que les journalistes étrangers devaient respecter toutes les lois syriennes relatives au travail journalistique. Notamment, ils ne doivent pas enfreindre la loi en entrant clandestinement sur le territoire syrien et en se rendant dans des endroits où la sécurité n'est pas assurée, a-t-il dit.

    Mercredi, deux journalistes étrangers ont été tués lorsqu'une une bombe a touché un centre de presse dans la ville de Homs.

    Après la mort des journalistes, le ministre syrien de l'Information Adnan Mahmoud a déclaré qu'il ne savait pas qu'ils étaient présents en Syrie et il a appelé les journalistes entrés illégalement dans le pays à "se rendre au centre le plus proche [...] pour régulariser leur statut".

    Les deux journalistes tués mercredi sont le photographe français Rémi Ochlik, qui travaillait pour le magazine Paris-Match, et la journaliste américaine Marie Colvin, qui était l'envoyée spéciale du Sunday Times, a indiqué la presse française.

    Source: xinhua




    SUR ALMA
    Syrie:120 militaires français interceptés, exagération pour Voltaire

    Posté par NOSE, 28 février 2012 à 10:46
  • SYRIE: 120 MILITAIRES FRANCAIS INTERCEPTES...

    Lors de la prise du bastion insurgé dans le quartier de Bab Amr, à Homs, l’armée syrienne a fait plus de 1 500 prisonniers, dont une majorité d’étrangers.

    Parmi ceux-ci, une douzaine de Français ont requis le statut de prisonnier de guerre en déclinant leur identité, leur grade et leur unité d’affectation. L’un d’entre eux est colonel du service de transmission de la DGSE.

    En armant la Légion wahhabite et en lui fournissant des renseignements satellitaires, la France a conduit une guerre secrète contre l’armée syrienne, qui a fait plus de 3 000 morts dans les rangs, et plus de 1 500 morts parmi les civils, en dix mois de combats.

    Ces informations ont été partiellement dévoilées par Thierry Meyssan lors d’une intervention sur la première chaîne de télévision russe, le lundi 13 février 2012 ; puis dans un article publié le mardi 14 par Komsomolskaïa Pravda ; enfin dans une vidéo de Voltaire Network TV.

    La France a sollicité l’aide de la Fédération de Russie pour négocier avec la Syrie la libération des prisonniers de guerre.

    Le Réseau Voltaire n’a pas trouvé d’éléments permettant de confirmer les imputations selon lesquelles 120 Français auraient été faits prisonniers à Zabadani. Cette rumeur semble être une exagération de nos informations et paraît sans fondement.

    Par ailleurs, le Réseau Voltaire s’interroge sur les articles d’envoyés spéciaux à Homs parus ces derniers jours dans des quotidiens français : une semaine après la reprise en main du quartier insurgé, et alors que ne subsistent que des combats urbains de faible intensité, ces reporters persistent à décrire une fiction de révolution, masquant la vérité à leurs lecteurs, laissant ainsi à Alain Juppé la possibilité de négocier en secret la restitution des prisonniers de guerre.

    Le 17 février, Nicolas Sarkozy et David Cameron signaient une déclaration commune. On peut y lire : « La France et le Royaume-Uni soulignent que les personnes responsables des violences dans toute la Syrie ne doivent pas douter que le jour viendra où elles devront répondre de leurs actes. La France et le Royaume-Uni réaffirment leur détermination à faire en sorte que des éléments de preuve concernant les crimes soient dûment recueillis afin que les personnes qui ont ordonné ou commis des atrocités puissent rendre des comptes. »

    En l’absence d’obligation par des traités pertinents, la guerre secrète conduite par le président Sarkozy et son gouvernement est un acte sans précédent sous la Ve République. Elle viole l’article 35 de la Constitution et constitue un crime passible de la Haute Cour (article 6.

    [G]Source[/G]: Agences 24-02-2012 - 10:28 Dernière mise à jour 24-02-2012 - 10:28

    [G]www.almanar.com.lb/french/[/G]adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=51649

    Posté par NOSE, 28 février 2012 à 10:50
  • SYRIE: REMETTRE CHAQUE CHOSE À SA PLACE...

    [G]A. Gresh : A propos de la Syrie[/G]

    vendredi 24 février 2012 - 08h:45

    Alain Gresh - Le Monde diplomatique

    Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes - à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies.

    Dans une conversation téléphonique entre le président russe et le roi saoudien, ce dernier a affirmé à son interlocuteur que tout dialogue sur la Syrie était « maintenant futile » (agence de presse saoudienne, 22 février 2012). Qu’est-ce à dire ? Que la seule voie possible est celle de l’intervention militaire ? Qu’il faut armer l’opposition ? Il semble bien que c’est dans cette direction que s’oriente la réunion des amis de la Syrie qui se tient vendredi 24 février à Tunis.

    Le soulèvement en Syrie, qui va bientôt entrer dans sa seconde année, pose des questions dramatiques auxquelles il n’existe pas de réponses simplistes - à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies.

    [G]Les causes de la révolte[/G]

    La révolte en Syrie est née des trois mêmes causes qui ont provoqué, du Maroc à l’Irak, des mouvements de contestation :
    1 le refus d’un régime autoritaire, de l’arbitraire total de l’Etat et de ses services de répression, de la banalisation de la torture ;
    2 l’ampleur de la corruption - l’ouverture économique (largement encouragée par l’Occident, ayant abouti à l’accaparement des richesses nationales par une mafia autour du chef de l’Etat) -, la richesse ostentatoire d’une petite caste contrastant avec une pauvreté qui accompagne le désengagement de l’Etat (voulu aussi par les conseillers occidentaux) ;
    3 le poids de la jeunesse. La génération la plus nombreuse de l’histoire qui arrive à l’âge adulte dans les pays arabes et qui, bien que mieux éduquée, ne dispose pas des moyens d’une insertion sociale - du travail, mais pas seulement, également l’exercice des responsabilités - à la hauteur de ses aspirations.

    Ces trois facteurs ont permis une victoire rapide des mouvements en Tunisie et en Egypte, plus difficile au Yémen. Il a fallu l’intervention des forces militaires de l’OTAN, qui ont largement brisé le cadre du mandat de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, pour venir à bout du colonel Mouammar Kadhafi. A Bahreïn, le mouvement a été contenu par une intervention des chars saoudiens, mais continue à s’exprimer avec force. Ailleurs, un mélange de concessions politiques (Maroc) et de largesses financières (Algérie, Arabie saoudite) a permis - mais pour combien de temps ? - de contenir la contestation.

    Qu’en est-il de la Syrie ? Le président Bachar Al-Assad, qui disposait au départ d’un certain capital de popularité, a cru que la politique régionale menée par son pays (son opposition à Israël et aux politiques des Etats-Unis) le mettrait à l’abri. Il s’est totalement trompé et, au fil des mois, il a tenté de présenter la contestation pacifique comme militarisée, manipulée de l’étranger, dont le but serait de faire disparaître un régime qui s’oppose aux ambitions israéliennes et américaines. Par son refus de s’engager dans des réformes sérieuses et un dialogue avec l’opposition, par son usage indiscriminé de la violence contre des manifestations qui, pour l’essentiel, restaient pacifiques, par un usage généralisé de la torture, il a contribué à la montée de la violence, au passage d’une partie de l’opposition à la lutte armée ; il a, d’un même mouvement, favorisé les ingérences qu’il prétendait vouloir combattre (lire Jours de tourmente en Syrie, Le Monde diplomatique, août 2011).

    Par là-même, il a aidé les desseins de ceux qui ne visent pas à la réforme (ni évidemment à l’instauration d’un régime démocratique), mais préparent une offensive contre l’Iran et espèrent faire tomber avant son principal allié arabe.
    Qui peut croire une seconde, en effet, que le régime saoudien cherche à instaurer la démocratie à Damas, lui qui ne reconnaît aucune assemblée élue ? Lui dont le ministère de l’intérieur vient de déclarer que les manifestations dans l’est du pays étaient « une nouvelle forme de terrorisme » ?

    Qui peut penser que les libertés sont le motif des déclarations des Etats-Unis, eux qui n’hésitaient pas à envoyer des « terroristes » arrêtés par eux se faire interroger en Syrie (pratique connue sous le nom anglais de rendition), parce que ce pays utilisait la torture ?

    Qui peut croire que la démocratie est le souci de Nicolas Sarkozy, lui qui recevait Bachar Al-Assad à Paris en juillet 2008 et lui rendait visite en septembre, soutenait les dictateurs tunisien et égyptien et ne disait mot du massacre de Gaza lors de l’invasion israélienne de décembre 2008 ?

    Une petite anecdote significative : en ce temps-là, les journalistes du Figaro avaient reçu pour instruction de leur direction de ne plus évoquer dans leurs articles les prisonniers politiques en Syrie.

    Pour tous ces pays, et pour Israël (lire ci-dessous), l’objectif est de renverser un régime allié de l’Iran, dans le cadre de la préparation d’une offensive contre ce pays.
    Il est évident désormais que nombre de forces, y compris au sein du Conseil national syrien (CNS), poussent à l’intervention militaire, appuyée sur une formidable campagne médiatique.

    La bataille pour la Syrie est aussi une bataille de propagande. Le régime l’a perdue depuis longtemps, tellement ses affirmations sont souvent grotesques, ses mensonges patents et ses pratiques barbares. Pour autant, les informations qui déferlent 24 heures sur 24 sur toutes les chaînes de radio et de télévision, et qui n’ont souvent qu’une seule source, l’opposition à l’extérieur du pays, sont-elles vraies ?

    Longtemps les médias ont rejeté les informations sur la mort d’officiers et de policiers, elles sont aujourd’hui avérées ; depuis un an, régulièrement, les médias annoncent que la contestation a atteint Damas. On ne peut que regretter la mort de deux journalistes à Homs et rappeler que le régime, en interdisant la plupart du temps aux journalistes de venir ou de se déplacer, contribue à ce qu’il prétend dénoncer.

    On trouvera ici un rapport qui, certes, peut être contesté sur tel ou tel de ses points, mais offre une enquête sur le terrain qui aurait mérité un peu plus d’attention : « Syrie, une libanisation fabriquée », CIRET-AVT et CF2R, 11 février 2012.

    [G]Militarisation [/G]

    A Homs, le comportement des troupes du régime est inacceptable ; elles visent à réduire, non la ville tout entière, mais les quartiers sunnites qui se sont rebellés. Car l’armée fait face à des combattants souvent dévoués et prêts à se battre jusqu’au bout, avec le soutien d’une partie de la population. Si cela explique la violence des combats, la situation ne justifie évidemment pas les exactions du régime.

    Il est toutefois intéressant de noter que les arguments utilisés contre le Hamas en décembre 2008-janvier 2009 (« ils prennent en otage la population en se cachant parmi elle ») ne sont pas repris dans le cas syrien ; espérons qu’ils seront aussi abandonnés lors de la prochaine attaque israélienne...

    Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition - ou certaines de ses composantes, notamment le CNS - n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir.

    Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie.

    Par ailleurs, le CNS est contesté par nombre d’opposants, qui l’accusent d’être dominé par les islamistes, avec quelques figures pro-occidentales pour parler aux médias. Ainsi, un nouveau groupe vient de se créer, le Mouvement national pour le changement (MNC), dirigé par le Dr Ommar Qurabi, ancien président de l’organisation syrienne pour la défense des droits humains (İpek Yezdani, « Syrian dissidents establish new bloc », Daily News, 21 février). Il reproche au CNS de refuser des militants alaouites ou turkmènes.

    D’autres communautés, notamment les communautés chrétiennes mais aussi druze (lire Phil Sands, « Syria’s Druze community : A silent minority in no rush to take sides », The National, 22 février) hésitent, non par sympathie pour le régime, mais par crainte du chaos qui résulterait de sa chute sans négociations.

    Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime). Un reportage du quotidien libanais Daily Star (23 février) sur l’Armée syrienne libre (ASL) confirme deux éléments que la presse occulte souvent : cette armée a des bases au Liban (et d’ailleurs aussi en Turquie) ; elle n’hésite pas aux représailles confessionnelles, en tuant des alaouites par vengeance (« FSA soldier in Lebanon discloses tactics »). De même, des combattants irakiens se sont joints aux insurgés syriens (lire Tim Arango et Duraid Adnan, « For Iraqis, Aid to Rebels in Syria Repays a Debt », The New York Times, 12 février 2012), y compris des membres d’Al-Qaida, ce qu’a confirmé le département d’Etat américain.
    Nous sommes dans une impasse.

    L’opposition - ou plutôt les oppositions - est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition. On peut même dire que l’avenir du régime est scellé et qu’il n’en a plus que pour quelques mois. La question est donc de savoir si le pays va s’enfoncer dans la guerre civile ou connaître une forme de transition politique qui nécessite, que l’on le veuille ou non, un dialogue.

    C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre le veto des dirigeants russes et chinois à la résolution du conseil de sécurité des Nations unies du 4 février. Le texte avait été amendé pour tenir compte d’un certain nombre de leurs objections mais il continuait à demander le retrait des troupes gouvernementales des villes sans parler de l’opposition armée, et à faire référence au plan de la Ligue arabe, imposé par l’Arabie saoudite, qui impliquait la mise à l’écart de Bachar Al-Assad. Cette résolution pouvait-elle servir de couverture à une intervention militaire ? De toute évidence, c’est ce qu’ont craint Moscou et Pékin, échaudés par le précédent de la résolution 1973 sur la Libye. On peut comprendre leurs soupçons, tant les déclarations françaises et autres laissent entrevoir une action armée sous prétexte de protéger les populations.

    [G]La voie de la négociation
    [/G]

    Alors, faut-il ne rien faire ? Non. Mais les possibilités ne se réduisent pas à la seule option militaire. D’une part, les pressions sur la Syrie, notamment dans le domaine économique, existent (elles peuvent être renforcées à condition de cibler les dirigeants, pas la population) et amènent déjà une partie de la bourgeoisie qui soutient le régime à s’interroger. D’autre part, les premières missions de la Ligue arabe, malgré les difficultés, avaient servi à limiter la violence ; c’est l’Arabie saoudite qui a obtenu leur retrait (il faut lire le rapport qu’elles ont publié ; il n’a rien à voir avec ce qu’on en a dit dans les médias, à tel point que ce texte a été longtemps caché) ; il faudrait, au contraire, obtenir que ces missions reprennent et s’étendent.

    Enfin, contrairement à ce qui s’écrit, ni les Russes ni les Chinois n’ont donné un feu vert à Assad, mais tentent de faire pression sur lui.

    Comme le rapporte un journal libanais bien informé, les autorités syriennes se sont abstenues, sous la pression des Russes, d’utiliser l’aviation et les armes lourdes dans leur actuelle répression - de ce point de vue, on n’est pas dans la situation de Hama en 1982 (Al-Akhbar, 22 février 2012).

    La voie de la négociation est étroite et prendra du temps. En attendant, des gens meurent... Mais une intervention militaire ferait encore plus de victimes.

    De plus, mentionnons, un intéressant article de Efraim Halevy, ancien directeur du Mossad et ancien conseiller national à la sécurité, est paru dans le International Herald Tribune du 7 février sous le titre « Iran’s Achilles’ Heel ». Il explique, en substance, que le renversement du régime de Damas permettrait d’éviter l’alternative désastreuse : bombarder l’Iran ou intensifier les sanctions ce qui pourrait pousser le prix du baril au-delà du supportable. En privant Téhéran de son allié syrien, en revanche, on l’affaiblirait considérablement.


    [G]Du même auteur :[/G]
    « Une mission sacrée de civilisation »
    Feiglin, Hitler et Netanyahou : compétition au Likoud
    Haditha, un massacre impuni en Irak
    Islam, une police de la pensée socialiste
    Révolution égyptienne, acte II
    Gilad Shalit, les prisonniers palestiniens et le « sang sur les mains »
    Les révolutions arabes sont-elles finies ?
    Le scandale Hamouri (II)
    Claude Imbert au Liban : « Je suis un petit peu menteur »
    23 février 2012 - Blog du Monde diplomatique

    NB/ J’ai trouvé cet article sur [G]Info-Palestine.Net [/G]

    Posté par NOSE, 28 février 2012 à 12:41
  • MOUAIS...

    [mmm]

    Posté par Josefina, 28 février 2012 à 13:04
  • Et des 19 agents français...

    ...fait prisonniers à Homs, en Syrie, avez-vous des nouvelles mes chéri(e)s ??
    Le suspense est terrible...[Ange]

    [Img]:url://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTEaVErk0GAzn-AZZjMuHolwUy7_v4q0D3ZfS3sbjbXjfLNJ-tV[/Img]

    Posté par Lafita, 29 février 2012 à 18:37
  • L'hystérique du Pentagone

    [Img]:url://politoccult.files.wordpress.com/2011/11/hillary-clinton.jpg[/Img]
    [G]Vive la révolution syrienne ![/G][Héééhooo]

    Posté par Pipelette, 02 mars 2012 à 16:51
  • Pourquoi l'Europe nourrit-elle une telle haine implacable contre la Syrie ?

    La Syrie se trouve actuellement dans l'abîme des crises et face à cette situation plusieurs puissances européennes traditionnelles, dont principalement la France et la Grande-Bretagne, se font une fois de plus remarquer en se lançant en avant pour donner l'assaut, ce qui est complètement différent de l'ancienne pratique de l'intervention internationale selon laquelle les Etats-Unis se chargeaient de prendre la décision en tant que chef de file, tandis que l'Europe suivait de près fidèlement.

    Ces dernières années, la France, la Grande-Bretagne et d'autres puissances occidentales se font de plus en plus remarquer en donnant des coups de poing et des coups de pied par-ci par-là hors de l'Europe, ce qui était rarement vu dans le passé. La réalité c'est que l'Europe, qui souffre énormément de la crise de la dette, est en train de la faire retomber sur autrui. Dans la situation où les sources de biens et des avoirs se tarissent et sont en voie d'épuisement, les bons moments où les pays européens subsistaient en faisant des emprunts commencent à disparaître et arrivent à leur fin. Quant aux Etats-Unis, ils connaissent à peu près les mêmes problèmes et les mêmes difficultés que l'Europe. Du plus grand et plus important pays industrialisé du monde d'alors, ils sont devenus à l'heure actuelle la plus grande entité économique capitaliste fictive. Le souhait et le désir communs de l'Europe et des Etats-Unis sont de préserver et de maintenir leur hégémonie monétaire et de faire valoir leur puissance militaire pour pouvoir contrôler et dominer les principales zones mondiales de l'économie réelle, ainsi que les principales régions riches en ressources naturelles et les principales voies de distribution.

    Dans cette situation-là, les ressources pétrolières et gazières du Moyen-Orient sont devenues pour eux d'une importance primordiale. Pour l'Europe, il est nécessaire pour elle non seulement d'assurer un approvisionnement stable et garanti du pétrole et du gaz de la région du Moyen-Orient vers l'Europe, mais en plus elle doit promouvoir la combinaison de lesdites ressources avec l'euro. Pour les Etats-Unis, ce qui l'importe le plus, c'est de profiter du changement du pouvoir politique pour transformer la structure géopolitique du Moyen-Orient, ce qui leur permettra alors de contrôler et de maîtriser les ressources de pétrole et de gaz ainsi que les voies stratégiques de toute la région et de garantir ainsi que ces ressources n'échappent et ne se détachent pas du système financier du dollar américain.

    Il existe en fait une autre raison non négligeable, à savoir que la structure géopolitique de la région du Moyen-Orient connaît ces dernières années une évolution de plus en plus défavorable pour les pays occidentaux. Cette situation défavorable est traduit principalement par le comportement de certains pays de la région, lesquels ou bien disposent de riches ressources de pétrole et de gaz ou bien se trouvent sur des nœuds importants de communication, qui commencent à agir en complicité sur le plan économique et à entretenir des intelligences sur le plan politique, tandis que leurs échanges avec des pays non européens ni américains deviennent de plus en plus fréquents, ce qui est inadmissibles ni inacceptables pour l'Occident. On peut citer comme exemple la Turquie qui a entamé avec d'autres pays la diplomatie dite « zéro problème », ce qui lui a permis de se réconcilier avec ses adversaires d'antan, dont l'Iran et la Syrie. Le Président syrien Bachar el-Assad a mis au point en 2009 la « stratégie universelle » qui a pour but de réorganiser l'espace économique de plusieurs pays, dont principalement la Syrie, la Turquie et l'Iran, afin qu'ils puissent constituer en un centre commercial qui relie la Mer noire, la Méditerranée, le Golfe persique, la Mer arabe et la Mer caspienne. L'idée du Président syrien a été bien accueillie de plusieurs pays, dont la Turquie, l'Iran et la Russie, et celui-ci a en plus formulé le souhait de construire un pipeline et un chemin de fer partant de l'Inde, traversant la Chine te les pays de l'Asie centrale pour atteindre le Moyen-Orient, ce qui favorisera alors le développement économique du pays en l'unissant avec les deux ailes asiatiques.

    On peut prévoir qu'avec la réalisation de cette idée, il serait alors non seulement facile de réorganiser la région du Moyen-Orient pour qu'elle devienne une nouvelle plaque tournante économique et politique, mais en plus elle permettra de réunir cette région à une partie des régions de l'Asie occidentale et de l'Asie centrale. Une fois l'établissement de ce nouveau réseau, l'Asie pourrait alors pour la première fois se détacher et se séparer sur le plan économique du cadre occidental et par la suite de ne plus être sur le plan politique sous le contrôle extérieur et de devenir ensuite un réseau économique réunissant réellement l'Est et l'Ouest. La nouvelle situation constituera certainement une sorte de défi pour le rôle dominant et prépondérant joué par les Etats-Unis et les pays européens et affaiblira ainsi leur position dominatrice dans la politique mondiale.

    Il est de toute évidence que ces derniers (Etats-Unis, Europe) ne toléreront aucunement l'apparition de cette situation et, à cet effet, ils prendront toutes mesures nécessaires pour l'empêcher, pour lui faire obstacle et pour y mettre fin. Dans tous ce processus de développement, la Turquie constitue en réalité une victime dont les intérêts sont touchés, car, étant donné que l'ombre du passé existe toujours entre les pays arabes et l'Empire ottoman, ce n'est qu'en coopérant avec l'Iran et la Syrie qu'elle pourrait alors jouer un rôle plus active et plus positive dans les affaires régionales. C'est pourquoi l'actuelle nette séparation entre la Turquie et la Syrie est seulement une mesure politique temporaire permettant aux deux parties concernées de se tirer d'embarras momentanément et de ne pas subir une défaite totale.

    (Auteur de cet article : Cheng Yawen, chercheur au Centre d'études de la sécurité non traditionnelle et du développement pacifique de l'Université du Zhejiang)

    Source: le Quotidien du Peuple en ligne

    Roger[Héééhooo]

    Posté par Roger bretagne, 02 mars 2012 à 17:39
  • Présence militaire française confirmée

    http://youtu.be/nYd6ad9g8iQ
    [olléééé]

    Posté par Pipelette, 02 mars 2012 à 20:43
  • Les sources ?

    Merci de citer les sources, si possible en Français...
    Roger[Héééhooo]

    Posté par Roger bretagne, 02 mars 2012 à 21:28
  • Sources...

    Source Russian Today (RT), 1 Mars 2012. Seulement en anglais. Voir aussi Réseau Voltaire.[Héééhooo]

    Posté par Pipelette, 03 mars 2012 à 13:43
  • On nous dit aussi que la minorité alaouite associée à la minorité chrétienne dirigent d'une main de fer les 75 % de sunnites qui ne sont pas représentés dans les instances du pouvoir d'où ce soulèvement populaire [mmm].

    Posté par juju, 05 mars 2012 à 15:03
  • A la bonne votre, feignasses !

    http://youtu.be/MqAqQiP61co
    [Trinquer][Trinquer]

    Posté par TZ., 06 mars 2012 à 08:03
  • Il y a des fois...

    je me demande si notre manouche ne fume pas un peu.
    Que vient faire cette horreur dans ce fil ?
    Les grincements sont identiques à ceux de la "musique" soporifique que notre commandant NOSE "écoute" lorsqu'il s'affale sur son rocking-chair et s'endort avec un Mankell sur le...nez, chats, chiens et autres boules de poils autour de lui et anesthésiés par la même occasion.
    Réveillez-vous dirait Jéhovah...

    Posté par Esteban, 06 mars 2012 à 09:21
  • Le curé de La Ciotat...

    [Img]:url://a402.idata.over-blog.com/500x500/3/10/49/72/images-site-3/10480_DIA_6015_ok.jpg[/Img]
    [G]...est un saint homme Pffffft ![/G]
    [Danser][Trinquer][Héééhooo]

    Posté par TZ., 06 mars 2012 à 15:06
  • pour rester dans le fil !

    et au risque que cela puisse heurter l'amiral de La Ciotat

    directement de Syrie :
    http://www.youtube.com/watch?v=O_tOTVExAxE

    [Bouquet]

    Posté par Pedro, 06 mars 2012 à 15:42
  • tres beau

    l'intro est superbe , la voix est belle , je ne vois pas ce qui pourrait irriter l'Amiral [Bravo][Bravo]

    Posté par cloclo, 06 mars 2012 à 16:23
  • Bravo Pedro !

    Des accents de Fairouz... Excellent ![Bravo]

    http://youtu.be/-3ZwAsjgqQ0
    Oumeima pour les enfants palestiniens
    [Bouquet][Bouquet][Bouquet]

    Posté par TZ., 06 mars 2012 à 16:52
  • VIVE LA SYRIE !

    http://youtu.be/AoRr3bcFkd8
    [G]Et la grande Lena Chamamyan[/G]
    [Bravo][Bravo]

    Posté par TZ., 07 mars 2012 à 09:20
  • des assassins de ce coté là aussi

    Dans une lettre rendue publique et adressée au Conseil national syrien et aux leaders des autres groupes de l'opposition syrienne,[G] Human Rights Watch dénonce, mardi 20 mars, de graves abus - kidnapping, détention, torture de membres des forces de sécurité ainsi que des milices gouvernementales, les shabeehas - commis par des combattants rebelles. L'ONG pointe également des exécutions par des rebelles armés de membres des forces de sécurité et de civils.[/G]
    HWR appelle les leaders de l'opposition syrienne à condamner fermement ces exactions. Selon des témoignages recueillis par l'ONG, certaines de ces attaques étaient motivées par un sentiment anti-alaouite. "Les méthodes brutales et violentes du gouvernement syrien ne justifient en rien des mauvais traitements de la part des combattants rebelles armés", rappelle Sarah Leah Whitson, directrice de HWR au Proche-Orient.

    Posté par cloclo, 20 mars 2012 à 16:44
  • 1/x

    "[I]Les méthodes brutales et violentes du gouvernement syrien ne justifient en rien des mauvais traitements de la part des combattants rebelles armés[/I]"

    Les "[G]combattants rebelles armés[/G]" sont des paramilitaires, services secrets, commandos de la mort, français-quataris-saoudien-us-anglais-israéliens-etc, PAYÉS et ARMÉS jusqu'aux dents qui font de l'ombre à la véritable opposition syrienne qui n'a rien à voir avec ces assassins et repris de justice.

    grosse fatigue...

    Posté par Esteban, 20 mars 2012 à 17:30
  • JE CONFIRME...

    ... ce que dis notre Emir de la Mer !
    Qu'on se le dise !

    NOSE

    Posté par NOSE, 20 mars 2012 à 22:21

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