Buvons à l’indépendance du monde !
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Chanté par Armand Mestral ("LA COMMUNE EN CHANTANT" - février 1971), ça vous remue les tripes… J’ai trouvé amusante cette traduction anglaise (particulièrement les commentaires de fin…). Deux photos que j’ai prises à Riquewihr pour vous inviter à boire à l’indépendance du Monde... | |
Le chant des Ouvriers Nous, dont la lampe, le matinAu clairon du coq se rallume Nous tous qu’un salaire incertain Ramène avant l’aube à l’enclume Nous qui des bras, des pieds, des mains De tout le corps luttons sans cesse Sans abriter nos lendemains Contre le froid de la vieillesse refrain : Aimons-nous, et quand nous pourrons Nous unir pour boire à la ronde Que le canon se taise ou gronde Buvons, buvons, buvons A l’indépendance du monde Nos bras, sans relâche tendus Aux flots jaloux, au sol avare Ravissent leurs trésors perdus Ce qui nourrit et ce qui pare Perles, diamants et métaux Fruit du côteau, grain de la plaine Pauvres moutons, quels bons manteaux IIs se tissent avec notre laine {refrain} Quel fruit tirons-nous des labeurs Qui courbent nos maigres échines ? Où vont les flots de nos sueurs ? Nous ne sommes que des machines Nos Babels montent jusqu’au ciel La terre nous doit ses merveilles Dès qu’elles ont fini le miel Le maître chasse les abeilles {refrain} Au fils chétif d’un étranger Nos femmes tendent leurs mamelles Et lui, plus tard, croit déroger En daignant s’asseoir auprès d’elles De nos jours, le droit du seigneur Pèse sur nous plus despotique Nos filles vendent leur honneur Aux derniers courtauds de boutique {refrain} Mal vêtus, logés dans des trous, Sous les combles, dans les décombres, Nous vivons avec les hiboux Et les larrons, amis des ombres Cependant notre sang vermeil Coule impétueux dans nos veines Nous nous plairions au grand soleil Et sous les rameaux verts des chênes {refrain} A chaque fois que par torrents Notre sang coule sur le monde C’est toujours pour quelques tyrans Que cette rosée est féconde Ménageons-le dorénavant L’amour est plus fort que la guerre En attendant qu’un meilleur vent Souffle du ciel ou de la terre {refrain} |
THE WORKERS' SONG Our arms, held without respite |
| Some precisions that may suffer from a literary translations: "to the anvil": to work The verse beginning by "To the puny son" was harder. "Our wives gives their breasts": they are nurses for the bourgeoisie "to demean oneself": it was in my dictionary, never heard that before. The song says that the poor woman feeds the bourgeois kid, and then the kid, older, is condescending. "the landlord's right": "le droit du seigneur", also known as "droit de cuissage" - in the feudal regime, the landlord has the right to sleep first with a woman (virgin) who just got married. This practically declined in (not really sure) fifteen or sixteen century, but continued a long time in certain places. Is there anything like this in the English culture? | |

