Conte sans poésie
En ce début de mois d’août, ou le soleil tente vainement de percer les nuages, et ou la pluie et la grisaille domine depuis quelques mois, on dirait que rien ne va plus ! Ce pays autrefois porteur d’idées et d’actions novatrices semble aujourd’hui endormi ! Comme si le temps maussade brouillait la vue et les idées, une torpeur semble s’être abattue sur les habitants .
Dans ce pays, l’ou je vis, un petit homme et son épouse, venant d’un pays ou régnait, jadis ,monarque et autocrate, s’installèrent afin dire-t-ils de gouverner et ainsi rendre le pays prospère et riche.
Ce pays était-il si pauvre et ses habitants si mal gouvernés ? Pourtant les amis de ses amis depuis bien des années, réformaient, revisitaient, renforçaient ! La plus grande partie des habitants ,ne sachant comment faire : travaillaient, travaillaient, et encore travaillaient ! Et pourtant d’amélioration ils ne voyaient ! Ils élirent donc le petit homme !
-Vous vous soignez trop, vous allez trop à l’école, vous reposez trop, et en plus vous voulez bloquer la machine en vous arrêtant de travailler sans motif, sans l’autorisation de votre patron ! Cela ne peut plus durer ! Il faut travailler plus pour gagnez plus !
Travailler, beaucoup auraient bien voulu ! Mais ceux qui commandaient et que d’aucuns nommaient « Actionnaires » fermaient les usines, les bureaux ,et autres entreprises et vers d’autres pays s’installaient, pourtant c’étaient tous les amis du petit homme et de son épouse ! C’était à ne rien y comprendre ! D’aucuns pourtant essayaient, se regroupant dans une sorte de communauté de pensée, ils tentaient d’expliquer que les richesses que la majorité créait était en fait volées par une petite minorité qui elle en profitait ! Était-ce donc si compliqué que la majorité ne comprenait ? Ou alors leur voix était-elle si faible qu’ils ne fussent entendus ? C’est vrai que tout s’embrouillait : D’un coté on disait – mais que feront nous sans les patrons ? L’on a besoin d’eux pour travailler ! Est-ce si sur ? et de l’autre – mais vous ne représentez rien ou si peu , nous allons vous enterrer ! Ce que vous dites est dépassé ! D’ailleurs regardez ce qui se passe dans les pays voisins… C’est vrai qu’il avait de quoi perdre ses repères : Les noms changeaient, ceux qui gouvernaient restaient, les salaires baissaient, ceux qui travaillaient devaient le faire plus longtemps, plus durement.
N’y avait-il pas de solution si ce n’est travailler plus pour gagner moins, revenir des siècles en arrière, comme au temps des privilèges, la petit minorité qui gouvernait le pensait, le petit homme s’y employait…Ils avaient tout en mains :ce que l’on nomme l’information, ils étaient maître de l’éducation , avaient avec eux les hommes d’armes, et surveillaient toute rébellion. Et pour faire bonne mesure, achetant à droite à gauche , quelques mauvaises fortunes restées au bord du chemin.
Un vieil Homme, se leva –Nous sommes les plus nombreux, il faut discuter de ce que nous voulons ! De la société dans laquelle nous voulons vivre ! De la liberté et de l’éducation de nos enfants et petits enfants, des maisons, de la santé de tout ce que nous voulons ,ce qui existe et dont nous ne pouvons profiter ,rejoignons la communauté de pensée et battons nous !
Sa voix se perdait dans le vent, il est vrai que tout était contrôlé : Le petit homme et ses amis depuis des années veillait, les enfants numérotés dès leur naissance, étaient orientés en fonction de critères « sociaux culturels, ethnique, ou religieux, » la couleur des cheveux ou des yeux, la peau ….L’éducation conduisait aux chaînes de production, à l’adolescence une carte avec photographie les fichaient pour la vie ( en principe pour surveiller leur santé c'était vital) ha ! ce mot SURVEILLER ,que n’était-il utilisé ! Des caméras installées dans les villes, les quartiers et même à la campagne et toutes reliées au central, permettaient de tout voir et ainsi corriger toute dérive contraire au règlement .. C’était plus simple plus de lois, juste un règlement à suivre et ainsi plus de juge, d’avocats, de magistrat . Un catalogue et des peines « plancher », c’est vrai qu’avec de l’argent l’on pouvait négocier ! Mais de l’argent la majorité n’en avait, alors application du règlement.
Depuis qu’il était arrivé le petit homme en avait changer des choses : Il n’y avait pratiquement plus de fonctionnaires, des prisons privatisées regorgeaient de récalcitrants récidivistes, les écoles privées, enseignait le règlement, et les universités autonomes formaient contre rémunération substantielle l’élite qui demain commanderait ! Car c’est bien de cela qu’il s’agissait « tout était décidé par le petit homme :ses conseillers formulaient les désirs et l’assemblée légalisait le règlement » S’en était fini le temps de la « gabegie » des arrêts de travail et des manifestations, le service continu, ininterrompu, bien sur des gens grognaient, d’autres se suicidaient, ou était le problème ? Ceux que l’on nommaient « Actionnaires » ne se plaignaient pas alors ou est le problème ?
L’ensemble de l’information vantaient les mérites de ce système enfin redevenu « harmonieux » ou les riches à leur place, regardent « ces pauvres qui vraiment ne savent pas quoi inventer pour vivre comme cela »…Tout allait dans le meilleur des mondes si il n’y avait cette communauté de pensée ! « ILS » disaient que tous nous avions droit à notre part de richesse, de bonheur, de paix, de repos,
Que croyez vous qu’il se passa ?
Je vous laisse imaginer la fin car c’est vous qui chaque jour l’écrivez, et tout ceci n’est que conte.
Roger bretagne