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LE PIGEON BLEU
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23 février 2008

La reconnaissance du Kosovo comme Etat indépendant par la France...

 

LA HONTE  ET LA TRAHISON DE L'EUROPE !

kalemegdan_park


Au Kalemegdan Parc à Belgrade qui surplombe majestueusement l'embouchure du Danube et de la Save se dresse un monument dédié
A LA FRANCE. C'était il y a bien longtemps, avant la seconde Guerre Mondiale...

Voici un document qui en dit long sur la désinformation industrielle régnante et l'ignorance crasse de l'Histoire relative à la poudrière balkanique par nos apprentis sorciers...

                                                                                                                     
NON A LA CONSECRATION DE LA TERREUR SECULAIRE
                  ALBANAISE AU KOSOVO ET DE L'AGRESSION
                  DE L'OTAN CONTRE LA SERBIE !
             

Par Komnen BECIROVIC
                             
 
                  

L'ignorance, l'inculture, l'irresponsabilité, l'obstination dans l'erreur des responsables européens et américains au sujet du Kosovo, ont de quoi scandaliser. Les uns, en s'érigeant justiciers, déclarent sur un ton vindicatif qu'il faut déposséder les Serbes du Kosovo et reconnaître l'indépendance de ce dernier, afin de les punir pour les crimes qu'aurait commis le régime de Milosevic ! Les autres profèrent sottement que le Kosovo constitue un cas unique dans l'univers et qu'il ne saurait avoir aucun lien avec d'autres revendications séparatistes des minorités en Europe et dans le reste du monde ! D'autres encore, comme Javier Solana, le cacique de la diplomatie européenne, poussent la dérision jusqu'à affirmer que les Albanais du Kosovo méritent d'être récompensés, puisque ils auraient été ethniquement nettoyés par les Serbes, bien que des siècles d'histoire démontrent le contraire de façon irréfutable.
Certes, on ne peut s'attendre à autre chose de la part de l'ancien Secrétaire de l'OTAN qui, obéissant au couple scélérat Clinton-Albright, "ordonna'', le 24 mars 1999, les bombardements de la Serbie pour le compte des terroristes albanais de l'UCK qui avaient précédemment mis la province à feu et à sang, mais que les forces serbes étaient sur le point de neutraliser. Rappelons que l'UCK, quelques mois plutôt, avait été qualifiée d'organisation terroriste par le gouvernement américain lui-même. Mais il faut bien que Solana, pendant qu'il est encore au gouvernail de l'Europe, justifie ses sinistres exploits, en transgressant aujourd'hui les bornes du droit international et de la Charte des Nations Unies par la promotion en Etat du Kosovo occupé par les Albanais, tout comme il a franchi à l'époque les bornes de l'humanité et de l'éthique élémentaires en lançant les escadrilles de la mort sur la Serbie. Crime inexpiable que les consciences ne cessent et ne cesseront pas de flétrir !
Le plus incroyable dans cette affaire, c'est que Solana avec les autres coryphées de la dite communauté internationale, ne retienne du conflit multiséculaire serbo-albanais qu'une minime fraction de temps allant de 1987 à 1999, durant laquelle se serait exercée la terreur serbe sur les Albanais, et ignore complètement des siècles de la terreur réelle albanaise sur les Serbes, de persécutions, de massacres, d'exodes, d'albanisation forcée ou de d'oppression la plus noire, rapportés par toutes les sources historiques. Outre les Serbes, les victimes en ont été également les Grecs, les Macédoniens et les Bulgares, puisque les Albanais avec les Bosniaques, par leur conversion massive à l'islam, se sont faits l'instrument de la domination turque sur les chrétiens balkaniques. Et comme tous les convertis, ils ont poussé leur zèle apostats jusqu'à mériter le titre de "meilleurs fils du Sultan".
En fait, tout s'oppose à doter le Kosovo d'aujourd'hui des attributs d'un Etat : aussi bien l'histoire, la géographie, la culture, la morale, la civilisation que la situation actuelle caractérisée par la conduite des affaires de la province par d'anciens criminels de guerre, par la violation totale des droits de l'homme, par l'absence de toute légalité, par le crime organisé et le règne de la mafia adonnée aux trafics en tout genre, par la poursuite de l'effacement des témoignages de la présence serbe, par l'impossibilité absolue pour un quart de million de réfugiés serbes, chassés en 1999 par les Albanais sous l'égide de l'OTAN, de regagner leurs foyers, par la pénétration dans la province de l'islam radical, comme le prouve la construction de nombreuses mosquées wahhabites à la place des églises détruites, par le risque d'un bouleversement balkanique et européen que provoquerait la reconstitution de la Grande Albanie du temps de Hitler et de Mussolini, enfin par l'encouragement qu'un tel acte inconsidéré donnerait aux autres mouvements séparatistes en Europe et dans le monde. Comme on le voit, le Kosovo actuel est en effet un cas unique certes, non pas comme une réussite de la communauté internationale, mais comme son monstrueux avorton. Telle mère, tel enfant !
Pour qu'il y ait un Etat, il faut, pour paraphraser Renan, qu'il existe une nation, un ensemble cohérent façonné par des siècles d'histoire dans un cadre géographique, et marqué par des œuvres de civilisation. Or il n'existe pas une nation albano-kosovare, tous les Albanais du Kosovo y étant venus en intrus prédateurs en provenance d'Albanie, à l'ombre de diverses tyrannies, turque, germano-italienne fasciste, communiste et otano-onusienne. Au fond tout est serbe au Kosovo, la terre, l'histoire, la civilisation, et il n'existe rien d'albanais hormis le nombre et la violence. Consacrer un tel état de choses, reviendrait à récompenser les Albanais pour la dictature serbe qu'ils auraient subie durant la dernière décennie du XXe siècle, avant que l'OTAN ne vole à leur rescousse, et à punir les Serbes pour avoir enduré l'oppression albanaise la plus cruelle sous tous ces régimes esclavagistes aux cours des époques précédentes. Pour comble d'aberration, les démocraties de l'Ouest infligent, d'abord en les bombardant, le châtiment aux Serbes qui combattirent avec elles le fléau nazi, pour les mutiler, ensuite, de leur Jérusalem et l'offrir en cadeau aux Albanais qui furent des auxiliaires du nazisme jusqu'à la dernière heure, notamment avec la Division Waffen-SS Skanderbeg à la sinistre renommée, et dont les derniers soldats tombèrent devant Berlin.
Bien évidemment, si la raison et la justice guidaient les décideurs du sort du Kosovo, la solution serait de préserver celui-ci dans le cadre de la Serbie dont il fait partie territorialement, historiquement, spirituellement depuis près d'un millénaire, de tempérer les ardeurs albanaises, au lieu de les flatter et de s'en faire le glaive, d'œuvrer au rétablissement de l'équilibre ethnique rompu de la province, notamment en y faisant revenir 250.000 réfugiés serbes et 50.000 autres, en leur restituant leurs biens usurpés et en reconstruisant leurs lieux de culte détruits, bref de créer pour tous, comme le prévoit la résolution 1244 du Conseil de sécurité de juin 1999, les conditions d'une vie normale garanties par la communauté internationale qui, seulement, en agissant ainsi, serait digne de ce nom et justifierait sa présence au Kosovo.
                                                                                        

                  

Komnen Becirovic est l'auteur de "La Trilogie kossovienne", publiée aux éditions de L'Age d'Homme : "Le Kossovo dans l'âme" (2001), "Le Kossovo de l'absolu" (2007), et "Le Kossovo sur le calvaire" sur le point de sortir, ainsi que d'une longue préface à la traduction de "l'Epopée de Kossovo" par Adolphe d'Avril (1868), rééditée par l'association Un infini cercle bleu (2006).


Source: http://www.b-i-infos.com/ Sur le même site lire aussi * David "Le criminel de guerre" de Goliath par Louis Delmas et *Le livre du mensonge de Florence Hartmann par Maurice Pernier.

Relayé par TZ.

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Commentaires
M
C'est très éclairant . Et comme dab, ce sont les populations qui vont en payer le prix.
C
Interview par Giovanna Canzano <br /> <br /> « Ce n'est pas un mystère : une guerre généralisée dans les Balkans serait bien vue à Washington, parce qu'elle déstabiliserait son rival économique européen et mettrait en crise le projet russe « South Stream », alternatif à l'oléoduc européen « Nabucco ». En outre les relations UE-Russie sont au plancher (boycott des observateurs OCSE aux présidentielles russes) et étant données les intentions indépendantistes de Transnistrie, Abkhazie et Ossétie du Sud, elles sont destinées à empirer ». <br /> <br /> CANZANO 1. <br /> Les Etats-Unis, selon une déclaration de Rice, reconnaissent formellement l'indépendance du Kosovo ; D'Alema a déclaré qu'il s'en référera à la Chambre mercredi (20 février, ça y est c'est fait, NDT), et que l'Italie est prête à reconnaître l'indépendance. Par contre la Présidence UE a déclaré que chaque état était libre de décider de façon autonome ; quelles sont les conséquences de telles décisions ? <br /> <br /> [I]VERNOLE. C'est justement la première question qui se pose : en fait la conséquence la plus importante de l'indépendance du Kosovo est vraiment la fissure en acte de l'Europe. <br /> Pour le moment trois états seulement, Espagne, Roumanie et Chypre, ont exclu de pouvoir reconnaître l'entité kosovar, mais nombreux sont ceux qui attendent les développements ultérieurs de la situation ; et parmi eux, même des pays très importants comme la Hollande, la Grèce et le Portugal. Il n'est pas exclu, si la semaine prochaine la situation s'accélère, que même des nations comme l'Italie puissent faire un volte-face précipité ; en ce moment les Serbes, partout, descendent dans la rue, de Belgrade la bourgeoise jusqu'en Vojvodine, Bosnie et dans les enclaves du Kosovo. Pour le moment les incidents ne sont pas de grande importance mais la situation pourrait se précipiter d'un moment à l'autre et l'Europe pourrait alors plonger dans le drame d'un nouveau conflit. Ce n'est pas un hasard si on a signalé des mouvements de blindés serbes près de la vallée de Presevo, d'où pourrait partir une nouvelle flambée des séparatistes albanais et le déchaînement du tant redouté « effet domino » (Kosovska Mitrovica, Serbie méridionale, Bosnie, Macédoine, Ciamuria (…? Ndt), Sandjak de Novi Pazar, Vojvodine). Le projet de la « Grande Albanie », selon un très récent sondage, est partagé à 90% par le peuple albanophone, et le fait que, pendant les fêtes de la proclamation de l'indépendance, tout le monde ait manifesté avec le drapeau traditionnel albanais, et non avec celui de l'Etat du Kosovo à peine né, en dit long sur leurs intentions. L'autre drapeau majoritairement déployé par les manifestants a été celui des Etats-Unis, or la zone à côté de Presevo se trouve juste au bord du secteur occupé par les troupes anglaises et américaines, principaux sponsors de l'ex-UCK. Ce n'est pas un mystère qu'une guerre généralisée dans les Balkans serait bien vue à Washington, parce qu'elle déstabiliserait son rival économique européen et mettrait en crise le projet alternatif à l'oléoduc « Nabucco », celui, russe, du « South Stream ». En outre les relations UE-Russie sont au plancher (boycott des observateurs OCSE aux élections présidentielles russes) et étant données les intentions indépendantistes en Transnistrie, Abkhazie et Ossétie du Sud, il est probable qu'elles aillent en empirant. L'objectif étasunien est destiné à favoriser une sorte de partition des zones d'influence, en permettant au Kosovo, à la Moldavie et à la Georgie (peut-être même à l'Ukraine avec la division préalable du pays) d'entrer à l'OTAN, tandis que la Serbie et les régions séparatistes du Caucase et de l'Europe orientale (Transnistrie) rejoindraient l'orbite militaire russe. Le projet atlantiste exacerberait ultérieurement les rapports Moscou-Bruxelles, au grand avantage de Washington ; et c'est pour cette raison que le Kremlin n'a pas encore concédé la reconnaissance diplomatique à ces régions ; cependant il faut souligner comment l'Union Européenne, ces dernières années, a suivi servilement la stratégie de l'OTAN (où les Etats-Unis comptent pour 90% et l'ensemble des pays européens pour 10 %...). Donc je ne vois pas, de façon réaliste, ce qu'il pourrait arriver d'autre. [/I]<br /> <br /> CANZANO 2. Avec l'indépendance du Kosovo le droit international ne sera-t-il pas violé et en particulier la Résolution 1244 des Nations Unies ? <br /> <br /> <br /> [I]VERNOLE . Bien sûr. La Résolution 1244 des Nations Unies garantissait la souveraineté serbe sur le Kosovo et Metohija, au point que jusqu'aujourd'hui, le gouvernement de Belgrade a continué à payer la dette extérieure de la Province. Dans tous les cas, ces dernières années, la Résolution avait déjà été violée, évidemment toujours aux dépens de la Serbie. Par exemple, on avait empêché qu'un contingent limité de troupes serbes puisse entrer au Kosovo pour protéger sa propre minorité, même après les nombreuses violences que celle-ci avait subies. Le droit international a subi une violation irréparable justement à partir de l'agression militaire de l'OTAN contre la Fédération yougoslave en 1999, quand on fit peu de cas aussi bien de l'Onu que du statut même de l'Alliance Atlantique. Aujourd'hui la situation est encore plus compromise, au point que l'Union européenne n'a même pas eu le courage d'adopter une proposition commune sur la reconnaissance du Kosovo et, de façon ridicule, a laissé la liberté de choix à chaque état membre. Qu'elle puisse maintenant revendiquer une « politique commune » dans les Balkan et lancer une mission très délicate au Kosovo reste un mystère. Si ce n'est que même cette mission appelée « Eulex » et dirigée par le hollandais Pieter Feith, est lancée sans l'aval du droit international, puisque, concrètement, elle passe outre la Résolution 1244. Les conséquences en sont un frein au processus d'adhésion de la Serbie à l'Union Européenne, et un affaiblissement ultérieur de la légitimité de l'ONU, où, en plus de la Russie, de grands états comme la Chine, l'Indonésie et l'Afrique du sud sont opposés à l'indépendance du Kosovo. [/I]<br /> <br /> CANZANO 3. Cette déclaration donnera-t-elle vraiment son indépendance au Kosovo ou y a-t-il derrière un dessein déjà établi par d'autres nations qui transformera la province serbe en Etat fantoche ? <br /> <br /> [I]VERNOLE. Les déclarations à ce propos du chef du gouvernement serbe, Vojislav Kostunica, sont extrêmement significatives : il a défini cette « indépendance » comme la création d'un « Etat fantoche, administré par l'OTAN en fonction des intérêts militaires des Etats-Unis ». Ces mots sont très importants, parce qu'au lieu de s'en référer à l'habituelle rhétorique historique et culturelle du nationalisme serbe, Kostunica indique les réels intérêts géostratégiques qui sont à la base de l' « indépendance du Kosovo ». Les spécialistes de l'ésotérisme et des mouvements traditionalistes pourraient certes discerner dans ce qui est en train de se passer un signe de cette « inversion des valeurs » si magistralement annoncée par Nietzsche : dans la « Terre sacrée » des 1.200 monastères chrétiens orthodoxes, symboles toujours vifs de la spiritualité médiévale européenne, on confie le pouvoir formel au chef reconnu d'une bande de narcotrafiquants, soutenue par la synarchie mondialiste. Il reste cependant nécessaire de se concentrer sur les aspects géopolitiques de la crise : surveillance des parcours des oléoducs pétroliers, déstabilisation de l'Europe, importance géographique du Kosovo et Metohija en tant que nœud de communication stratégique vers la Méditerranée, le Caucase et la Mer Noire, centralité de la région pour le commerce de l'héroïne provenant d'Afghanistan, nouveau paradis fiscal pour le blanchiment de l'argent « sale ». [/I]<br /> <br /> Canzano 4. L'indépendance » du Kosovo risque-t-elle de recréer un « choc des civilisations » artificiel, en opposant les serbes chrétiens-orthodoxes aux musulmans albanais ? <br /> <br /> [I]VERNOLE. Le risque, objectivement, existe, parce qu'au delà du fait que le nationalisme albanais se caractérise plus par son aspect tribal que religieux (voir expulsion des Gorans, des slaves musulmans et des Roms, par l'UCK), les poussées extérieures dans ce sens sont multiples. Les financements provenant d'Arabie Saoudite pour la construction de nouvelles mosquées au Kosovo et Metohija pourraient rapidement s'ajouter à celles venant de Bosnie, et qui trouvent dans le Sandjak serbe un débouché naturel. Le fait que la Turquie ait reconnu l'indépendance de Pristina immédiatement après les Etats-Unis, et pratiquement en même temps que l'Albanie, laisse supposer que les stratèges du « choc des civilisations » veuillent reproposer ce scénario au Kosovo aussi, en divisant ensuite les diverses factions. Washington qui, par le passé, avait déjà fait entrevoir le projet de la « dorsale islamique », pourrait maintenant dépoussiérer cette carte pour masquer son rôle fondamental. La partie de l'Eglise serbo-orthodoxe, qui, par le mythe des infiltrations alquaédistes et « ben ladéniennes » au Kosovo, avait cru pouvoir s'attirer les sympathies de l'Occident, doit assumer aujourd'hui sa lourde responsabilité, et désigner les véritables coupables de la rapine actuelle. Dans ce scénario, on espère que, et le Parti du Premier ministre Kostunica, et celui du Radical Nikolic, continueront dans leur optique, qui s'oppose à l'affrontement religieux. Cependant, il est nécessaire que l'autre partie aussi, les musulmans de bonne foi commencent à prendre acte de la manipulation subie pendant la guerre yougoslave et se retournent contre l'ennemi commun des peuples européens. Pour être clair, ceux qui continuent à déployer des drapeaux américains, devraient réaliser qu'en 1999 les bombardements étasuniens sur le Kosovo et Metohija furent beaucoup plus intenses sur la zone peuplée par les Albanais. Une des premiers effets de l'uranium appauvri est en fait la stérilité et l'objectif de l'OTAN était de freiner la forte prolificité de l'ethnie albanaise, dans le but de mieux contrôler le Kosovo… Vous parlez d'une indépendance ! [/I]<br /> <br /> CANZANO 5. Quelle est la motivation des Etats-Unis dans leur objectif d'une expansion de l'OTAN à l'Est ? <br /> <br /> [I]VERNOLE . Le protectorat sur le Kosovo, le nouveau rôle de l'OTAN comme instrument de police du Nouvel Ordre Mondial, et le déploiement du bouclier anti-missiles en Europe Orientale, sont tous des outils du projet stratégique étasunien : empêcher la ré-émergence d'un rival fort dans la région eurasiatique. Le Kosovo représente une base arrière logistique importante pour les actions nord-américaines au Moyen-Orient et ce n'est pas un hasard si les Etats-Unis ont construit à côté de Urosevac leur plus grande base militaire européenne, Camp Bondsteel. L'humiliation de la Serbie constitue naturellement un avertissement à la Russie et à sa politique multipolaire d'amitié avec la Chine et l'Inde. L'élargissement de l'OTAN toujours plus à l'Est sert à la fois à faire obstacle à la commercialisation du pétrole russe en Europe et à interposer un obstacle insurmontable aux rapports de bon voisinage entre Moscou et Bruxelles. Ce n'est pas un hasard si les Etats-Unis se sont toujours déclarés indisponibles pour faire entrer Moscou dans l'Alliance Atlantique : l'entrée de la Russie ferait voler en éclats leur hégémonie dans l'OTAN et en bouleverserait les objectifs. <br /> <br /> Le projet de bouclier anti-missiles a été conçu sans même consulter Moscou au sein du Conseil OTAN-Russie, les dépenses militaires des Etats-Unis continuent avec des affectations de crédits sans aucune comparaison en aucun autre pays. Dans ce sens, ils sont certainement décidés à continuer la politique d'expansion atlantique, à condition d'en maintenir le contrôle. [/I]<br /> <br /> CANAZANO 6. Un statut spécial peut-il garantir à la province serbe une forte autonomie et l'intégration à l'Europe ? <br /> <br /> [I]VERNOLE. Bien sûr, recevoir les propositions de Belgrade visant à conférer le maximum d'autonomie à la province du Kosovo et Metohija aurait pu résoudre la question, qui maintenant risque au contraire d'ouvrir la « boîte de Pandore ». Evidemment on n'a pas le moins du monde essayé d'aller dans cette direction, parce que tous les protagonistes principaux de cette affaire ont joué vers une précipitation de la crise. Avec un statut spécial, le Kosovo et Metohija aurait pu aller avec la Serbie vers l'intégration européenne, alors qu'à présent tous les deux risquent une chute dans l'abîme. Si Belgrade joue la carte des sanctions énergétiques, l'économie kosovar ira vers une récession terrible, alors que le chômage fleure les 80%. Les mines de Trepca, qui sont dans la zone serbe, sont fermées depuis des années, la seule source de devises est celle qui provient des trafics de la criminalité organisée et des aides de la « Communauté internationale » : celle-ci, après 8 années d'administration, s'est cependant caractérisée beaucoup plus par ses scandales et ses vols que par ses capacités de relance de l'économie. Les privatisations ont créé une rivalité acharnée entre les divers groupes multinationaux, qui s'appuient sur des clans mafieux locaux pour le contrôle des ressources. Il ne restera au peuple que les miettes et un fort ressentiment qui sera exploité par des boss mafieux dans le sens du nationalisme. La partition effective du Kosovo et Metohija, qu'on aurait pu réaliser de façon pacifique, apportera au contraire de nouvelles tensions, comme c'est arrivé dans les années 90. Mais cette Europe, sourde et aveugle, ne veut ni entendre ni voir, et elle va payer cher sa propre arrogance. [/I]<br /> <br /> Stefano Vernole est journaliste, rédacteur à « Eurasia », Revue d'études géopolitiques, co-auteur de « La Lotta per il Kosovo », Editions del Veltro, Parme 2007. <br /> <br /> <br /> <br /> Article original, publié sur La Destra.info <br /> http://www.ladestra.info/?p=17589 <br /> Traduit de l'italien par Marie-Ange Patricio pour Mondialisation <br /> 22/02/2008, Mondialisation.ca <br /> <br /> <br /> [I]Source blog de Michel Collon mis en ligne par Cricri[/I]
C
Lorsqu’on examine de près la toute récente « déclaration d’indépendance» de la province serbe du Kosovo et la reconnaissance immédiate de cette dernière en tant qu’État par les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, il importe avant tout de savoir trois choses. <br /> <br /> Primo, le Kosovo n’obtient aucune indépendance ni la moindre autodétermination. Il sera gouverné par un haut représentant et des institutions désignés par les États-Unis, l’Union européenne et l’Otan. Une espèce de vice-roi à l’ancienne et des administrateurs impérialistes détiendront le contrôle sur sa politique étrangère et intérieure. L’impérialisme américain a tout simplement renforcé son contrôle direct sur une colonie intégralement dépendante située au cœur des Balkans. <br /> <br /> Secundo, la reconnaissance immédiate du Kosovo par Washington confirme une fois de plus que l’impérialisme américain entend enfreindre absolument tous les traités ou accords internationaux qu’il a signés jusqu’à ce jour, y compris les accords qu’il a sortis lui-même et imposés à d’autres par la force et la violence. <br /> <br /> La reconnaissance du Kosovo constitue une violation directe d’une telle loi, en l’occurrence la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, que les dirigeants de la Yougoslavie ont été forcés de signer pour mettre un terme aux 78 jours de bombardements subis par leur pays en 1999. Même cet accord imposé stipulait « la garantie par tous les États membres de la souveraineté et de l’intégrité territoriale » de la Serbie, une république de la Yougoslavie. <br /> <br /> La reconnaissance illégale du Kosovo, cette semaine, a été condamnée par la Serbie, la Russie, la Chine et l’Espagne. <br /> <br /> Tertio, la domination par l’impérialisme américain ne rapporte rien au peuple occupé. Après neuf années d’occupation militaire directe par l’Otan, le Kosovo a un taux de chômage atterrant de 60 %. Il est devenu la plaque tournante du trafic international de drogue et des réseaux de prostitution en Europe. <br /> <br /> Les centres industriels (mines, usines, fonderies, raffineries) et les chemins de fer jadis très actifs de cette petite région riche en ressources sont tous à l’arrêt, aujourd’hui. Sous l’occupation de l’Otan, les ressources du Kosovo ont été privatisées de force et vendues à de grosses multinationales occidentales. Les rares emplois du Kosovo consistent presque uniquement à travailler pour l’armée d’occupation des États-Unis et de l’Otan ou pour les agences des Nations unies. <br /> <br /> La seule construction importante au Kosovo s’appelle Camp Bondsteel. C’est la plus grosse base américaine construite en Europe depuis une génération. Évidemment, c’est Halliburton qui a décroché ce contrat. Camp Bondsteel contrôle les routes stratégiques du pétrole et autres voies de transport de toute la région. <br /> <br /> Plus de 250.000 Serbes, Rom et personnes d’autres nationalités ont été chassés de cette province serbe depuis qu’elle est passée sous le contrôle des États-Unis et de l’Otan. Quasiment un quart de la population albanaise a également été forcée de s’en aller afin de chercher du travail ailleurs. <br /> <br /> La mise en place d’une administration coloniale <br /> <br /> Examinons le plan que le Kosovo doit suivre pour accéder à son « indépendance ». Non seulement il viole les résolutions de l’ONU, mais il prévoit également une structure tout à fait coloniale. Il est similaire au pouvoir absolu détenu par L. Paul Bremer au cours des deux premières années de l’occupation de l’Irak par les États-Unis. <br /> <br /> Comment ce plan colonial a-t-il vu le jour ? Il a été proposé par les mêmes forces responsables de la dislocation de la Yougoslavie, des bombardements de l’Otan et de l’occupation du Kosovo. <br /> <br /> En juin 2005, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, faisait de l’ancien président finlandais Marti Ahtisaari son envoyé spécial chargé de diriger les négociations à propos du statut final du Kosovo. Ahtisaari n’est pas vraiment un arbitre impartial, quand il s’agit de l’intervention américaine au Kosovo. Il est président émérite du Groupe international de crise (ICG), une organisation financée par le multimilliardaire George Soros et soutenant l’expansion et l’intervention de l’Otan en même temps que l’ouverture des marchés aux investissements américains et européens. <br /> <br /> Le conseil d’administration de l’ICG comprend deux personnages officiels américains clés, responsables des bombardements au Kosovo : le général Wesley Clark et Zbigniew Brzezinski. En mars 2007, Ahtisaari a transmis sa Proposition complète de résolution des statuts du Kosovo au nouveau secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. <br /> <br /> On peut lire les documents de mise en place d’une nouvelle forme de gouvernement au Kosovo sur unosek.org/unosek/en/statusproposal.html. <br /> Un résumé est également disponible sur le site Internet du département d’État (= ministère des Affaires étrangères) américain : state.gov/p/eur/rls/fs/100058.htm <br /> <br /> Un représentant civil international (RCI) sera désigné par les officiels américains et européens en vue de superviser le Kosovo. Ce fonctionnaire pourra rejeter ou annuler n’importe quelle mesure ou loi et déboulonner n’importe qui de ses fonctions, au Kosovo. Le RCI pourra exercer le contrôle entier et final sur les départements des douanes et des taxes, ainsi que sur le trésor et la banque. <br /> <br /> L’union européenne installera une mission de politique sécuritaire et défensive (PSDE) et l’Otan, de son côté, assurera une présence militaire internationale. Ces deux corps désignés auront le contrôle de la politique étrangère, de la sécurité, de la police, de la justice et de tous les tribunaux et prisons. Ils bénéficient en outre d’une liberté d’accès immédiate et totale à toutes activités, opérations ou documents au Kosovo. <br /> <br /> Ces corps et le RCI auront le dernier mot à propos des délits et des personnes pouvant faire l’objet de poursuites; ils peuvent rejeter ou annuler toute décision qui aura été prise. La plus grosse prison du Kosovo se trouve à la base américaine, Camp Bondsteel, où des personnes sont détenues sans la moindre accusation, sans surveillance ou représentation judiciaire. <br /> <br /> La reconnaissance de « l’indépendance » du Kosovo n’est que la dernière étape d’une guerre américaine de reconquête poursuivie sans relâche depuis des décennies. <br /> <br /> Diviser pour régner <br /> <br /> Les Balkans ont toujours été un assemblage hétéroclite de nombreuses nationalités, cultures et religions opprimées. La Fédération socialiste de Yougoslavie, apparue après la Seconde Guerre mondiale, comprenait six républiques dont aucune n’avait la majorité. À sa naissance, la Yougoslavie était nantie d’un héritage issu des antagonismes inlassablement exploités par les Turcs ottomans et par l’Empire austro-hongrois, puis des ingérences de l’impérialisme britannique et français et, enfin, d’une occupation fasciste par les Allemands et les Italiens durant la Seconde Guerre mondiale. <br /> <br /> Le peuple serbe subit des pertes très importantes, au cours de cette guerre. Un puissant mouvement de résistance dirigé par les communistes et composé de toutes les nationalités ayant souffert de diverses façons, s’était constitué contre l’occupation nazie et toute intervention de l’extérieur. Après la libération, toutes les nationalités coopérèrent et s’engagèrent dans la mise sur pied de la nouvelle fédération socialiste. <br /> <br /> En 45 années et, alors qu’au départ elle ne couvrait qu’une région appauvrie, sous-développée et en proie à de fréquents conflits, la Fédération socialiste de Yougoslavie allait se développer en un pays stable doté d’une base industrielle, de soins de santé et d’un système d’enseignement accessible à toutes la population. <br /> <br /> Avec l’effondrement de l’Union soviétique au début des années 1990, le Pentagone sortit immédiatement des plans prévoyant l’expansion agressive de l’Otan vers l’Est. Diviser pour régner, telle devint la politique américaine dans l’ensemble de la région. Partout, des forces procapitalistes de droite furent financées et encouragées. Dans le même temps que l’Union soviétique fut émiettée en plusieurs républiques séparées, affaiblies, instables et généralement en conflit, la Fédération socialiste de Yougoslavie tenta de résister à cette vague réactionnaire. <br /> <br /> En 1991, alors que l’attention du monde se concentrait sur les bombardements dévastateurs de l’Irak par les États-Unis, Washington encouragea, finança et arma les mouvements séparatistes de droite dans les républiques de Croatie, de Slovénie et de Bosnie de la Fédération yougoslave. En violation des accords internationaux, l’Allemagne et les États-Unis reconnurent rapidement ces mouvements sécessionnistes et approuvaient la création de plusieurs mini états capitalistes. <br /> <br /> En même temps, le capital financier américain imposa de sévères sanctions économiques à la Yougoslavie, afin de mettre son économie en faillite. Washington décida alors que l’Otan était la seule force à même de ramener la stabilité dans la région. <br /> <br /> L’armement et le financement de l’UCK, un mouvement d’extrême droite, dans la province serbe du Kosovo, débutèrent à la même période. Le Kosovo n’était pas une république distincte de la Fédération yougoslave, mais une province de la république de Serbie. Historiquement, il avait été l’un des foyers de l’identité nationale serbe, mais avec une population albanaise qui n’avait cessé de croître. <br /> <br /> Washington lança une véhémente campagne de propagande prétendant que la Serbie menait elle-même une campagne de génocide massif contre la majorité albanaise du Kosovo. Les médias occidentaux ressassèrent à l’infini des histoires de fosses communes, de viols et de brutalités en tout genre. Des fonctionnaires américains prétendirent même qu’entre 100.000 et 500.000 Albanais avaient été massacrés. <br /> <br /> Sous l’administration Clinton, des fonctionnaires des États-Unis et de l’Otan sortirent un ultimatum outrageant: la Serbie devait accepter immédiatement une occupation militaire et renoncer à toute souveraineté sur le Kosovo, sans quoi elle allait devoir affronter le bombardement par l’Otan de ses villes, villages et infrastructures. Lors des négociations qui eurent lieu à Rambouillet, en France, le Parlement serbe vota le refus des exigences de l’Otan et les bombardements commencèrent. <br /> <br /> En 78 jours, le Pentagone largua 35.000 bombes à sous munitions, utilisa des milliers de projectiles radioactifs contenant de l’uranium appauvri, ainsi que des obus perceurs de bunkers et autres missiles de croisière. Les bombardements détruisirent plus de 480 écoles, 33 hôpitaux, de nombreux dispensaires de soins, 60 ponts, en même temps que des sites industriels, des usines chimiques, des centrales électriques et la totalité du réseau d’électricité. Ce fut le Kosovo, c’est-à-dire la région que Washington était censé libérer, qui subit les pures destructions. <br /> <br /> Finalement, le 3 juin 1999, la Yougoslavie fut forcée d’accepter un cessez-le-feu ainsi que l’occupation du Kosovo. <br /> <br /> S’attendant à découvrir des cadavres partout, des équipes médicolégales originaires de 17 pays de l’Otan et organisées par le tribunal de La Haye pour les crimes de guerre, retournèrent en tous sens le Kosovo occupé. L’affaire prit tout l’été 1999 mais les équipes ne découvrirent que 2108 corps, et de toutes nationalités. Certains avaient été tués par les bombardements de l’Otan, certains au cours de la guerre entre l’UCK et la police et l’armée serbes. Par contre, les équipes médicolégales ne découvrirent aucune fosse commune et en purent produire la moindre preuve de massacre ou de « génocide ». <br /> <br /> Ce démenti surprenant de la propagande impérialiste provient d’un rapport rendu public par la principale accusatrice du Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie, Carla Del Ponte. Il fut publié, mais sans publicité aucune, dans le New York Times du 11 novembre 1999. <br /> <br /> La propagande rabique de génocide et les histoires de fosses communes étaient aussi fausses que les allégations futures prétendant que l’Irak possédait et fabriquait des « armes de destruction massive ». <br /> <br /> Via des guerres, des assassinats, des coups d’État et des embargos économiques, Washington est parvenu aujourd’hui à imposer une politique économique néolibérale à la totalité des six anciennes républiques yougoslaves et à les briser pour en faire des mini états instables et appauvris. <br /> <br /> L’extrême instabilité et la pauvreté effarante que l’impérialisme a apportées à la région constitueront à longue échéance les semences de son propre effondrement. L’histoire des réalisations de la Yougoslavie au moment où elle jouissait d’une véritable indépendance, de souveraineté dans l’unité et d’un développement socialiste se réaffirmera d’elle-même dans le futur. <br /> <br /> Saa Flounders<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action <br /> 24/02/2008, Workers.org <br /> ----------------- <br /> <br /> <br /> Sara Flounders, codirectrice de l’International Action Center, s’est rendue en Yougoslavie durant les bombardements américains de 1999 et elle a rédigé des rapports dénonçant les attaques américaines contre des cibles civiles. Elle est coauteur et éditrice des ouvrages : « Hidden Agenda-U.S./NATO Takeover of Yugoslavia » (L’agenda caché des États-Unis et de l’Otan à propos de la reprise de la Yougoslavie) et « NATO in the Balkans » (L’Otan dans les Balkans). <br /> <br /> <br /> [I]Source blog Michel Collon <br /> <br /> Mis en ligne par Cricri<br /> [/I]
C
Durant la Seconde guerre mondiale - quand, pour la première fois, la Yougoslavie a été supprimée et son territoire morcelé - l'occupant nazi avait formé des divisions SS, composées de volontaires locaux sous commandement allemand, pour renforcer sa lutte contre les forces de résistance qui s'étaient développées très rapidement dans la population serbe après la capitulation en avril 1941. [G]La Waffen-SS albanaise "Skanderbeg", [/G]à laquelle se sont intéressés Laurent Latruwe et Gordana Kostic, a été constituée en avril 1944 ; elle était la dernière de ces créations et ne parvint pas - sinon dans la cruauté - au renom qu'obtinrent deux formations de ce type créées avant elle.<br /> D'abord, la division "Prinz Eugen" fondée au début de 1942. Elle réunissait des Volksdeutscher (comme on appelait dans la région les membres de la minorité allemande) et rendait hommage par le nom qu'elle portait au prince Eugène de Savoie qui, après ses victoires remportées sur les Ottomans pour le compte de Vienne, avait favorisé au XVIIIe siècle l'implantation de Germains dans ces contrées. Elle était, sur le plan guerrier, la mieux organisée et la plus efficace.<br /> Ensuite la division "Handschar" qui groupait des musulmans de Bosnie et d'Herzégovine, régions appartenant alors à "l'Etat indépendant de Croatie" dirigé par Ante Pavelic. Son nom était un mot turc transcrit phonétiquement en allemand et signifiant "le sabre". Cette unité, formée avec éclat en 1943, avait bénéficié du soutien des autorité islamiques locales ("la seule voie pour la jeunesse musulmane, avait déclaré un imam réputé, est celle de Hitler et Pavelic") et de l'appui d'Hadj Amine El-Hussein, grand mufti de Jérusalem, qui l'avait passée en revue durant sa visite officielle en Croatie, comme allait le faire un peu plus tard Heinrich Himmler. La division "Handschar" ne recrutait pas seulement des Slaves islamisés mais visait à attirer les musulmans de toute origine car elle devait symboliser, au-delà de la restauration de l'unité du peuple croate célébrée à Zagreb, l'alliance de l'islam et du troisième Reich. [G]C'est ainsi que deux mille volontaires albanais du Kosovo s'y engagèrent et y restèrent jusqu'en avril 1944, quand fut formée au Kosovo la division "Skanderbeg", qu'ils rejoignirent aussitôt.[/G]
K
On dirait que Sarko a fait des émules jusqu'en Algérie.
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