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LE PIGEON BLEU
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25 août 2009

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ?

Reprenons mes chéri(e)s, si vous le voulez bien, le fil intitulé "Développement du râble, diversion et socialisme"...

...tout le monde aura compris que l'appropriation de la fameuse devise de la Révolution de 1789 par la droite française et la prétention à ériger en monopole l'héritage de la Déclaration des Droits de l'Homme par les nouveaux négriers occidentaux est une pure escroquerie historique.

Si, de fortune, atteints de cécité, vous ne saisissiez pas très bien le sens de notre démarche pédagogique au moment où notre monarque se prétend "
refondateur du capitalisme" (l'acier s'est refroidi depuis!), je vous invite à lire le texte suivant de mon complice Robert Charvin paru dans "Le Patriote" de cette semaine.

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Du 14 juillet au  26 août 1789

14 juillet 2009: un jour férié, comme une abstention de plus dans une société où la majorité est abstentionniste. 220 ans plus tôt, le peuple parisien occupait une prison (presque vide) appelée la Bastille et libérait quelques détenus qui s’y trouvaient. L’ordre royal établi depuis des millénaires qui se croyait éternel était en train de mourir: les français étouffaient sous le poids des privilèges, des impôts, du catholicisme d’Etat. La crise alimentaire sévissait depuis plusieurs années…

Mais ce n’était pas encore la République: les français n’imaginaient pas de système sans roi! Il faudra attendre 1793 pour que naisse la 1ère République et que la tête du roi Louis XVI soit coupée pour que soit démythifié un pouvoir qui, depuis des siècles, jouait, pour son profit, sur le sacré. Le 14 juillet tournait une page de notre histoire et des idées neuves naissaient avec un pas en avant -très modeste- des pauvres dans la société française, avec la promotion de la Raison contre l’obscurantisme religieux, avec la lutte contre la corruption et le pouvoir de l’argent: « Pas de République sans vertu! » criait Saint Just.

Depuis dans l’hexagone, les 14 juillet se sont suivis et se sont ressemblés. La fête populaire révolutionnaire s’est muée en cérémonie officielle avec défilés des troupes, y compris celles qui se sont rendues « célèbres » dans les colonies pour leurs exactions, devant les autorités…

Lors du Bicentenaire de la Révolution française, nul n’a été même capable de redonner un sens au combat d’un peuple dont le prestige a pourtant fait le tour du monde! Il est vrai qu’après cinq républiques, bien des choses sont encore à révolutionner!

Un président tout puissant, un libéralisme sacralisé, la noblesse d’Etat et celle de l’argent coopérant main dans la main, de nombreux courtisans répétant au bon peuple que tout est bien dans le meilleur des mondes… Ne parlons pas de la liberté bien malade, de l’égalité inexistante, quant à la fraternité…

Quelques jours après le 14 juillet 1789, le 26 août, est adoptée la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen avec la volonté de liquider tous les obstacles à l’épanouissement de l’individu. De nombreux projets avaient été écartés, et c’est un collectif de députés de l’Assemblée qui, après 10 jours de travail, faisait adopter une série de principes hautement subversifs dont l’objectif était de dynamiter tous les autoritarismes!

A la veille du 26 août, le président des Etats-Unis Jefferson avait recommandé l’adoption du « droit de résistance à l’oppression » c’est-à-dire à la révolution contre tous les pouvoirs de nature tyrannique. On voulait institutionnaliser l’esprit de la Révolution… sans sacrifier pour autant le droit de propriété, qualifié de « sacré » (bourgeoisie dominante obligeant!).

Cette déclaration faite en quelques jours allait devenir un document politique valide pour des siècles jusqu’au temps présent, revendiqué par les oppositions de tous les pays du monde. L’arme des dominés, par excellence, contre tous les dominants de la terre! A partir d’elle, d’autres déclarations ont vu le jour, élargissant le champ des droits de l’Homme et des libertés

Mais le 26 août 1789, nul n’imaginait que cette déclaration pouvait être instrumentalisée contre les intérêts des peuples, contre les dominés, contre les pauvres de tous les continents. Et pourtant…

Les pouvoirs public et privé ont dénoncé le socialisme au nom des droits de l’Homme pour mieux conforter leur domination et protéger leurs intérêts les plus médiocres; ils ont fait semblant de manifester la plus grande déférence pour les dispositions de la Déclaration, tout en la vidant de tout contenu concret.

Aujourd’hui, la répression se dissimule sous les « réformes » l’archaïsme rétrograde sous la « modernité » et chaque jour, le régime sarkozien rogne un droit, réduit une liberté, transformant la déclaration du 26 août en vieux souvenir archéologique…

Peu à peu l’esprit de 1789 s’évanouit: ce qui était un monument de subversion fait partie de ce que l’on célèbre sans en avoir connaissance. Tout comme les Evangiles, ou le Coran, ou hélas, encore, les œuvres de Marx!

La Déclaration tend à relever de la mythologie politique tandis que certains en font leur fond de commerce!

A l’international, les Puissances se permettent d’invoquer les Droits de l ’Homme de 1789 pour justifier la guerre et l’ingérence: en Irak, par exemple, alors que ces mêmes puissances vivent sur la misère du monde!

Contre les Droits de l’Homme proclamés par la France révolutionnaire, toute l’Europe s’était coalisée au nom de la Monarchie.

Aujourd’hui, les forts écrasent les faibles sous la bannière des Droits de l’Homme!

Mais la réalité est contradictoire. Après la Déclaration de 1789, d’autres ont suivi, jusqu’au Préambule de 1946 sur lequel nous vivons encore et que les sarkoziens visent à liquider. En dépit de tous les échecs, la force des mots, du discours porteur de progrès, n’est pas négligeable: la Déclaration du 26 août reste un formidable point d’appui pour la lutte subversive toujours à recommencer contre le désordre établi et les privilèges toujours reconstitués.

En France, tout particulièrement, où le peuple de gauche a besoin de retrouver les sources qui ont fait sa grandeur au fil de l’Histoire.

                                                                                                                     R. CHARVIN   


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Via TZ.

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Commentaires
C
SOCIAL. La CGT-Airbus se retrouve au tribunal de Grande instance de Toulouse ce mardi matin 8 septembre pour avoir forcé le président de l'Union patronale de l'Ariège et un responsable du Medef-Île de France a atterrir à Pau plutôt qu'à Toulouse, il y a tout juste un an.<br /> <br /> Ces deux passagers de choix du vol Paris-Toulouse ainsi que quatre autres avaient porté plainte 18 septembre 2008 contre la CGT Airbus, Air-France et l’Aéroport de Blagnac. Ce jour-là, les salariés avaient en effet choisi d'occuper et donc de bloquer les pistes de l'aéroport de Blagnac pour protester contre la constitution d'Aérolia et la vente des sites Airbus de Méaulte, Saint-Nazaire et du Bureau d'Études.<br /> <br /> C'est après un refus de la direction de les recevoir que 300 airbusiens ont décidé de cette action, «pour se faire entendre». [G]Laquelle action n'aura duré que deux heures avant une évacuation des lieux sans aucun incident à déplorer. [/G]<br /> Cette assignation au tribunal de la CGT et de son délégué central pour Airbus-France, Xavier Petrachi est «une atteinte au droit de grève», déplore le syndicat. <br /> <br /> LibéTlse.<br /> [Héééhooo]
M
http://www.dailymotion.com/video/x85s2w_imitation-de-sarkozy-par-philippe-d_fun
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