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LE PIGEON BLEU
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24 juin 2011

PUISQUE L'AMIRAL NE VEUT PAS NOUS EXPLIQUER CHAVEZ...

arton2502-d8758J'ai trouvé ce texte "qui vaut ce qu'il vaut" au niveau de l'explication... Parce que la solidarité révolutionnaire, je m'en fais tout de même une autre idée. Bien sûr que les pressions sont extraordinairement fortes, et le peuple de Cuba - si proche - ne démentira pas, mais de là à livrer des camarades à la répression des narco-militaires et oligarques colombiens, il y a un gouffre difficile à franchir !

NOSE

 

ERNESTO VILLEGAS, journaliste vénézuélien

La gauche pourra-t-elle un jour se mettre dans la peau d’Hugo Chávez ?

jeudi 23 juin 2011

Un ton de déception est perceptible dans certains textes qui circulent dans les cercles de gauche à la suite de la déportation du colombien Joaquín Pérez Becerra, directeur de l’agence Anncol, et de l’arrestation dans l’état de Barinas du commandant Julian Conrado, membre de l’Etat Major des FARC.

On peut critiquer l’envoi de JPB en Colombie et œuvrer pour le droit de Conrado au statut de réfugié, mais de là à dire « je jette l’éponge et je ne joue plus », il y a une sacrée distance.

Essayer de comprendre les raisons de Chavez avant de le traiter de « traître » demande une certaine dose de compréhension. A peine un pourcentage de la compréhension nécessaire, par exemple, pour tenter de digérer les raisons des FARC d’avoir perpétré quelque chose d’aussi brutal que la prise d’otages civils, militaires et policiers pendant des années et sans jugement.

Il y eut un temps où les groupes révolutionnaires de tout le continent, dont des vénézuéliens, prenaient des avions et les déviaient vers Cuba. Vint le jour où le gouvernement cubain, soumis aux normes internationales, mit fin à cette pratique : il souscrivit une convention selon laquelle les responsables de telles actions seraient remis aux pays qui les réclameraient pour les juger. J’ignore si quelqu’un accusa alors Fidel de trahison. Il y eut, je crois, compréhension.

En septembre dernier, les FARC et l’ELN ont signé un accord pour stopper les combats entre les deux groupes dans l’Arauca colombien. De manière insolite, ils venaient de causer de nombreuses victimes mortelles entre eux et parmi les paysans de la zone. “Nous avons réalisé une profonde réflexion sur les causes qui ont motivé la confrontation et nous travaillerons pour apporter des solutions, mais surtout en évitant de répéter dans l’avenir une aussi grave erreur. Nous sommes autocritiques dans la reconnaissance des dommages et des souffrances subis par la population, ce sont des épisodes douloureux et les conséquences sont lamentables. Nous présentons par conséquent nos sentiments de considération et nos excuses à toutes les victimes”, dit un texte signé par les FARC et par l’ELN, diffusé par Anncol le 14/09/2010.

Pour certains il est plus difficile de se mettre dans la peau de Chávez que de comprendre, par exemple, les erreurs de la guérilla colombienne. Il est possible que cela soit dû au manque d’explications à l’intérieur et à l’extérieur du Venezuela, ainsi qu’à la manière brutale avec laquelle sont accomplies certaines décisions. Il ne suffit pas que le leader assume la responsabilité des décisions pour fermer un débat.

Mais, par chance le peuple en général semble comprendre, lui, que Chávez marche en politique intérieure et extérieure sur un champ miné, plein de pressions et de guetteurs à l’affût, avec des alliances tactiques qui lui permettent d’avancer lentement dans la stratégie, et avec des passifs tels que la situation des prisons, dont la solution structurelle ne dépend pas de sa volonté exclusive. Ces gens simples prient en ce moment pour que Chávez achève de se rétablir à Cuba et rentre rapidement au palais présidentiel de Miraflores. Il suffit de voir la troupe qui veut le remplacer pour savoir que l’alternative ne lui ressemblerait en rien, pas même à Lula mais à Alvaro Uribe. Cela dresse les cheveux d’imaginer le pétrole vénézuélien au service, non de la paix et de l’intégration, mais de la guerre et de l’impérialisme. Loin de nous, mauvais œil ! Prompt rétablissement, commandant.

arton1660ERNESTO VILLEGAS POLJAK, journaliste vénézuélien.

Traduction (FR) : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

URL de cet article : http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1660&lang=fr

Fuente : Ciudad Caracas, http://www.ciudadccs.info/?p=183925

 

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Commentaires
N
... que çà se passe en Egypte, en Lybie, au Sénégal, ou en Côte de faux ivoire ou de faut y voir ? <br /> <br /> Eh ben non! Ce n'est pas dans un pays de va-nu-pieds, ni dans un coin caché chez un peuple "d'arriérés"... c'est dans le berceau de la démocratie occidentale, dans un pays riviera de l'Europe de l'€uro !<br /> <br /> Et vous pouvez constater qu'il n'y a pas que le soleil ou que la mère qui tape dur !<br /> <br /> NOSE
M
je trouve l'article de Benoit Schneckenburger très bon, il explique bien que le Peuple n'est pas le populisme..
M
Rien n'est jamais acquis ! et tout peut se défaire, l'histoire ne s'arrête pas ! mais les mouvements révolutionnaires ne peuvent se faire qu'avec un soulèvement populaire. <br /> J'ai été très intéressée par les résultats des 4 referendum en Italie, referendum d'initiative populaire, qui sont tous allés massivement contre la libéralisation, il y a quelque chose à creuser de ce côté là.<br /> En ce moment Roger il y a une paupérisation générale des "couches moyennes" et un enrichissement d'une toute petite partie de la population. C'est tout à fait opportun de redonner un sens au collectif et pour moi la notion de le Peuple - un mot qui faisait horreur à tous les "individus, individualisés par le K- sous entend " la puissance" du collectif !
R
[G]apparaît en soi pour soi[/G]...Tout le problème est là c'est à dire avec, au moment présent, l'action politique en soi est souvent contre une tyrannie ou forme d'injustice... Mais rapidement le "Pour Soi", exprime les divergences directement liées aux intérêts divergents qui traversent les différentes couches sociales dont est composé "le Peuple"<br /> Si l'action première est souvent une revendication diffuse comme par exemple "Liberté" qui recouvre en elle même des notions contradictoires et qui remettent en cause "les libertés" c'est à travers la construction d'un changement que se retrouvent les mouvements populaires qui jamais ne rassemble la totalité du "Peuple".<br /> Roger[Héééhooo]
C
Candidat du Front de gauche pour la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a donné le coup d'envoi de sa "révolution citoyenne" dans un grand meeting en plein air à Paris, mercredi soir.<br /> "Enfin nous sommes réunis!" Jean-Luc Mélenchon savoure l'instant. [G]Devant plus de 4000 personnes, mercredi soir, place de Stalingrad à Paris, le candidat du Front de gauche a officiellement lancé sa campagne présidentielle. [/G]<br /> "Nous ne sommes pas là pour célébrer un candidat mais notre force collective", a-t-il précisé d'emblée pour faire taire les critiques ciblant sa propension à utiliser le "je" à la place du "nous". Pour ne pas offusquer ses amis du Parti communiste qui l'ont adoubé, Jean-Luc Mélenchon, costume sombre et cravate grenat, arborait également une mine plus grave et un ton moins explosif que d'habitude. <br /> <br /> "L'heure des caractères a sonné"<br /> <br /> Face aux oriflammes du Front de gauche, le tribun s'en est pris au "capitalisme fou" et a dédié ce premier meeting au syndicaliste Xavier Mathieu -relaxé par le tribunal correctionnel de Compiègne- et au peuple grec soumis à un nouveau plan d'austérité. "Bientôt, ils en viendront à leur demander de vendre l'air qu'ils respirent", s'est-il époumoné. <br /> <br /> Alors qu'il peine à décoller dans les enquêtes d'opinion, le co-président du Front de gauche semblait plus que jamais convaincu par son destin, après la retraite politique d'Olivier Besancenot et la crise interne qui secoue le NPA. "L'heure des caractères a sonné", tonne le candidat du Front de gauche, "la saison des tempêtes est revenue dans l'Histoire!" <br /> <br /> Dans ce meeting rassemblant toutes les forces du Front de gauche (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire mais également la FASE de Clémentine Autain), Jean-Luc Mélenchon s'est mis à rêver à haute voix d'une réédition du non au traité institutionnel en 2005, quand "55% des Français ont dit 'non' à l'Europe libérale." <br /> <br /> La concrétisation objet politique <br /> <br /> "J'ai rarement vu une écoute aussi studieuse de la part d'un public de meeting, on ressent une vraie communion", commente le secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel. <br /> <br /> Au moment d'évoquer l'action syndicale et d'en appeler à la résistance populaire, le tribun s'est même fait couper la parole par la vox populi reprenant en choeur: "Ré-sis-tance! Ré-sis-tance!". Les mains sur les reins, Jean-Luc Mélenchon contemple la scène avec la satisfaction d'un contremaître devant le travail accompli. "C'est la concrétisation d'un objet politique, l'incarnation de la deuxième gauche", s'émeut Coquerel. <br /> <br /> Le co-président du Parti de gauche a également esquissé les premières lignes de son projet présidentiel qui sera dévoilé en septembre lors de la fête de l'Humanité. Au programme: changement des institutions politiques, transition énergétique et planification écologique, interdiction d'utiliser plus de 5% à 10% de contrats précaires dans les entreprises et partage des richesses... <br /> <br /> "Le déclic a eu lieu"<br /> <br /> "Nous allons récupérer les 195 milliards qui sont passés des poches du travail à celles du capital durant les vingt dernières années, voilà notre marge de manoeuvre!", a assuré l'euro-député. <br /> <br /> Jean-Luc Mélenchon a terminé son discours en clamant son amour de la France à travers les vers d'une chanson de Jean Ferrat. Près des journalistes, le candidat du Front de gauche visiblement très ému, s'est dit convaincu que "le déclic avait eu lieu". "Nous n'avons pas de moyens, chaque citoyen va donc devenir son propre directeur de campagne", plaide le héraut de la révolution citoyenne .
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