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LE PIGEON BLEU
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5 juillet 2011

la faillite du Minnesota

Etats-Unis : l’Independence Day marqué par la faillite du Minnesota.


de : RTBF, sur leur site.
mardi 5 juillet 2011 - 10h14

 

Un Etat en faillite ? Non ce n’est pas (encore) dans le sud de l’Europe que vous le trouverez mais dans le Middle west américain, à la frontière avec le Canada. Il s’agit du Minnesota, un Etat de 225 000 kilomètres carrés grand comme la moitié de la France. Il vient de se déclarer en cessation de payement.

Le 1er juillet, le gouvernement dirigé par le démocrate Mark Dayton a proprement déclaré l’état de faillite et renvoyé dans leurs foyers les quelques 22 000 fonctionnaires de l’Etat.

Et en ce long week-end d’Independence day, c’est une fausse impression de jour férié qui prévaut. En réalité tout est fermé parce qu’il n’y a plus un rond pour payer quoi que ce soit.

Le problème est constitutionnel : le Minnesota ne peut pas présenter de budget en déséquilibre. Or, avec un déficit de 5 milliards de dollars, il se trouve forcé de choisir entre l’augmentation des impôts et les coupes claires dans les dépenses publiques. Exactement comme au niveau fédéral. Et de la même manière que les deux partis se livrent à un bras de fer au Congrès à Washington, démocrates et républicains jouent une grande partie de bluff dans le Minnesota.

Car en déclarant l’état de faillite, le gouverneur démocrate n’espère qu’une chose : faire porter le chapeau aux républicains, au rang desquels figure d’ailleurs l’une des "stars" du Tea Party et désormais candidate aux primaires du Grand Old Party, Michelle Bachman.

Menaces pour l’État fédéral.

La partie d’échecs en cours dans cet Etat de 5 millions d’âmes rappelle que les finances américaines sont dans une situation au moins aussi préoccupante que celles des pays de la zone euro. Déjà, la Californie –l’Etat le plus riche et le plus peuplé de l’Union- était passée à deux doigts de la faillite il y a quelques mois avant qu’un accord trouvé in extremis lui permette de souffler une petite année de plus.

Mais le véritable test autour des finances publiques américaines aura lieu dans les tous prochains jours, puisqu’il faudra pour début août que démocrates et républicains trouvent un terrain d’entente pour augmenter le plafond de la dette publique fédérale abyssale. A défaut, ce sera la cessation de paiement.

Dire que la perspective inquiète les milieux financiers est assez loin de la réalité. En réalité, elle les fait blêmir et paniquer. Les agences de notation ont déjà prévenu : le non-relèvement du plafond de la dette les ferait placer les Etats-Unis sous surveillance négative ; et on peut imaginer que les marchés ne resteraient pas sans réaction face à la cessation de paiement de la première économie de la planète.

Répétition générale ?

Il reste à peine quelques jours à Barack Obama pour conclure un accord avec la majorité républicaine au Congrès des Etats-Unis. Peut-être le Minnesota fait-il dès lors figure d’avertissement aux républicains : "Voyez comme nous sommes déterminés à protéger les Américains des coupes sombres dans les programmes sociaux", semblent dire les démocrates. Et s’il s’agit plutôt d’une répétition en mode mineur, on ne devrait pas tarder à savoir dans quelle direction les vents mauvais de la crise poussent l’opinion américaine.

Thomas Nagant.

http://www.rtbf.be/info/economie/de...

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Commentaires
J
Moralité de l'histoire : le libéralisme a ses limites. Ils éjectent les fonctionnaires sans autre forme de procès. Chez nous ils veulent faire idem. Et pour quel résultat ? <br /> <br /> Le vrai problème, le seul, l'unique, c'est tant qu'il y aura quelques individus qui piqueront tout pour leurs seuls profits, il y aura du bazar.<br /> <br /> Et puis j'ai jamais compris comment des américains pouvaient vivre à ce point sur le crédit. C'est le bord., l'anarchie. Pas l'anarchisme, c'est autre chose.
C
Les Français manquent-ils d'argent ou vivent-ils au dessus de leurs moyens? Une chose est sûre, ils sont de plus en plus nombreux à tirer le diable par la queue à la fin du mois et même pire, à se retrouver dans une profonde situation de détresse financière. En tout cas selon la radio RTL qui s'est procuré un rapport de la commission de surendettement à la Banque de France, les dossiers s'accumulent sur son bureau sur [G]les six premiers mois de l'année 2011 et sont en augmentation de 12 % par rapport à l'an passé.[/G] <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Plus inquiétant, la Banque de France s'attend à ce que la situation se détériore ces prochain mois. Elle estime ainsi que [G]plus d'un million de familles déposeront un dossier de surendettement d'ici au 31 décembre prochain. [/G]<br /> <br /> L'association Crésus, qui apporte un soutien juridique, économique et social aux familles surendettées, confirme ces données et s'en inquiète. Les dossiers qu'elle traite font état d'un montant moyen de dettes impayées de 37 500 euros par ménage surendettés en France. L' association milite pour qu'un fichier des crédits soit établi pour enrayer le phénomène. Avant d'accorder un crédit les organismes financier doivent vérifier que l'emprunteur est solvable.
C
Sur le front du commerce international, la France patine. [G]Pour la deuxième fois en deux mois, le déficit commercial a battu un mauvais record en mai, à -7,422 milliards d'euros, selon les chiffres publiés ce jeudi par les douanes. Sur douze mois, il s'établit à -63,418 milliards d'euros, contre -51,558 milliards en 2010. [/G]<br /> <br /> Le mauvais chiffre du mois de mai s'explique en grande partie par le renchérissement de la facture énergétique de la France, sous l'effet d'un rebond des importations d'hydrocarbures naturels. Les importations, grevées par cette tendance, se montent à 41,601 milliards d'euros en mai, en hausse de 2,9% sur trois mois. Ce chiffre a été modéré par le tassement des importations industrielles. Ceci, «du fait de moindres acquisitions aéronautiques et navales et d'un repli des achats de matériels électroniques et de produits pharmaceutiques», précisent les douanes.<br /> <br /> Dans le même temps, «les exportations industrielles fléchissent à nouveau», notent-elles. Résultat, les exportations n'ont progressé que de 0,9% sur les trois derniers mois pour atteindre 34,179 milliards d'euros en mai. «Le repli persistant des matériels de transport (aéronautique en mai, automobile en avril) pèse sur la tendance», relèvent les douanes. «L'atonie domine par ailleurs», ajoutent-elles. Pour ne rien arranger, les exportations militaires se rétractent de 100 millions d'euros.<br /> <br /> in : le figaro
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