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LE PIGEON BLEU
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2 novembre 2011

integristes de tous les pays unissez vous !!!

Les locaux de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ont été incendiés dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 octobre. Charb, le directeur de publication du journal, a confirmé l'information en début de matinée, évoquant le jet d'un cocktail Molotov. Il n'y a aucun blessé.

Le site de "Charlie Hebdo" a également été piraté, un message attribuant cette attaque informatique à un "cyber-combattant" de l'islam en réaction aux dessins "dégoûtants" de l'hebdomadaire.

Un numéro retitré "Charia Hebdo" est paru mercredi, avec une représentation de Mahomet en couverture, en réaction à la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et aux annonces effectuées par le CNT libyen.

"Tout est détruit", a témoigné le chroniqueur Patrick Pelloux. "Le poste de maquette a brûlé et il y a de la suie partout, le système électrique a fondu", a précisé Charb. Malgré la destruction des ordinateurs, tout sera mis en oeuvre pour publier le prochain numéro de Charlie Hebdo, a-t-il indiqué.

Un incendie "lié" à la parution de Charia Hebdo

 

Pour lui, l'incendie est directement "lié" à la publication de "Charia Hebdo" ce mercredi. "Sur Twitter, sur Facebook, on a reçu pas mal de lettres de protestation, de menaces, d'insultes", que la direction du journal s'apprêtait à transmettre à la police, a-t-il expliqué.

Le journal avait déjà reçu des menaces lors de la publication des caricatures de Mahomet en 2006, mais le numéro de ce mercredi "n'a pas la même portée, c'est plus déconnant qu'autre chose", et seule la couverture avait été diffusée au moment de l'incendie, "pas le contenu" du journal, a-t-il souligné.

Les locaux de Charlie Hebdo, situés rue de Turbigo (2e arrondissement), abritent notamment la rédaction, le service de fabrication des maquettes, des bureaux et des stocks merchandising. La police judiciaire de Paris a été saisie de l'enquête.

Le Nouvel Observateur - avec AFP

 

Depuis une semaine les integristes catholiques manifestent parfois avec violence devant un theatre parisien qui presente une piece qui leur déplait , la presse , la culture , tout cela n'est pas bon pour les fous des dieux !!!

 

cloclo

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Commentaires
F
[G]Les intégrismes religieux unis contre la liberté d’expression : c’est en France que ça se passe ![/G]<br /> <br /> [I]Mercredi 2 novembre 2011 [/I]<br /> <br /> Fanatisés par leur conception particulière de la religion, des intégristes catholiques s’en sont pris à la liberté de création et de représentation théâtrale (Sur le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville), causant de graves troubles à l’ordre public. Si les précédents ne manquent pas (attentat de 1988 contre un cinéma projetant La dernière tentation du Christ de Martin Scorsese, saccage récent de l’œuvre Piss Christ d’Andres Serrano), le plus étonnant cette fois est le soutien apporté par un contingent d’intégristes musulmans dont les propos confus sont rapportés sur le site islamenfrance.fr. C’est par ailleurs sur ce site qu’a été publié le 31 octobre un appel « pour rigoler » à brûler Charlie Hebdo.<br /> <br /> Un pas de plus vient d’être franchi avec l’incendie criminel qui a détruit les locaux de cet hebdomadaire. Le fanatisme révélé à l’époque des caricatures du prophète par les menaces et le procès fait au directeur de Charlie Hebdo n’a fait que croître.<br /> <br /> Ces graves atteintes à la liberté d’expression démontrent qu’il ne doit pas y avoir de tolérance pour l’intolérance dans notre République laïque.<br /> <br /> Pour l’UFAL, qui avait en 2007, à l’occasion des Rencontres Laïques Internationales, soutenu Charlie Hebdo traîné en justice, il ne s’agit pas seulement d’atteintes à la liberté d’expression, mais de menaces pour l’ensemble des libertés publiques. Seule la laïcité garantit que les expressions religieuses ne puissent plus devenir synonymes d’oppression des autres formes de pensée, ni des libertés d’autrui. La loi du 9 décembre 1905 a ainsi placé en tête de son article premier le principe de la liberté de conscience, c’est-à-dire le droit de croire, ou ne pas croire, de douter, ou de refuser de se prononcer en la matière. C’est pourquoi nous souhaitons que les articles 1er et 2 de la loi de 1905 soient intégrés à la Constitution française et que la date anniversaire du 9 décembre devienne une fête reconnue, non par simple devoir de mémoire mais comme impératif démocratique pour l’avenir.<br /> <br /> Au moment où des inquiétudes se font jour sur le devenir des « révolutions arabes », sous l’effet d’intégristes cherchant à imposer l’emprise de la religion sur l’état, sur le droit civil, sur la situation des femmes et la liberté de pensée, sachons en France réaffirmer que le blasphème n’est pas un délit, et que seule la laïcité constitutionnelle garantit l’ensemble des libertés fondamentales.<br /> <br /> Et sachons aussi agir : l’UFAL appelle tous les mouvements laïques qui partagent les principes fondamentaux de la république à œuvrer ensemble pour promouvoir le principe de laïcité comme facteur d’émancipation individuelle et sociale, défendre la liberté d’expression et exiger que le gouvernement fasse respecter les libertés publiques garanties par la Constitution.<br /> <br /> par l'UFAL<br /> Union des FAmilles laïques<br /> <br /> http://www.ufal.org
C
[Héééhooo]<br /> <br /> Suite à la programmation au Théâtre Garonne de la pièce de théâtre « Golgota Picnic » de Rodrigo Garcia du 16 au 20 novembre prochains, la ville de Toulouse rappelle son attachement aux principes de laïcité et de liberté d'expression, comme de son respect pour toute croyance. [G]Ce théâtre est en effet victime de pressions de la part de groupes intégristes catholiques jugeant ce spectacle « blasphématoire » et qui ont appelé à manifester.[/G] « Nous appelons à l'apaisement face aux réactions violentes et haineuses suscitées par ces représentations théâtrales. Le spectacle de Rodrigo Garcia a été présenté dans plusieurs villes européennes sans aucun incident », souligne Vincentella de Comarmond, adjointe à la culture.<br /> <br /> Pierre Cohen, en tant que maire, est particulièrement vigilant à ce que la collectivité qu'il représente ne s'immisce pas dans les choix artistiques des artistes et des professionnels de la culture. [G]Face aux pressions subies par le personnel du Théâtre Garonne, la ville de Toulouse apporte tout son soutien à cette équipe qui réalise un travail de grande qualité de diffusion du théâtre contemporain.[/G]
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