dernieres nouvelles de la Réunion .
Oups, une erreur ! Une grosse erreur. Le communiqué est parti mais ce n’était pas le bon. Pourquoi alors rédiger un un vrai-faux communiqué, qui plus est pour annoncer que la France a perdu son triple A. C’est pourtant ce qui s’est passé jeudi. Une bourde, une belle bourde qui a été commise par l’agence américaine de notation Standard and Poor’s. Un loupé qui arrive en pleine crise de la dette et qui a bien failli déclencher une panique mondiale. La France a été secouée et Nicolas Sarkozy était à deux doigts de s’étrangler avec son café au petit matin. Déjà que la note de la France avait été menacée en octobre dernier par l’agence Moody’s... Cette fois, c’est Standard and Poor’s qui s’y met. Le citoyen-lambda n’en a que faire de cette histoire de triple A, mais le président de la République française, lui, se réveille toutes les 3 heures la nuit, pas seulement à cause des pleurs de Giulia, mais parce qu’il pense à ses trois “A”. La perte d’une seule de ses trois lettres pourrait entraîner une tragédie grecque en France. En clair, si la notation française se dégrade, la France ne pourra plus emprunter de l’argent à des taux très intéressants. Ce serait la faillite après l’austérité, la rigueur et tout ce que vous voulez. Voilà pourquoi elle tient à ses “AAA”.
Eh oui, une seule lettre vous manque et... C’est ainsi qu’est géré le monde, c’est-à-dire par la super-puissance des places financières. Pendant ce temps, au large de Bois-Blanc à Sainte-Rose, Jean-Paul Delaunay, un Saint-Joséphois de 42 ans, a failli perdre son pied gauche. Ouf ! On a eu peur. On a cru que c’était un “A”. C’est quoi un pied dans le monde de la finance que nous vivotons aujourd’hui ? Rien par rapport au triple A. La France et l’ordre mondial se fichent du pied gauche de Delaunay qui, fort heureusement quand même, n’a pas été déchiqueté par le requin. Le squale s’est contenté d’une palme. Delaunay, l’amateur de plongée en apnée a eu, on l’imagine, la frayeur de sa vie. “AAA... AAAA... AAA”, a-t-il dû crier lorsque le requin affamé a “souqué” son doigt d’pied. La France n’en a rien à cirer. Or, cette nouvelle attaque de requin qui, en plus, intervient pour la première fois du côté de Sainte-Rose pourrait coûter au tourisme réunionnais déjà bien “fatigué” son triple A. A comme admiration pour notre île.
Quant au préfet, qui se remet à peine des incendies de Maïdo et de la polémique Dash 8, le voilà de nouveau happé par une nouvelle attaque de requin. Lequel squale qui, à l’instar du (ou des) pyromane (s) du Maïdo, joue à cache-cache avec les autorités. Les services de l’Etat ont essayé de les “prélever” les prédateurs, puis de les marquer. En vain. Les requins “bat’ leur carré” autour de l’île. Et puisque la baignade est - pour l’instant - interdite à Boucan et au large de Roches Noires, ils sautent à présent sur tout ce qui bouge, ailleurs. En tout cas, ils sont bien là, aux aguets, ils rôdent, ils ont faim. Que faire ? Appeler 1 Dash ? 2, peut-être ? Le préfet s’arrache déjà les cheveux. Entre le cœur vert de la Réunion qui brûle, les requins qui re-attaquent, les planteurs de cannes qui menacent de bloquer les routes s’ils n’ont plus le droit d’embaucher des coupeurs au “black”, le monde économique qui pleure la perte de Scellier (dispositif de défiscalisation) et qui se retournera tôt ou tard contre l’Etat et donc contre son représentant local, le préfet ne sait plus sur quel pied danser : “AAA” mondié seignèr !
Yves Mont-Rouge in : le JIR