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LE PIGEON BLEU
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7 décembre 2011

RATP-bis repetita

 

Fraudes à la Sécurité sociale, fraudes aux allocations-chômage ou au R.S.A... Salauds de pauvres !

« Les médias et le CE de la RATP »

« Les remarques qui suivent portent sur un sujet qui a été traité par le journal télévisé de France 2 du 6 novembre, une première fois à 13 h, et une seconde fois à 20 h. Il était assez important pour être annoncé en début de journal et traité parmi les premiers. De quoi s’agissait-il ?

Int-r-ts-particuliersIl s’agissait, comme l’indiquait le titre, d’un "rapport accablant de la Cour des Comptes sur le comité d’entreprise (CE) de la R.A.T.P., l’un des plus riches de France." On y apprend que "les dirigeants du CE organisaient des soirées très coûteuses dans un château appartenant à la C.G.T." On y apprenait aussi que "le CE a financé la C.G.T." Et que le "CE assure un financement occulte et parallèle des syndicats".

Puis le journaliste élargit le scandale, en l’étendant au CE de E.D.F/G.D.F, qui aurait assuré le "financement de la C.G.T et du Parti communiste". Il y est aussi question du CE d’Air France.

Enfin, on écoute : "Cela n’est pas mieux à la S.N.C.F." et "Cela touche au financement des syndicats".

A 13 h, la journaliste, Elise Lucet, reçoit même le député Nouveau Centre Nicolas Perruchot (du Loir-et-Cher) qui a rédigé un gros rapport sur le sujet, rapport qui est passé au broyeur, du fait que le Parti socialiste et le Parti communiste ont voté contre, et que l’U.M.P. s’est abstenue. Et Elise Lucet demande au député : "En somme, pour le financement des syndicats, c’est l’omerta ?".

Remarques.

1. Dans tous les cas, les entreprises concernées sont des entreprises publiques (R.A.T.P, E.D.F/G.D.F, Air France, S.N.C.F). Or, ce sont ces mêmes entreprises qui sont sans cesse dans le collimateur du patronat, de l’U.M.P. (et de tous les partis de droite), des journaux tels que Le Figaro ou Le Point, comme étant des services inefficaces, qui peuvent, à leur gré, paralyser la France (ou la région parisienne pour la R.A.T.P), et où les salariés sont payés comme des nababs, ont des retraites somptueuses... et ne fichent rien ! [D’où l’idée, instillée depuis des années dans l’esprit du public, comme de l’eau qui tombe goutte à goutte sur une pierre et finit par la creuser, qu’il faut, au minimum démembrer ces entreprises, au maximum les privatiser pour leur ôter leur capacité de nuire].

2. Derrière les entreprises publiques, d’autres entités sont visées : les syndicats, et spécialement la C.G.T. L’idée qui est diffusée est que ces syndicats, loin de répondre à leur vocation originelle (qui est de défendre les salariés), sont au contraire de grosses machines parasites, qui pompent les cotisations (et les subventions) pour vivres comme des satrapes. Il s’ajoute même à cette idée de parasitisme celle de mafia puisqu’il y est question d’omerta (la loi du silence de la mafia) qui terroriserait jusqu’aux pouvoirs publics et aux partis de droite. [D’où l’idée que les syndicats sont des pieuvres, des vampires, et pas seulement dans les services publics].

3. Pourquoi ce sujet, traité ainsi, suscite-t-il une impression de fausseté ? Fausseté dans le sens où, derrière le scandale dénoncé, on pressent qu’autre chose est visé, que l’on jette le bébé avec l’eau du bain. Parce qu’il vient après des semaines d’autres journaux télévisés où il fut question de fraudes à la Sécurité sociale, de fraudes aux allocations-chômage ou au R.S.A., suggérant – plus qu’à demi-mot – que ce qu’il fallait, ce n’était pas tant remédier à ces fraudes que de carrément supprimer la Sécurité sociale, les allocations-chômage et le R.S.A. »

Philippe Arnaud / URL de cet article 15338 http://www.legrandsoir.info/les-medias-et-le-ce-de-la-ratp.html


wb_1D87345BA1FF461C980849606B422D3FNB : Est-il est très étonnant que ce sujet revienne toute la journée d’hier 06 décembre 2011 masquer le scandale, réel lui, du financement par l’UIMM-MEDEF de certains syndicats et autres officines ? Est-il très étonnant encore que les médias se permettent ainsi « avec tambours et trompettes » d’interférer dans la campagne alors que l’entreprise est en pleine élection des administrateurs de la caisse de retraite de ses personnels ? Comment ne pas voir non plus que cette affaire arrive au moment où la CGT a obtenu un bon accord au PSCE (protection complémentaire des personnels de la RATP), et que l’enjeu des transports publics dans la Région parisienne face au pouvoir sarkozien est plus crucial que jamais ?

Il est particulièrement intéressant de voir comment les médias publics se permettent de caricaturer un rapport de la Cour des Comptes de 233 pages, rédigé à charge par ailleurs et ne prend même pas la précaution d’accorder le droit de réponse point par point à la CGT face au politicien du Nouveau Centre à la fois juge et partie… Une fois de plus, au moyen des amalgames et procès en sorcellerie les plus rudimentaires, le syndicalisme le plus responsable dans notre pays est traîné impunément dans la boue !

 Le communiqué de 3 pages de la CGT-RATP, publié à 15H30 hier 06/12/2011, fait pièce à toutes les affirmations imprudentes des accusateurs… et il prévient que la diffamation est toujours un délit.

Ah oui, dernière précision, sur le site confédéral de la CGT on peut lire le rapport certifié des comptes de la CGT... Qu'on se le dise !

 

NOSE DE CHAMPAGNE

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Commentaires
N
Michel Doneddu répond aux questions de l’Humanité<br /> <br /> [G]Les vraies raisons de la campagne contre les comités d’entreprise[/G]<br /> <br /> vendredi 9 décembre 2011, par [G]Frédéric Dayan[/G] <br /> <br /> Administrateur de la CGT, [G]Michel Doneddu[/G] répond à l’offensive contre les comités d’entreprise déclenchée après la publication du rapport de la Cour des comptes sur le CE de la RATP.<br /> <br /> Propos recueillis par [G]Yves Housson[/G].<br /> <br /> La publication d’un rapport de la Cour des comptes sur le comité d’entreprise de la RATP donne lieu à une violente campagne de presse donnant à croire que les comités d’entreprise (CE) disposeraient et gaspilleraient d’énormes masses d’argent, et qu’il s’agirait là, comme l’écrit le Figaro, d’une « manne financière mise à disposition des syndicats ». Quelle est votre réaction ?<br /> <br /> [G]Michel Doneddu[/G] : Je m’inscris en faux contre l’idée que les financements des CE seraient une manne donnée aux syndicats. Les CE ont deux budgets. L’un, correspondant à 0,2 % de la masse salariale, représente le budget de fonctionnement du CE, et lui permet d’assurer son rôle de contrôle économique de l’entreprise. C’est avec ce budget que les élus du personnel peuvent notamment nommer des experts pour vérifier les comptes de l’entreprise, en cas de restructuration par exemple. Il y a depuis longtemps une campagne patronale visant à remettre en cause ce budget de fonctionnement, précisément pour porter atteinte à cette liberté des élus de faire appel à un expert.<br /> L’autre budget des CE finance leurs activités sociales, et il est aussi stigmatisé…<br /> <br /> [G]Michel Doneddu[/G] : Certains voudraient que ces activités rentrent dans le marché. C’est le sens de la campagne du Figaro affirmant que des CE ont des budgets trop importants, et qu’il n’est pas normal que cela soit géré par des élus des salariés. Sous-entendu, mieux vaudrait que cela soit géré directement par les employeurs qui feraient appel à des sociétés de prestataires de services. On abandonnerait alors toute notion de tourisme social, de droits aux colonies de vacances pour les enfants des salariés, etc. Rappelons que le financement des CE est un salaire socialisé qui n’est donc pas versé directement aux salariés, mais sous une forme collective. Il est tout de même normal que ce salaire socialisé soit géré par les représentants du personnel, et non par leur employeur.<br /> La gestion des CE souffre-t-elle d’un manque de contrôle ? Pour éviter tout risque, faudrait-il, comme le réclame le PDG de la RATP, séparer budget de fonctionnement et budget social ?<br /> <br /> [G]Michel Doneddu [/G]: Mais il y a déjà un devoir de séparation des deux budgets ! À l’inverse, nous avons eu des propositions de droite, visant à fondre ces budgets, en espérant qu’ainsi soit limitée la mise en oeuvre des fonctions économiques du CE. Nous nous battons, à la CGT, pour maintenir ces deux budgets distincts. Pour les grands CE, nous nous prononçons en faveur de la mise en place d’un contrôle par un commissaire aux comptes. C’est d’ailleurs en discussion en ce moment avec les pouvoirs publics. Nous ne revendiquons donc pas un contrôle par la direction de l’entreprise : c’est aux salariés, pas au patron, de manifester, au moment des élections du CE, des choix d’orientation, de reconnaissance de la qualité de la gestion ou pas. Il faut absolument garantir l’indépendance des élus vis-à-vis de l’employeur, sinon leur rôle de contrôle économique n’est plus possible.<br /> La question du financement des syndicats est remise sur le tapis, en mettant en doute sa sincérité, sa légalité, en avançant des chiffres énormes (jusqu’à 4 milliards d’euros) d’argent qui tomberait de l’État dans la caisse des syndicats.<br /> <br /> [G]Michel Doneddu[/G] : C’est totalement fantaisiste. La CGT a publié, le 2 novembre, ses comptes certifiés par un commissaire aux comptes. Il en ressort que les cotisations représentent 73 % de l’ensemble des recettes, et les recettes externes, 27 %. On a publié aussi le nombre de salariés employés à la confédération : sur 161 personnes, il y a 27 détachés de la fonction publique et de grandes entreprises publiques. Arrêtons de dire qu’il y a des milliers et des milliers de fonctionnaires qui font du syndicalisme et qui seraient mis à disposition par la fonction publique ! En revanche, on nous demande de siéger dans plus de 400 organismes, institutions, et nous n’avons aucun moyen pour faire ça. Tandis que la représentation du patronat dans ces instances, elle, se fait avec des salariés, des cadres ou dirigeants, payés par les entreprises et mis à disposition du Medef. Il y a une inégalité fondamentale dans le paritarisme, qui est passée complètement sous silence.<br /> Un salarié sur deux sans comité d’entreprise<br /> C’est une réalité jetée aux oubliettes par ceux qui se posent en défenseurs de la morale dans les comités d’entreprise : près d’un salarié sur deux (45 %) ne bénéficie pas du droit à un CE. Celui-ci est restreint, selon la loi, aux entreprises de plus de 50 salariés. « La question que nous posons, ce n’est pas de remettre en question les droits existants, en matière de budget d’activités sociales ou de fonctionnement, mais d’élargir le droit des CE à tous les salariés », souligne Michel Doneddu. Rien ne justifie que les travailleurs des PME de moins de 50 salariés ne bénéficient ni d’un droit de regard sur la marche de leur entreprise ni d’activités sociales. Lors de la réforme de la représentativité syndicale, en 2008, la CGT avait proposé la mise en place d’un « comité inter-entreprises », pour les PME et TPE, à l’échelle d’un site ou d’une branche, capable d’assurer une mutualisation des activités sociales et des fonctions économiques. Une proposition bloquée par la CGPME, relayée par les députés UMP.
N
... Il semble que ce soit le mot d'ordre huémepesque pour mai-juin 2012. <br /> <br /> Aujourd'hui ils sortent une "affaire" concernant la fédé PS du Pas de Calais. À mon avis çà ne fera pas qu'aller, mais il va y avoir un "retour" genre "boomerang dans ta gueule"...<br /> <br /> Ils font ce qu'ils veulent, mais moi çà me fera pas caler. Je vois juste que c'est bon pour le Héfène !<br /> <br /> NOSE
N
... assez bien vu. Je partage aussi cet avis qui n'entre pas en contradiction non plus avec ce que j'avais exp(l)osé.<br /> <br /> NOSE
E
mais peut-être "me trompe-je", qu'il s'agit moins d'une manœuvre de diversion que d'une attaque (permettez cet oxymore[G]*[/G]) [G]frontale déguisée[/G].<br /> <br /> Suivez mon raisonnement "tordu", pour certain(e)s :<br /> <br /> Dans les esprits de beaucoup et [I]grâce [/I]aux médias, la CGT est(vrai ou faux) toujours perçue comme un bras armé du Parti Communiste français.<br /> Le Parti Communiste Français a perdu, à aujourd'hui, sa superbe d'antan et donc il est quasi inoffensif, en terme d'action de masse. Mais, mais, les gros bonnets savent que l'imprégnation chez les citoyens à vouloir vivre décemment, est toujours présente et tenace et qu'il suffirait qu'un "huluberlu" se pointe en reprenant les idées "[I]obsolètes[/I]" de ce parti en fin de décomposition, pour que le peuple reprenne les outils pour [B]RE[/B]venir à une société "[I]moyenâgeuse[/I]"...qu'ils disent...les gros bonnets.<br /> <br /> Et donc comme le PG, GU, RS, CA, PCOF, FASE, PCF ont décidé de se coaliser 'unir pour "exploser" les oligarques, hé bien ces derniers commencent à lancer leurs [G]appâts[/G] et l'on connaît leur finalité, en l’occurrence: CGT =>PCF donc CGT (trafic-corruption) =>PCF trafic-corruption => FDG=> Trafic-corruption !<br /> <br /> C'est vicieux mais...pas nouveau [Oui]<br /> <br /> [G]*[/G] Vous avez vu comme je me suis fendu pour le placer celui-là ? [dingding]
N
... c'est le déchaînement antisyndical dans le courrier des lecteurs, sur les thèmes: "tous pourris" et ils sont beaux les chevaliers blancs (rouges !) défenseurs des "travailleurs" !"...<br /> <br /> Bref, que ce soit vrai ou non, l'essentiel n'est pas là, il faut juste noyer le poisson et entonner l'air de la calomnie qui permet d'éviter de parler des vrais problèmes...<br /> <br /> C'est sans doute la seule raison de l'opération: pas une question de moraliser, de nettoyer, mais juste le besoin de lancer une diversion...<br /> <br /> À part çà, mon Cricri, on est contents de te retrouver agile du clavier avec toutes tes dents pour mordre et rendre coup pour coup à tous "ces cons là" ! Fraternitude,<br /> <br /> NOSE
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