POMME-POMME-POMME-POMME... MIRABELLE ! (MESSAGE SUBLIMINAL)
PUTAING... DURE SEMAINE !
Depuis des mois à la radio, d’une autre planète certainement - mais en ce moment on a du mal à écouter la radio de la France Libre - ils nous serinent qu’on va tout droit vers la sécheresse, et patati et patata… et attention à la canicule pour les vieux comme moi… Je me dis qu’on a intérêt à passer tout de suite au socialisme, sinon on va se retrouver sur les bords du Styx et de l’Achéron pour ne pas coûter à la sécu !
Après 359 jours de pluies diluviennes alternant avec des chutes d’eau plus ou moins diluées à de la neige, il s’est brusquement mis à faire soleil. La température est montée de 11°C mercredi à 28°C à 15 heures jeudi après midi… et je me suis dit « tiens, il fait jours : ils ont rallumé la lumière ! »
Moi qui ne suis pas un authentique « pied noirs » mais un « tronc de figuier » (étant né dans le même pays que Jean-Luc Mélenchon, lui à Tanger et moi à Casa), tout comme Cloclo (qui est né en Tunisie à une époque qui ne connaissait pas Ben Ali), je me suis redressé et j’ai humé l’air de la saison nouvelle d’un air conquérant…
Chantal m’a dit qu’il serait bien que je tonde la pelouse, comme il allait se remettre à pleuvoir dimanche, et compte tenu que le jardin était une forêt vierge au point qu’on y voyait plus les chiens et encore moins nos chats qui risquaient de s’y perdre… bref, il n’y avait pas de temps à perdre, ou alors il faudrait remettre çà au mois prochain.
J’ai mis mon casque lourd avec la moustiquaire amovible par devant et le fil électrique de la tondeuse par derrière, et j’ai commencé l’ouvrage ! Toutes les 5 minutes la tondeuse étouffait avec des tas d’herbe gorgée d’eau obstruant l’ouverture du panier. Il fallait démonter, dégager l’ouverture, porter le contenu du panier sur le tas à composter, réinstaller le panier et remettre la machine en route…
Au bout d’une demi-journée, j’étais parvenu à dégager un frêle chemin d’accès autour de la terrasse, mais il restait beaucoup à faire…
À 19 heures, j’ai prévenu que je n’irais pas à l’UL, je suis allé à la cuisine chercher à boire pour ne pas tomber d’inanition et j’ai croisé notre chienne braque, Cassie. Elle m’a paru tout aussi déshydratée que moi.
Je lui ai donné un peu d’eau fraîche car elle, elle n’aime pas le Champagne…
C’est alors, que de retour vers mon chantier, j’ai aperçu une colonne d’éléphants du PS qui trottinaient dans les hautes herbes pour aller solliciter du nouveau Président un emploi au service de la France et plus si affinité…
Parmi eux j’ai reconnu Robert Hue, qui beuglait contre ceux qui veulent pas faire de place aux petits nouveaux, alors que ces derniers sont aussi capable que d’autres de lécher… les pieds du nouveau titulaire de l’Elysée.
Il a raison le Bob, hein Esteban ?!
Jeudi soir, donc j’avais débroussaillé environ la moitié du jardin. Conscient que Vitry ne s’est pas faite en un jour, j’ai remis au lendemain ce que j’aurais pu faire l’avant-veille, mais sous un caban breton imperméable.
Le lendemain vendredi matin, dès 10 heures, il faisait aussi chaud que jeudi au milieu de l’après-midi. Mes chats ne savaient plus où trouver un peu de fraicheur et se traînaient à travers la maison, tandis que les chiens se cachaient sous les frondaisons des lilas et du grand laurier.
Pendant ce temps, alors que je ployais sous le harnois en poussant la faucheuse giro-broyeuse, sous d’autres cieux tout aussi infestés de votes le pennistes, ce chameau d’Esteban faisait des exercices physiques pour amuser les gogos… Genre: "respirez... soufflez !" C’est toujours comme çà : pendant qu’y en a qui bossent, y en a qui s’amusent, qui profitent un max et qui vous vendent du pâté d’alouette enrobé de miel !
Vendredi à 15 heures donc, j’ai cessé mes travaux après avoir dégagé à peu près 80% de notre territoire, tandis que des escadrons de très lourds nuages noirs, venant peut-être de chez Anna, se ruaient sur notre printemps social ouvert par le vote du 6 mai. Envoyés par « les marchés », certainement venu toucher leurs commissions de fin de semaine. J’ai rangé la tondeuse et je me suis préparé pour ma permanence à Pargny sur Saulx, à 25 bornes de là, de 17 à 19 heures … Evidemment, sur la route, le ciel s’est longuement vidé, comme une vieille prostate… Heureusement, en vue de mon contrôle technique de mercredi, j’avais changé mes 4 pneus et j’ai donc mieux adhéré à la route vers l’Est, sans céder aux sirènes de « La porte à droite »…
Mais bon dieu, quelle semaine ! Samedi prochain, nous à l’UL on fait notre 4ème Barbeuk annuel (une bonne centaine d’inscrits !) et on fêtera la victoire de la gauche et le nouvel agenda social ! N'est-ce pas qu'on respire mieux, depuis le 6 mai ! Moi, je lèverai mon gobelet à la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui va défier Marion-Anne-Perrine Le Pen de Montretout (çà, c’est pas nécessaire parce que c’est surement pas beau à voir !) pour lui contester Hénin-Beaumont sur quoi elle pensait mettre la main. Comme disaient mes élèves les jours d’interro écrite : « çà va chauffer dans les strings ».
NOSE DE CHAMPAGNE.