DE NOS TONTONS D'AMERIQUE... DU SUD
Le président colombien confirme les pourparlers avec les FARC
BOGOTA, le 4 septembre.

Le président colombien Juan Manuel Santos a fait l’annonce officielle de l’ouverture des pourparlers entre son gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) en vue de la recherche de la paix dans ce pays, et mettre fin à un conflit armé qui dure depuis plus d’un demi-siècle.
Dans une allocution publique, Santos a annoncé la conclusion d’un accord cadre après six mois de discussions exploratoires en vue de l’amorce d’un dialogue entre les deux parties, conformément à un agenda en cinq points.
Le premier point, a signalé le président colombien, concerne un accès équitable à la terre et à la prospérité. Le deuxième a trait aux garanties pour l’exercice de l’opposition politique et la participation citoyenne.
Le troisième point serait la fin même du conflit armée, et comporterait l’abandon des armes et le retour des FARC-EP à la vie civile.
La lutte contre le trafic de drogue est évoquée dans le quatrième point, et le cinquième point se réfère aux droits des victimes, et comporte un processus d’éclaircissement de ce qui s’est passé pendant ces années d’affrontements.
« Nous avons travaillé avec sérieux, ce qui est aussi le cas des FARC-EP, je dois le reconnaître. Tous les accords ont été respectés », a souligné le président Santos.
« C’est un chemin difficile, mais c’est une voie que nous nous devons d’explorer, et c’est une possibilité qu’aucun chef d’État ne saurait exclure », a-t-il dit, avant d’ajouter que « le recours à la violence relève du passé ».
« La Colombie n’est pas la seule à souhaiter la paix. C’est une aspiration de tous les pays latino-américains ».
Le président Juan Manuel Santos a exprimé sa reconnaissance aux gouvernements de Cuba et de Norvège. « Sans leur concours, jamais nous n’en serions arrivés là. Ils resteront les hôtes et les garants de ce processus », a affirmé Santos, qui a également reconnu la coopération des gouvernements du Venezuela et du Chili qui, a-t-il dit, « accompagneront ce processus ». (PL)
Les FARC-EP appellent la société colombienne à s’engager dans la recherche de la paix
SERGIO ALEJANDRO GOMEZ

Les Forces armées révolutionnaires-Armée du Peuple (FARC-EP) ont lancé, le mardi 4 à La Havane, un appel à l’ensemble de la société colombienne pour qu’elle s’engage dans le processus de dialogue amorcé avec le gouvernement de ce pays d’Amérique du Sud pour mettre fin à plus d’un demi-siècle de conflit politique, social et militaire.
Au Palais des Conventions de La Havane, le commandant des FARC-EP Mauricio Jaramillo a confirmé à la presse la fin des discussions exploratoires avec le gouvernement de Juan Manuel Santos, dans le cadre « du chemin difficile mais nécessaire vers la construction d’une paix stable et durable ».
Jaramillo a présenté une vidéo dans laquelle le principal dirigeant des FARC-EP, Rodrigo Londoño Echeverri (dit Timoleon Jiménez, Timochenko), signalait que « le processus amorcé requiert la participation de tous » les Colombiens.
La « clé de la paix » ne se trouve pas dans la poche du président ni dans celle du commandant des FARC-EP, mais dans le peuple, a-t-il dit.
« Timochenko » a signalé que la guérilla aspire sincèrement à ce que le passé ne se répète pas, en allusion à l’échec des tentatives de dialogues avec les administrations colombienne précédentes.
Le chef guérillero a souligné qu’ils sont venus à la Table des négociations sans « rancœur ni arrogance », à la recherche d’une paix basée sur la réconciliation et sur l’entente susceptible d’éliminer les raisons de la confrontation armée.

Le principal dirigeant des FARC-EP a reconnu « l’invariable collaboration » du Venezuela bolivarien d’Hugo Chavez, ainsi que l’excellent travail de la Norvège dans les contacts exploratoires entamés en février dernier. Il a également salué « la préoccupation et la ténacité » du gouvernement cubain, sans qui « jamais ce long travail n’aurait porté ses fruits ».
À la conférence de presse au Palais des Conventions, Jaramillo était accompagné de cinq autres guérilleros ayant participé aux contacts avec le gouvernement colombien : Marcos Leon Calarca, Ricardo Téllez, Andrés Paris, Hermes Aguilar et Sandra Ramirez.
Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE, par défaut d’ESTEBAN que je vais tâcler , parce qu'il ne va même plus visiter GRANMA INTERNATIONAL et il faut que je fasse tout !