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LE PIGEON BLEU
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18 février 2008

L’œil du cyclone devrait toucher Tamatave cet

L’œil du cyclone devrait toucher Tamatave cet après-midi, vers 16 h,(dimanche) avant, selon les estimations de Météo France, de traverser la Grande île en passant par Antananarivo. Aucune menace cyclonique n’est prévue à La Réunion dans les 72 heures. Mais une forte houle a baigné l’île, hier. Ce sera encore le cas aujourd’hui.

Avec sa taille impressionnante, équivalente à la superficie de la France métropolitaine, et son œil parfaitement visible, large maintenant de 80 kilomètres, Ivan mériterait bien qu’on le surnomme le “terrible”. Le cyclone tropical intense, dont la pression s’élève à 941 hectopascals, se trouvait, hier, à 22 h, à 16,7° sud/51,1° est, à 645 km au nord-ouest de La Réunion. Il progresse à la vitesse de 14 km/h, dans la direction ouest-sud-ouest. En plein vers Madagascar, et plus particulièrement la ville côtière de Tamatave, le plus grand port de la Grande île (lire par ailleurs).

Les hauts de l’île plus touchés

La Réunion a pour sa part été inondée par la queue du cyclone et ses bandes nuageuses excentrées, provoquant des vents d’est-nord-est assez forts. L’île reste sous vigilance forte houle, fortes pluies, et vents forts. Hier, les intempéries ont touché l’île. Principalement les cirques, la Plaine-des-Palmistes et la région du volcan. La circulation sur la route du Tremblay a d’ailleurs été particulièrement perturbée. Les laves encore chaudes touchées par les vents et les pluies intenses ont provoqué un brouillard particulièrement dense. Quant à la houle, de 3 m à 3,50 m, elle a déferlé de Champ-Borne à La Pointe au Sel en passant par le nord. Les vagues puissantes qui ont érodé l’île ont d’ailleurs surpris les automobilistes. Hier matin, quelques véhicules ont été touchés par les vagues, évitant de peu la perte de contrôle. Les événements ont poussé la DDE à fermer temporairement la route du Littoral. Dans le Nord et l’Est, la journée s’est déroulée entre puissantes averses et timides éclaircies le matin, avant que le temps gris ne prenne le dessus. C’est surtout dans les Hauts que la pluie et les vents ont été plus forts. Des pointes de 108 km/h ont été notées au Colorado, à Saint-Denis. Le Sud et l’Ouest ont bénéficié hier d’éclaircies sur le littoral, ce sera encore le cas aujourd’hui, malgré les bandes de nuages qui garniront les hauts.

Tana menacée

Le vent de secteur Est se renforcera durant la journée au Nord et au Sud ainsi qu’en bais de la possession et de Saint-Paul, les rafales avoisinent les 60 km/h. La mer sera forte au vent ainsi que sur la côte Nord et Ouest avec le déferlement de la houle cyclonique 2,50 m à 3 m soit 6 m pour les vagues les plus hautes de Champ Borne à La pointe au sel en passant par le Nord. Attention, donc, la prudence est donc de rigueur sur les routes en bord de mer. Quant à l’avenir d’Ivan, il est toujours en suspens. Mais selon les prévisionnistes de Météo France, il devrait poursuivre dans sa direction actuelle, vers l’ouest-sud-ouest. Il devrait toucher Tamatave en milieu de journée, avant, peut-être de toucher Antananarivo demain, en matinée.

J.B.

- Ce qui attend les Malgaches L’oeil du cyclone tropical intense Ivan a encore grossi, ces dernières heures. Il est passé de 65 à 80 km de diamètre, et la zone de vents dévastateurs s’étend sur plus de 150 km de large. Toute la zone allant de l’île de Sainte-Marie jusqu’à Tamatave sera balayée. Il faudra s’attendre à une grosse houle et à une marée de tempête importante autour de la ville portuaire. Une fois rentré sur terre, Ivan devrait s’affaiblir assez rapidement. ce qu’espèrent les habitants de Tana. Mais ce seront alors de fortes pluies et des inondations qui seront à craindre.

- La route du littoral fermée Suites aux conditions météorologiques défavorables la Route du Littoral est totalement fermée à la circulation. Une déviation est mise en place par la RD41. À St Louis, sur la RD3, route Hubert Delisle, le radier du Ouaki est fermé jusqu’à nouvel ordre. Le radier de Sainte-Suzanne est submergé et fermé à la circulation. Le radier du Chaudron, à Saint-Denis, a également été fermé en cours de journée.

vos reactions claude : extrait du J I R .

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Commentaires
C
LORS de son passage sur Madagascar, et notamment sur l’île Sainte-Marie, le cyclone Ivan a causé des dégâts importants. Selon les premières estimations, le bilan humain serait d’au moins 9 morts, l’île serait détruite à 70%, et l’on compte des milliers de sinistrés. Les dégâts sont aussi très importants dans la partie Nord-Est de Madagascar.<br /> Aussi, la Commission permanente de la Région Réunion, réunie ce jour (hier - ndlr), exprimant sa solidarité avec Madagascar, a décidé de débloquer une aide d’urgence de 80.000 euros pour aider les sinistrés. Cette aide sera orientée en fonction de l’évaluation des dégâts humains et matériels vers les zones les plus sinistrées, en lien avec les autorités malgaches.<br /> <br /> <br /> <br /> Article paru dans Témoignages le mercredi 20 février 2008
C
[G]Comme toujours dans les heures qui suivent le passage d’un cyclone d’une telle ampleur, Madagascar connaît de sérieux problèmes de communication.[/G] Alors que les effets d’Ivan, bien qu’ayant perdu en intensité, continuaient hier à se faire ressentir de Tamatave à Morondava en passant par Antananarivo, notamment en termes de pluviométrie, les premières missions d’évaluations des dégâts matériels et humains commençaient sur le terrain dans des conditions particulièrement difficile. Un premier bilan provisoire établi par le bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) faisait hier état de deux morts, neuf disparus et 1 500 sinistrés. Un bilan pouvant bien sûr évoluer à tout moment. [G]Il faut dire que les régions frappées de plein fouet par le cyclone tropical intense (Sainte-Marie et Tamatave) ne disposent plus de moyens de communication.[/G] Lignes téléphoniques fixes et réseaux portables (Orange, Celtel, Telma) ne fonctionnent plus dans ces secteurs balayés dimanche par des vents soufflant en rafale à près de 220 km/h selon le quotidien la Tribune de Madagascar. Même Mahajanga, dans le nord compte plus de 500 sans-abri.<br /> <br /> La RN 2 impraticable<br /> <br /> Les équipes de volontaires se déploient donc comme elles le peuvent sur le terrain, afin de définir les zones prioritaires à une intervention de secours. Mais là encore, les dégâts occasionnés sur le réseau routier ne facilitent pas la tâche. « La route nationale qui relie la capitale Antananarivo au port de Tamatave a subi des éboulements et des ponts ne sont plus en mesure d’être franchis », indique M. Zo, rédacteur en chef du journal Midi Madagascar. Les premiers survols de reconnaissance devaient avoir lieu hier après-midi, mais les conditions météorologiques, fortes pluies et vents soutenus, n’ont pas permis le décollage de l’hélicoptère de reconnaissance malgache. Ces survols essentiels à l’évaluation du sinistre ont donc été reportés à aujourd’hui. [G]Plus qu’ailleurs, c’est l’île de Sainte-Marie qui cristallise toutes les inquiétudes car dans une très grande difficulté à communiquer la moindre nouvelle depuis les dernières informations guère rassurantes [/G]. Il s’agira aujourd’hui pour l’hélicoptère d’évaluer l’état de la piste d’atterrissage de l’aéroport avant de relancer un éventuel trafic aérien vers l’île.<br /> <br /> Les inondations redoutées<br /> <br /> Sur la côte est de la grande île, au nord de Tamatave, les districts de Fénérive-est (où l’on compte deux morts), puis, dans l’intérieur des terres, Vavantenina ou encore Andilamena ont été sévèrement touchés au cours de la matinée et le début d’après-midi de dimanche. Dans ce dernier district, on rapportait d’importants dégâts matériels comme « la destruction du bureau du médecin-chef, d’une école primaire publique et l’effondrement de la tribune du stade de football local », indique l’Express de Madagascar. À Tamatave, deuxième ville du pays et véritable poumon économique grâce à son grand port de commerce, l’électricité est coupée depuis la nuit de samedi à dimanche, la radio nationale malgache (RNM) n’y est plus audible et l’on compte plusieurs centaines de personnes dans les centres d’accueil aménagés, comme au gymnase de la ville. Également très touchées, les régions d’Antsinana, Analanjirofo ou encore Alaotra Mangoro.dans cette dernière, le chef de région avance le chiffre de 480 sinistrés pour le seul district d’Andasibe suite à la montée des eaux. Une montée des eaux qui inquiète désormais l’ensemble de la zone d’influence d’Ivan, y compris la capitale Antananarivo.<br /> <br /> Sébastien Gignoux
C
“Sainte-Marie est coupée du monde. On n’arrive plus maintenant à joindre personne que ce soit sur les fixes ou les cellulaires. On recherche en ce moment une radio BLU. Nous sommes coincés à Tamatave depuis hier (ndlr samedi), on pensait pouvoir rentrer à Sainte-Marie avant le cyclone mais il est arrivé trop vite du coup on n’a pas pu rentrer”, poursuit l’hôtelier qui est par ailleurs le correspondant consulaire français à Sainte-Marie. L’aéroport de Tamatave a fermé ses pistes samedi soir et l’aérodrome de Sainte-Marie a dû lui être encore plus fortement touché. Il se situe très près de la mer, justement à la pointe Sud de l’île qui a été frôlée par l’œil du cyclone. Il est bien évidemment impossible pour l’heure de rejoindre Sainte-Marie par la mer en attendant que la houle cyclonique se calme. “Il y avait assez peu de touristes en ce moment sur Sainte-Marie, nous avons dû évacuer samedi soir quatre touristes qui logeaient au Lakana pour les mettre à l’abri à l’hôtel Soanambo qui lui est en dur. D’autres hôtels du Sud on fait comme nous”, explique Jean-Jacques Ravello. En fin de journée d’hier il n’avait toujours pas réussi à joindre par téléphone Sainte-Marie et avouait être “très très inquiet, non seulement pour (ses) installations mais surtout pour toutes les familles là-bas”. Tamatave où il était toujours bloqué semblait avoir été relativement épargnée. “Bien sûr il n’y a plus d’électricité depuis la nuit mais il ne semble pas y avoir de trop gros dégâts”, estimait-il après avoir fait une première reconnaissance dans les rues de la ville portuaire malgache. “Les rues sont jonchées de branches mais on peut circuler, je n’ai pas vu d’arbres déracinés”. C’est déjà ça.<br /> <br /> Pierre Leyral
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