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LE PIGEON BLEU
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8 juillet 2009

Les évêques du Honduras expliquent la situation du pays et réitèrent leur appel au dialogue

RodriguezAvertissement : un petit chef d’oeuvre de langue de bois et de mauvaise foi ou je ne m’y connais pas !

JMH


Communiqué officiel

TEGUCIGALPA, 04 Jul. 09 / 08:11 pm (ACI)

Dans un communiqué officiel prononcé par le Président de la Conférence Épiscopale du Honduras, le Cardinal Oscar Rodríguez Madariaga, les prélats de ce pays d’Amérique Centrale ont expliqué la délicate situation politique actuelle et ont exhorté de nouveau tous les secteurs impliqués au dialogue pour surmonter cette crise.

Dans la présentation du texte, le Cardinal a prié le Président déchu Manuel Zelaya de méditer s’il était convenant de revenir au pays, retour annoncé par lui ce dimanche, car « nous pensons qu’un acte précipité, un retour au pays en ce moment, pourrait déchaîner un bain de sang ».

Dans le texte intitulé « Construire à partir de la crise », les prélats expliquent d’abord qu’ils ont examiné soigneusement les documents officiels de l’État, comme la Constitution ; et qu’après cette étude, ils sont arrivés à la conclusion que « les institutions de l’État démocratique hondurien sont en vigueur et que ses exécutoires en matière juridico-légale ont été conformes au droit. Les trois pouvoirs de l’État, l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, sont en vigueur légale et démocratique en accord avec la Constitution de la République du Honduras ». 

Ensuite, ils indiquent que « conformément à ce qui doit être médité dans l’article 239 de la Constitution de la République `Celui qui propose la réforme’ de cette Article, `cesse immédiatement l’exercice de sa charge et n’est plus habilité pendant dix ans dans l’exercice de toute fonction publique’. En conséquence, la personne requise (Zelaya), quand elle fut appréhendée, ne remplissait plus les fonctions de Président de la République ».

Pour conclure leur analyse, ils indiquent qu’ «à la date du 26 juin 2009, la Cour Suprême de Justice, à l’unanimité, a nommé un Juge Naturel qui a ordonné la capture du citoyen Président de la République du Honduras, que l’on soupçonne d’être responsable des délits de : atteinte à la structure du gouvernement, trahison à la patrie, abus d’autorité et usurpation de fonctions au préjudice de l’Administration Publique et de l’État du Honduras, ceci à la suite de la mise en demeure présentée à la Cour par le Ministère Public ». 

Les prélats, pour préciser qu’ils n’ont appuyé, ni la destitution de Zelaya, ni ses intentions de se faire réélire, rappellent que l’article 102 de la Constitution du Honduras signale que « Aucun hondurien ne pourra être expatrié ou remis à un État étranger ». Pour cela, ils mettent en relief, « nous méritons tous une explication sur ce qui est survenu le 28 juin ».

Après avoir rappelé leur communiqué du 19 juin dans lequel ils appellent au dialogue, les évêques du Honduras s’adressent aux divers acteurs politiques et leur demandent « de ne pas se laisser entraîner par les égoïsmes, la vengeance, la persécution, la violence et la corruption. On peut toujours trouver des terrains d’entente et de réconciliation, au-delà des intérêts partisans ou communautaires ».

Après avoir invité les dirigeants sociaux à chercher la vérité, ils les encouragent aussi à « exprimer leur amour au Honduras en cherchant la pacification et la sérénité de notre peuple, en laissant de côté les attaques personnelles et en cherchant le bien commun.

« D’une façon générale, nous invitons la population à poursuivre dans un espace de participation respectueuse et responsable, étant entendu que nous pouvons tous construire un Honduras plus juste et solidaire, avec un travail honnête », poursuivent-ils.

« À l’Organisation des États Américains, nous demandons de prêter attention à tout ce qui était en train d’arriver en dehors de la légalité au Honduras, et pas seulement à ce qui est arrivé à partir du 28 juin dernier. Le peuple hondurien aussi se demande pourquoi vous n’avez pas condamné les menaces belliqueuses contre notre pays », demandent-ils.

Après avoir averti que « si le système interaméricain se limite à protéger la démocratie dans les urnes, mais n’a pas de suivi d’un bon gouvernement, de la prévention des crises politiques, économiques et sociales, il ne servira à rien qu’il y réagisse tardivement », l’Épiscopat souligne le droit des honduriens à « définir notre propre destin sans pressions unilatérales de quelque sorte que ce soit, en cherchant des solutions qui promeuvent le bien de tous. Nous rejetons les menaces de force ou de blocus de tout type qui font seulement souffrir les plus pauvres ».

« La situation actuelle peut nous servir à construire et emprunter un nouveau chemin, un Honduras nouveau. La confrontation que nous sommes en train de vivre, ne doit pas servir à intensifier la violence mais doit être un nouveau point de départ, de dialogue, de consensus, de réconciliation qui nous renforcent comme famille hondurienne, et puissions-nous emprunter un chemin de développement total, pour tous les honduriens et les honduriennes ».

« Nous exhortons le peuple fidèle à intensifier la prière et le jeûne solidaire pour que règne la justice et la paix », conclus le texte.

http://www.aciprensa.com/noticia.php?n=26005

Traduction : Jean-Michel Hureau

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Commentaires
E
Qui est "qiq" ? Est-ce un de nous qui veut me faire monter la moutarde au nez ? Sinon<br /> <br /> De quel évêque Oscar Rodriguez est-il question ?<br /> <br /> De qui sont ces réponses dans ce livre ?<br /> <br /> Du même Oscar dont JMH fait référence ? Alors le panneau de langue de bois référencé par TZ à encore plus sa raison d'être. <br /> <br /> Je n'aime pas faire référence à mon blog mais je n'ai pas envie de me répéter donc pour les "qiq" voir:<br /> <br /> http://letacle.canalblog.com/archives/amerique_centrale/p10-0.html
Q
Trop facile de rejeter en bloc sous prétexte de langue de bois. D. Helder Camara et O. Romero ont des successeurs. Avant de raconter tout et n'importe quoi, lire le livre interview d'Eric Valmir avec le cardinal Oscar Rodriguez (évêque du Honduras) : "De la difficulté d'évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin" <br /> Voici quelques citations : <br /> « Pas question de dicter une conduite et de placer Dieu au centre de tout ; simplement aider l'autre à trouver son chemin même s'il ne passe pas par une foi religieuse » <br /> « Le Nord opulent n'aura jamais assez de murs d'acier pour contenir l'avalanche d'immigrés illégaux » <br /> « On ne peut pas célébrer l'eucharistie le dimanche et ignorer les fidèles déshérités le reste de la semaine » <br /> « Ce n'est pas la même chose de parler de la pauvreté et de la vivre » <br /> Dans leur malheur, les honduriens ont la chance d'avoir un tel défenseur (il est menacé de mort et doit avoir un garde du corps) dans un pays aussi corrompu.
N
... c'était "tes gus y calent pas" !<br /> D'accord !<br /> <br /> NOSE
N
C'est une réponse à Esteban qui m'a dit "Tes guci calent pas" !<br /> Je lui réponds, les tiens non plus, et çui qu'il dit c'est çui qui y est !<br /> D'ailleurs, je trouve qu'il est très en forme et malin comme un renard en ce moment le sergent !<br /> <br /> NOSE
N
... les radios, les télés, les journaux de tout métal vont nous bourrer le mou avec une info de première importance: Obama a rencontré Monsieur Benoît Ixevébâton.<br /> <br /> C'est vachement différent d'autres pays très très attardés à tout point de vue (et surtout pour les libertés !), où des curés appelés mollahs, ou ayatollahs, ou encore rabins, etc. se permettent d'encombrer tous les canaux d'informations...<br /> <br /> NOSE
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