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LE PIGEON BLEU
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25 juillet 2011

LA CGT ENTRE DANS LE DEBAT ECONOMIQUE...

 

Publié le lundi 25 juillet 2011/Bernard Thibault dans Le Monde

" La France aussi est dans l’austérité "

Dans une interview publiée par Le Monde du 23 juillet, le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation et juge que le pouvoir piétine la démocratie sociale.

Propos recueillis par Claire Guélaud, journaliste

imagesBernard Thibault regrette que l’Europe n’ait " plus d’objectifs de développement social " et invite les politiques à " reprendre le pouvoir aux institutions financières ", car " l’Europe est malade ", et pas seulement sur le plan économique. Le secrétaire général de la CGT confirme l’appel à la mobilisation à la rentrée mais n’attend pas grand-chose de l’intersyndicale du 18 août. Il est possible, dit-il, que le syndicalisme traverse une " séquence de divisions " .

- Que révèle la crise grecque ?

Nous vivons dans un monde dominé par des logiques économiques et financières sur lesquelles de moins en moins de personnes ont de prise. La Grèce est sous les feux de l’actualité mais la Confédération européenne des syndicats l’a constaté à la mi-mai : c’est toute l’Europe qui est malade sur le plan économique, social et politique.

-  Le sommet de jeudi répond-il aux difficultés européennes ?

Une fois de plus, on tente de nous convaincre qu’on a évité le pire... jusqu’à la prochaine secousse naturellement prévisible puisque rien ne change sur le fond. L’Union européenne n’a plus d’objectifs de développement social. Les agences de notation et les banques convoquent les chefs d’Etat en leur fixant leur feuille de route, et l’intérêt des marchés prime sur celui des peuples. Cela ne peut pas durer très longtemps.

Les responsables politiques doivent reprendre le pouvoir aux institutions financières. Ceux qui ne prennent pas la mesure de la situation feront le jeu des partis d’extrême droite. Lesquels rencontrent un certain succès en Europe en proposant des réponses qui n’en sont pas, en désignant des boucs émissaires - l’immigré de service -, ce qui protège le système à l’origine d’un malaise social grandissant. La France aussi est dans l’austérité ; elle l’a même prônée dans le pacte " euro plus ".

-  A quoi pensez-vous ?

Aux injonctions de la Commission européenne pour 2011-2014. Elles nous permettent de mieux comprendre pourquoi le ministre du travail, Xavier Bertrand, a annoncé précipitamment un nouvel allongement de la durée de cotisation pour les retraites, pourquoi il faut tailler dans les budgets publics et sociaux ou encore instaurer une deuxième journée de travail gratuit pour financer la dépendance. On passerait ainsi du " travailler plus pour gagner plus " au travailler plus mais gratuitement. Ce n’est pas non plus un hasard si le Medef relance sa revendication d’une suppression de la durée légale du travail.

- La CGT a proposé une journée d’action à la rentrée sans consulter l’intersyndicale. Pourquoi ?

La situation est sérieuse et le mouvement syndical doit être au diapason du mécontentement social, comme le sont tous les syndicats en Europe. Nous avons décidé de le dire publiquement, à nos partenaires syndicaux et plus largement aux salariés. La question du pouvoir d’achat et des salaires va revenir en force à la rentrée. L’emploi ne s’est pas amélioré, l’austérité est programmée.

Notre message est simple : soit on prend l’initiative d’organiser des actions collectives pour modifier le cours des choses, soit on laisse faire. Si les salariés veulent de vraies alternatives, ils doivent le dire ensemble et le cadre syndical le permet. Ils auraient tort de rester seuls l’arme aux pieds en considérant que le bulletin de vote est l’unique moyen d’expression.

-  Peut-on échapper au redressement des comptes publics ?

Qui a multiplié les aides financières aux entreprises qui coûtent plusieurs dizaines de milliards d’euros sans contreparties, les avantages fiscaux aux plus fortunés tout en justifiant le blocage du smic et contribuant à la baisse des pensions ? C’est le gouvernement !

Le redressement ne passera pas par le recul des droits sociaux mais par une réappropriation publique des moyens de financement et leur orientation sur les investissements productifs, le développement des qualifications et leur juste rémunération. Nous voulons un autre partage des richesses.

-  Que va donner l’intersyndicale ?

Nous avons bien noté que notre proposition de préparer dès maintenant une mobilisation interprofessionnelle unitaire n’avait pas reçu un accueil d’un enthousiasme débordant. On va continuer de discuter de la situation et faire le point le 18 août. Je crains qu’un désaccord n’apparaisse sur l’opportunité d’en appeler à la mobilisation. Chacun prendra ses responsabilités. Les relations syndicales sont faites de hauts et de bas. Il est possible que nous traversions une séquence de divisions. Pour nous, il n’est pas question d’accompagner les politiques actuelles sans réagir de manière plus offensive.

- Mais, en 2010, il y a eu des mobilisations exceptionnelles, souvent unitaires, mais sans effet...

La loi sur les retraites est passée, c’est vrai. Mais si le président de la République perd l’élection présidentielle, il aura là un des motifs d’explication, quoi qu’il en pense. On ne peut pas piétiner la démocratie sociale à ce point.

- La CGT a été un des syndicats les plus actifs contre le FN. Qu’a donné cette action ?

Il était normal et évident que nous réagissions fermement : pour la première fois, un parti intente une action en justice contre la CGT pour discrimination politique. Ce n’est pas banal ! J’attends avec impatience les suites, s’il y en a, de cette procédure. Il faut répondre à la démagogie du FN, qui se dit proche des ouvriers sans jamais soutenir une seule de leurs grèves.

L’extrême droite cherche à surfer sur le mécontentement social et sur la déception politique ; elle prétend jouer le jeu de la démocratie et, parvenue à ses fins, applique des politiques contraires aux valeurs historiques du syndicalisme. Aucun progrès social ne se construit sur la discrimination.

- Votre action est-elle efficace ?

N’oublions pas, même si certains s’y efforcent, ce qui s’est passé en 2010. La France est un des pays européens où la mobilisation sociale a été la plus imposante avec des millions de manifestants. Cela a laissé des traces. De nombreux électeurs se détermineront en 2012 en fonction du bilan et des propositions sur le terrain économique et social.

Pourquoi croyez-vous que le gouvernement a dégainé sa prime indexée sur les dividendes ? Pour essayer de remonter le terrain perdu en matière sociale, avant une rentrée placée sous le signe de l’austérité avec les restrictions budgétaires, les 2 milliards d’économies sur la Sécurité sociale, l’autre journée de solidarité, etc.

Et je ne vois rien du côté du dialogue social avec le patronat qui puisse compenser un tant soit peu cette politique ! La négociation nationale interprofessionnelle nous semble de plus en plus artificielle : il n’y a qu’à voir le sort fait aux jeunes. L’accord du 7 juin ne comporte aucun engagement supplémentaire des entreprises.

- Que pensez-vous de l’idée de M. Luca d’interdire les grèves pendant les départs en congés ?

Il devrait interdire aussi les licenciements, les restructurations et les mauvaises lois pendant les congés !

- Qu’est-ce qui marquerait une rupture avec le sarkozysme ?

La manière d’exercer le pouvoir. J’ai tout de suite compris qu’il y aurait un problème récurrent avec le chef de l’Etat dès qu’il a expliqué que c’était un job, autrement dit qu’il avait les pleins pouvoirs. Une élection ne confère pas les pleins pouvoirs. Il faut gouverner autrement, notamment en instaurant d’autres rapports avec les représentants des salariés. Une majorité de gauche peut être plus sensible à cette nécessité. Même si je sais par expérience que les partis de gauche pensent intégrer le point de vue syndical, alors que cela n’a rien d’automatique.

Les élus politiques devraient aussi faire respecter le droit constitutionnel qui protège la liberté syndicale dans les entreprises. Les atteintes à ce droit restent un fléau récurrent.

-  La CGT va-t-elle donner des consignes de vote pour la présidentielle ?

Nous n’avons pas décidé ce que nous ferons. Mais il est peu probable que M. Sarkozy trouve la masse de ses voix parmi nos adhérents.

- Irez-vous jusqu’au congrès de Toulouse au printemps 2013 ?

Le mandat de la direction confédérale continue jusqu’à cette date. Pour la suite, nous en discuterons en interne le moment venu.

Transmis par NOSE DE CHAMPAGNE.

 

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Commentaires
N
... que vient d'énoncer Cloclo doit être notre Loi d'airin... un bon coup de pieds dans le bas des reins du pire locataire que notre Elysée ait dû héberger depuis qu'il existe en tant que tel...<br /> <br /> NOSE
C
ne pas depenser plus que ce que l'on gagne , a priori , du bon sens !!!<br /> chaque famille doit elle l'ecrire en gros sur les murs du salon , pour le faire ??<br /> le gouvernement doit il l'inscrire dans la constitution pour se forcer à etre un bon gestionnaire des deniers publics ???<br /> celui qui a le plus endétté la France est il le mieux placé pour donner des leçons ???<br /> Pourquoi ne l'a t il pas fait en 2011 , pourquoi ne va t il pas le faire en 2012 ???<br /> Enfin est il bien raisonnable de rembourser des impots aux riches , lorsque le pays croule sous les dettes ???<br /> nous avons tous compris que ce n'est que du foutage de gueule !!<br /> <br /> Notre regle d'or , les virer tous en 2012 !!![Oui]
N
[G]Economie / Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers[/G]<br /> <br /> Les marchés financiers sont de nouveau secoués. Cette fois-ci la cause en est la dégradation de la note par l’agence de notation Standard & Poor’s des obligations émises par l’Etat américain.<br /> <br /> Après les mêmes pratiques récentes sur des Etats européens, une agence de notation se permet de risquer de fortes secousses avec des conséquences qui peuvent être lourdes sur l’économie réelle, la croissance, l’emploi, les salaires …<br /> <br /> Une fois de plus, des officines privées se permettent de juger et de tenter de changer, par pressions des marchés financiers, la politique économique de pays (dont aujourd’hui celle des Etats-Unis, première économie mondiale) vers toujours plus d’austérité. Elles s’arrogent un rôle qui doit être celui des Etats sous contrôle démocratique de leurs citoyens. Pour le moment tétanisés par leur incapacité à réguler la finance, les Etats s’y soumettent, au lieu de s’appuyer sur les exigences des peuples.<br /> <br /> Ce nouvel épisode met en évidence le bien-fondé d’une exigence forte qui prend partout dans le monde : il faut mettre fin à la dictature des marchés financiers pour dynamiser l’économie, créer des emplois stables, augmenter les salaires et soutenir l’investissement productif. Valérie Pécresse, ministre du Budget, annonce : « La France sera au rendez-vous de la réduction de son déficit cette année et l’année prochaine ».<br /> <br /> De tels propos, visant à donner des gages aux marchés financiers, témoignent du fait que nos responsables politiques ne veulent pas admettre que les politiques de sauvetage des marchés financiers, mises en place depuis trois ans, sont contre-productives et en opposition à l’intérêt général.<br /> <br /> Les programmes d’austérité exigés par les marchés financiers conduisent à la hausse du chômage et de la précarité, pèsent sur les salaires, les pensions et les minima sociaux, donc sur le pouvoir d’achat, et affaiblissent le potentiel de croissance économique.<br /> <br /> On ne peut pas sortir de cette crise en donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers : les « plans de sauvetage » se multiplient et à chaque fois la somme d’argent nécessaire pour sauver les financiers augmente. Cet argent aurait pu, et doit, être mobilisé au service de l’emploi et de l’investissement productif.<br /> <br /> Pour sortir de cette crise, il faut remonter à la source : il faut revaloriser le travail.<br /> Il faut créer des emplois qualifiés et stables, augmenter les salaires, dynamiser l’investissement productif.<br /> <br /> Il faut mettre fin aux programmes d’austérité. Au lieu de réduire les moyens des services publics et geler les traitements dans la fonction publique, ce que fait le gouvernement, il faut augmenter les dépenses utiles comme celles de l’éducation, de la santé et des infrastructures.<br /> Il faut en revanche supprimer les niches fiscales et sociales inutiles, augmenter l’impôt sur les hauts revenus et taxer les transactions financières.<br /> <br /> Il faut, enfin, stopper les capacités de manœuvre et de nuisances de la sphère financière et spéculative au profit d’une capacité de décisions de l’économie réelle sous contrôle démocratique.<br /> La CGT porte ces exigences et appelle à porter d’autres choix pour une autre répartition des richesses par la mobilisation des salariés, retraités et privés d’emploi notamment par une journée d’action interprofessionnelle à la rentrée.<br /> <br /> [G]La CGT, à Montreuil, le 8 août 2011.[/G]<br /> <br /> Transmis par [G]NOSE DE CHAMPAGNE[/G]
N
[G]De mal en pis[/G]<br /> <br /> Avec 4 103 7000 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B et C, soit une hausse de 4% sur l’année, c’est la vie de millions de femmes et d’hommes qui est mise à mal.<br /> Les chiffres catastrophiques du chômage pour le mois de juin traduisent, de manière criante, l’échec des politiques menées en matière d’emploi par le Gouvernement. Celles-ci sont loin d’être à la hauteur de la situation économique, plus que morose, que connaît notre pays.<br /> <br /> Un constat : l’emploi ne s’améliore pas, la crise est toujours là et l’austérité imposée aux populations aggravera la situation.<br /> Voilà des mois que la CGT s’inquiète du maintien d’un chômage élevé et de la montée de la précarité pour tous et les chiffres du mois de juin ne font que confirmer l’aggravation de la situation des seniors, des jeunes et des chômeurs de longue durée.<br /> <br /> Juin a été cruel pour les seniors avec une forte augmentation de 2% sur le mois (+13% sur un an). Et leur situation ne peut que s’aggraver avec le recul de l’âge du départ à la retraite et l’augmentation de la durée des cotisations, conséquences de la dernière réforme des retraites adoptée par le Gouvernement contre l’avis de la majorité des citoyens.<br /> <br /> Les moins de 25 ans sont également fragilisés avec une hausse de 1,4% en juin. Comment le Président Sarkozy va-t-il s’y prendre pour valoriser un bilan si négatif, alors qu’il fait de « l’emploi des jeunes » un de ses thèmes privilégiés.<br /> <br /> Enfin les chômeurs de longue durée peinent à se réinsérer sur le marché du travail et comme le mois dernier, ils continuent à grossir les rangs des minima sociaux. Leur nombre atteint les 1 560 000 personnes inscrites depuis plus d’un an, soit une progression de 10% sur un an (+1% en un mois). Ils représentent désormais 38% du total des demandeurs d’emploi en juin.<br /> <br /> Xavier Bertrand s’est fixé comme objectif peu ambitieux de passer sous la barre des 9% de chômeurs d’ici la fin de l’année. Il faudra qu’il nous explique comment il compte s’y prendre !<br /> <br /> Face à l’échec avéré des politiques de l’emploi du gouvernement, la CGT réitère ses demandes : <br /> - augmenter les salaires pour relancer la consommation et donc l’économie ; <br /> - élaborer une véritable politique industrielle ; <br /> - renforcer les services publics et non les démanteler afin de renforcer la cohésion sociale ; <br /> - renoncer à la loi Tepa, qui défiscalise les heures supplémentaires et empêche les embauches ; <br /> - soumettre toute subvention publique à la condition d’une véritable politique d’emploi.<br /> <br /> Face à cette situation, la CGT confirme, pour la rentrée, son appel à une mobilisation de grande ampleur des salariés du public et du privé, afin d’améliorer l’emploi et le pouvoir d’achat de tous.<br /> <br /> Montreuil, le 28 juillet 2011, [G]La CGT[/G].<br /> [G][/G]
N
[G]La Grèce victime du capitalisme[/G]<br /> <br /> La Grèce, berceau de la démocratie esclavagiste, semble destinée à rejoindre les pays appelés à creuser la sépulture déjà toute proche de la démocratie capitaliste.<br /> <br /> « Pour comprendre ce que l’avenir réserve au peuple grec, vous devez imaginer qu’un intrus arrive à chez vous, vous pointe un pistolet sur la tempe, et exige que vous lui remettiez votre salaire, vos économies, votre véhicule, votre téléviseur et votre réfrigérateur. »<br /> <br /> Sur [G]Granma International[/G], transmis par [G]NOSE DE CHAMPAGNE [/G]
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