06 novembre 2009
REVOLUTION D’OCTOBRE : « 10 JOURS QUI EBRANLERENT LE MONDE » !







Ce beau titre du communiste américain John Reed résume bien la portée de cette révolution qui reste pour toujours dans l’histoire du mouvement ouvrier, dans le cœur et la mémoire des militants progressistes du monde entier.
En pleine guerre des riches où ce sont les pauvres qui mourraient par millions, la révolution russe s’est déroulée en 2 temps : révolution démocratique bourgeoise conduite par les sociaux-démocrates (mencheviks) et Kérensky en février 1917, et révolution ouvrière et paysanne sociale conduite par les communistes (bolchéviks) en octobre 1917.
En 1 journée, le 26 octobre 1917, le nouveau gouvernement, qui a pris la forme d’un conseil des commissaires du peuple présidé par Lénine, réalise ce que Kérensky n’a pas réalisé en 8 mois: Tout le pouvoir aux soviets, la paix, le pain, le contrôle ouvrier dans les usines, et la terre à ceux qui la travaillent.
La commune avait tenu 100 jours. Lénine a dansé le jour où la révolution soviétique a dépassé cette durée fatidique… 70 ans plus tard, le capitalisme est restauré et les guerres redeviennent nombreuses sur la planète. Il faut trouver ce qui n’a pas fonctionné pour réussir la prochaine tentative de construction du socialisme au service des hommes et de la nature.
NOSE DE CHAMPAGNE
Commentaires
Une phase intermédiare!
Tu sembles oublier les thèses d'avril, sur la constitution des "soviets" (conseils) partout et la possibilité de la révolution (sans effusion de sang)C'est Kérensky qui, mit, en minorité(menchevik= minoritaire)déclenchera, une phase contre révolutionnaire,et la proclamation des thèses de juillet (tout le pouvoir aux soviets)votées par la majorité des délégués (bolchevik = majoritaire)et dont le premier décret fut celui sur la paix (MIR).
C'est demain 7 novembre l'anniversaire de cette révolution.[Bouquet]
Roger[Héééhooo]
UN RESUME...
... çà résume et donc j'ai passé l'épisode des grèves massives de juillet, etc, etc.
En une dizaine de lignes, je ne pouvais pas tout dire... alors je compte sur vous pour dire, et pour rendre hommage à Octobre et à Lénine qui fut un stratège hors pair.
Il me faut aussi rappeler que nous avons un devoir à remplir vis à vis de l'affaire Benoît Franchon à Montreuil. On attend encore au moins la position de la moitié des Pigeons !
Fraternellement,
NOSE
ERRATUM, ATCHOUM !
Frachon et pas Franchon !
NOSE
Mais JJ ça fait déjà deux jours que je te les ai adressés.
DEBATTRE POUR REUSSIR...
... Moi, je m'inscrits dans la perspective du communisme autogestionnaire, en rupture radicale avec cette fausse démocratie (très limitée) de délégation qui prévaut chez nous depuis plus de 200 ans.
Je suis pour donner un poids prééminent à la démocratie directe... C'est pourquoi le débat sur ce qui a "foiré" dans l'expérience russe, comme sur ce qui se déroule dans l'expérience chinoise à travers les péripéties de la révolution culturelle et le Mao de la fin de sa vie en opposition avec le parti, tout çà m'intéresse.
Je pense que les explications de Marc Ferro (qui renie ses amours anciennes) qui voit dans la révoltion d'octobre seulement un coup d'état, un putsch, de Lénine ne sont pas les bonnes. Mais il met le doigt sur quelque chose qui mérite réflexion lorsqu'il voit entre l'avènement des soviets et le contrôle du pouvoir par les bolcheviks, un conflit entre la démocratie directe nécessairement décentralisée et la centralisation du parti (voir les 21 conditions).
Il explique que, lorsqu'il a lancé le mot d'ordre "tout le pouvoir aux soviets", Lénine a dans le même temps donné orientation au PC(b) Russe de prendre le contrôle des soviets et d'éliminer l'influence de tous les autres courants qui s'y confrontaient, parmi lesquels les "socialistes-révolutionnaires" n'étaient pas les moindres...
Cette explication de la contradiction démocratie décentralisée/contrôle centralisé du parti est aussi une explication donnée par Badiou dans la déviation de l'idéal communiste.
Que piensa usted de esta idea ?
NOSE
[G][I]Je suis pour donner un poids prééminent à la démocratie directe... [/I][/G]
Nose, tu te teintes de la couleur anar, ou le communisme c'est un peu de ça aussi ? [Sais pas]
En tout cas, une chose est sûre le communisme, et à plus forte raison autogestionnaire, fait drôlement peur... aux riches pour qu'ils s'agitent comme des tarés ! Regardez tous les tra-la-la qu'ils font pour fêter la chute du symbole des pays de l'Est : le mur ! [mmm]
Ils ne se rendent même pas compte qu'une nostalgie est en train de s'ériger parmi ces populations ! Allez savoir ce que ça va donner d'ici quelques années !
SOULAGEMENT...
... Ils fêtent la chute du mur à Berlin... et ils ont raison !
Mais leurs raisons ne sont pas les miennes. Parce que eux, à force de propagande (et d'erreurs de notre part) ils ont identifié communisme et mur=prison grise...
Dans le même temps, attirer tous les regards là-dessus, çà permet de faire oublier les autres murs: celui qui enserre la Palestine Cisjordanienne, celui qui sépare Mexique et USA, celui du blocus de Cuba, celui que tisse, invisible Hortefeux (et ses compères européens de' l'espace Schenghen) et ses charters autour de l'Europe contre les peuples pillés...
NOSE
LE ROUGE ET LE NOIR...
Non, je ne suis pas Anar, mais çà me dérange pas de voyager avec eux ou d'être pris pour l'un d'eux !
Marx dit bien que le communisme est un stade de dépérissement de l'état... mais l'homme/femme est alors à un moment de l'histoire humaine où il est hautement responsable...
NOSE
[G][I]Marx dit bien que le communisme est un stade de dépérissement de l'état... mais l'homme/femme est alors à un moment de l'histoire humaine où il est hautement responsable...[/I][/G]
Sauf que certains ne l'ont pas entendu de cette oreille, hélas pour les hommes !
[G][I]ils ont identifié communisme et mur=prison grise...[/I][/G]
Tu as parfaitement raison de faire un petit rappel historique sur les différents murs érigés dans le monde !
J'ai trouvé particulièrement odieux, le jour où la Tchéquie a donné son accord pour signer le Traité de Lisbonne, que l'UE annonce dans la foulée la mise en place de charters pour rapatrier des sans-papiers ! Voilà ce qu'est le Traité de Lisbonne : les européens ont le droit d'envahir des pays, mais leurs citoyens n'ont pas le droit de venir chez nous ! Il y a de quoi méditer sur la question ! [mmm]
Les 21...
"Le 2° Congrès de l'Internationale Communiste décide que les conditions d'admission dans l'Internationale sont les suivantes :"
1.La propagande et l'agitation quotidiennes doivent avoir un caractère effectivement communiste et se conformer au programme et aux décisions de la III° Internationale. Tous les organes de la presse du Parti doivent être rédigés par des communistes sûrs, ayant prouvé leur dévouement à la cause du prolétariat. Il ne convient pas de parler de dictature prolétarienne comme d'une formule apprise et courante ; la propagande doit être faite de manière à ce que la nécessité en ressorte pour tout travailleur, pour toute ouvrière, pour tout soldat, pour tout paysan, des faits mêmes de la vie quotidienne, systématiquement notés par notre presse. La presse périodique ou autre et tous les services d'éditions doivent être entièrement soumis au Comité Central du Parti, que ce dernier soit légal ou illégal. Il est inadmissible que les organes de publicité mésusent de l'autonomie pour mener une politique non conforme à celle du Parti. Dans les colonnes de la presse, dans les réunions publiques, dans les syndicats, dans les coopératives, partout où les partisans de la III° Internationale auront accès, ils auront à flétrir systématiquement et impitoyablement non seulement la bourgeoisie, mais aussi ses complices, réformistes de toutes nuances.
2.Toute organisation désireuse d'adhérer à l'Internationale Communiste doit régulièrement et systématiquement écarter des postes impliquant tant soit peu de responsabilité dans le mouvement ouvrier (organisations de Parti, rédactions, syndicats, fractions parlementaires, coopératives, municipalités) les réformistes et les « centristes » et les remplacer par des communistes éprouvés, - sans craindre d'avoir à remplacer, surtout au début, des militants expérimentés, par des travailleurs sortis du rang.
3.Dans presque tous les pays de l'Europe et de l'Amérique la lutte de classes entre dans la période de guerre civile. Les communistes ne peuvent, dans ces conditions, se fier à la légalité bourgeoise. Il est de leur devoir de créer partout, parallèlement à l'organisation légale, un organisme clandestin, capable de remplir au moment décisif, son devoir envers la révolution. Dans tous les pays où, par suite de l'état de siège ou de lois d'exception, les communistes n'ont pas la possibilité de développer légalement toute leur action, la concomitance de l'action légale et de l'action illégale est indubitablement nécessaire.
4.Le devoir de propager les idées communistes implique la nécessité absolue de mener une propagande et une agitation systématique et persévérante parmi les troupes. Là, où la propagande ouverte est difficile par suite de lois d'exception, elle doit être menée illégalement ; s'y refuser serait une trahison à l'égard du devoir révolutionnaire et par conséquent incompatible avec l'affiliation à la III° internationale.
5.Une agitation rationnelle et systématique dans les campagnes est nécessaire. La classe ouvrière ne peut vaincre si elle n'est pas soutenue tout au moins par une partie des travailleurs des campagnes (journaliers agricoles et paysans les plus pauvres) et si elle n'a pas neutralisé par sa politique tout au moins une partie de la campagne arriérée. L'action communiste dans les campagnes acquiert en ce moment une importance capitale. Elle doit être principalement le fait des ouvriers communistes en contact avec la campagne. Se refuser à l'accomplir ou la confier à des demi-réformistes douteux c'est renoncer à la révolution prolétarienne.
6.Tout Parti désireux d'appartenir à la III° Internationale, a pour devoir de dénoncer autant que le social-patriotisme avoué le social-pacifisme hypocrite et faux ; il s'agit de démontrer systématiquement aux travailleurs que, sans le renversement révolutionnaire du capitalisme, nul tribunal arbitral international, nul débat sur la réduction des armements, nulle réorganisation « démocratique » de la Ligue des Nations ne peuvent préserver l'humanité des guerres impérialistes.
7.Les Partis désireux d'appartenir à l'Internationale Communiste ont pour devoir de reconnaître la nécessité d'une rupture complète et définitive avec le réformisme et la politique du centre et de préconiser cette rupture parmi les membres des organisations. L'action communiste conséquente n'est possible qu'à ce prix. L'internationale Communiste exige impérativement et sans discussion cette rupture qui doit être consommée dans le plus bref délai. L'Internationale Communiste ne peut admettre que des réformistes avérés, tels que Turati, Kautsky, Hilferding, Longuet, Mac Donald, Modigliani et autres, aient le droit de se considérer comme des membres de la III° Internationale, et qu'ils y soient représentés. Un pareil état de choses ferait ressembler par trop la III° Internationale à la II°.
8.Dans la question des colonies et des nationalités opprimées, les Partis des pays dont la bourgeoisie possède des colonies ou opprime des nations, doivent avoir une ligne de conduite particulièrement claire et nette. Tout Parti appartenant à la III° Internationale a pour devoir de dévoiler impitoyablement les prouesses de « ses » impérialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d'émancipation dans les colonies, d'exiger l'expulsion des colonies des impérialistes de la métropole, de nourrir au cœur des travailleurs du pays des sentiments véritablement fraternels vis-à-vis de la population laborieuse des colonies et des nationalités opprimés et d'entretenir parmi les troupes de la métropole une agitation continue contre toute oppression des peuples coloniaux.
9.Tout Parti désireux d'appartenir à l'Internationale Communiste doit poursuivre une propagande persévérante et systématique au sein des syndicats, coopératives et autres organisations des masses ouvrières. Des noyaux communistes doivent être formés, dont le travail opiniâtre et constant conquerra les syndicat professionnel|syndicats au communisme. Leur devoir sera de révéler à tout instant la trahison des social-patriotes et les hésitations du « centre ». Ces noyaux communistes doivent être complètement subordonnés à l'ensemble du Parti.
10.Tout Parti appartenant à l'Internationale Communiste a pour devoir de combattre avec énergie et ténacité l'« Internationale » des syndicat jaune|syndicats jaunes fondée à Amsterdam. Il doit répandre avec ténacité au sein des syndicats ouvriers l'idée de la nécessité de la rupture avec l'Internationale Jaune d'Amsterdam. Il doit par contre concourir de tout son pouvoir à l'union internationale des syndicats rouges adhérant à l'Internationale Communiste.
11.Les Partis désireux d'appartenir à l'Internationale Communiste ont pour devoir de réviser la composition de leurs fractions parlementaires, d'en écarter les éléments douteux, de les soumettre, non en paroles mais en fait, au Comité Central du Parti, d'exiger de tout député communiste la subordination de toute son activité aux intérêts véritables de la propagande révolutionnaire et de l'agitation.
12.Les Partis appartenant à l'Internationale Communiste doivent être édifiés sur le principe de la centralisation démocratique. À l'époque actuelle de guerre civile acharnée, le Parti Communiste ne pourra remplir son rôle que s'il est organisé de la façon la plus centralisée, si une discipline de fer confinant à la discipline militaire y est admise et si son organisme central est muni de larges pouvoirs, exerce une autorité incontestée, bénéficie de la confiance unanime des militants.
13.Les Partis Communistes des pays où les communistes militent légalement doivent procéder à des épurations périodiques de leurs organisations, afin d'en écarter les éléments intéressés et petit-bourgeois.
14.Les Partis désireux d'appartenir à l'Internationale Communiste doivent soutenir sans réserves toutes les républiques soviétiques dans leurs luttes avec la contre-révolution. Ils doivent préconiser inlassablement le refus des travailleurs de transporter les munitions et les équipements destinés aux ennemis des républiques soviétiques, et poursuivre, soit légalement soit illégalement, la propagande parmi les troupes envoyées contre les républiques soviétiques.
15.Les Partis qui conservent jusqu'à ce jour les anciens programmes social-démocrates ont pour devoir de les réviser sans retard et d'élaborer un nouveau programme communiste adapté aux conditions spéciales de leur pays et conçu dans l'esprit de l'Internationale Communiste. Il est de règle que les programmes des Partis affiliés à l'Internationale Communiste soient confirmés par le Congrès International ou par le Comité Exécutif. Au cas où ce dernier refuserait sa sanction à un Parti, celui-ci aurait le droit d'en appeler au Congrès de l'Internationale Communiste.
16.Toute les décisions des Congrès de l'Internationale Communiste, de même que celles du Comité Exécutif, sont obligatoires pour tous les Partis affiliés à l'Internationale Communiste. Agissant en période de guerre civile acharnée, l'Internationale Communiste et son Comité Exécutif doivent tenir compte des conditions de lutte si variées dans les différents pays et n'adopter de résolutions générales et obligatoires que dans les questions où elles sont possibles.
17.Conformément à tout ce qui précède, tous les Partis adhérant à l'Internationale Communiste doivent modifier leur appellation. Tout Parti désireux d'adhérer à l'Internationale Communiste doit s'intituler Parti Communiste de... (section de la III° Internationale Communiste). Cette question d'appellation n'est pas une simple formalité ; elle a aussi une importance politique considérable. L'Internationale Communiste a déclaré une guerre sans merci au vieux monde bourgeois tout entier et à tous les vieux Partis social-démocrates jaunes. Il importe que la différence entre les Partis Communistes et les vieux Partis « social-démocrates » ou « socialistes » officiels qui ont vendu le drapeau de la classe ouvrière soit plus nette aux yeux de tout travailleur.
18.Tous les organes dirigeants de la presse des Partis de tous les pays sont obligés d'imprimer tous les documents officiels importants du Comité Exécutif de l'Internationale Communiste.
19.Tous les Partis appartenant à l'Internationale Communiste ou sollicitant leur adhésion sont obligés de convoquer (aussi vite que possible), dans un délai de 4 mois après le 2° Congrès de l'Internationale Communiste, au plus tard, un Congrès extraordinaire afin de se prononcer sur ces conditions. Les Comités Centraux doivent veiller à ce que les décisions du 2° Congrès de l'Internationale Communiste soient connues de toutes les organisations locales.
20.Les Partis qui voudraient maintenant adhérer à la III° Internationale, mais qui n'ont pas encore modifié radicalement leur ancienne tactique, doivent préalablement veiller à ce que les 2/3 des membres de leur Comité Central et des Institutions centrales les plus importantes soient composés de camarades, qui déjà avant le 2° Congrès s'étaient ouvertement prononcés pour l'adhésion du Parti à la III° Internationale. Des exceptions peuvent être faites avec l'approbation du Comité Exécutif de l'Internationale Communiste. Le Comité Exécutif se réserve le droit de faire des exceptions pour les représentants de la tendance centriste mentionnés dans le paragraphe 7.
21.Les adhérents au Parti qui rejettent les conditions et les thèses établies par l'Internationale Communiste doivent être exclus du Parti. Il en est de même des délégués au Congrès extraordinaire.
juillet 1920.
Relais Roger[Héééhooo]
GUERRE CIVILE REVOLUTIONNAIRE...
Ce rappel est bienvenu.
Les 21 conditions correspondent à une phase particulièrement aigue de la lutte avec les contre-révolutionnaires à l'intérieur de la Russie puis l'URSS, et à l'extérieur contre les armées blanches... C'est une époque de "militarisation" des communistes et c'est une phase vitale...
Je pense qu'après la victoire contre les "blancs" (mais Lénine était mort à ce moment là, en 1924), il aurait fallu pouvoir revenir à des méthodes plus politiques que militaires, à un débat généralisé et un contrôle populaire réel...
Il faut dire, que cette période de relatif retour à la "paix" ne va pas durer très longtemps: en Italie, Mussolini est déjà au pouvoir; en 1933 en Allemagne, Hitler accède au pouvoir; etc.
La pression externe contre la jeune URSS va très vite redevenir maximum...
NOSE
UNE DONNEE CAPITALE...
... Dans le débat sur ce qui a foiré dans la restauration du capitalisme en Russie, il y a la question du lien avec le peuple, ce qu'on appelait autrefois d'un mot un peu caricatural, "les masses".
Il y a l'excès de pouvoir accumulé par le parti-état, sans contre-pouvoir, précisément. Or, ce qui frappe dans cette URSS, c'est le peu de place laissé aux syndicats, leur transformation en administrations des entreprises au service étroit du pouvoir d'état.
Toutes les tentatives actuellement initiées contre l'indépendance de la CGT, et particulièrement pour la transformer en courroie de transmission d'une prétendue ligne révolutionnaire anti-capitaliste, vont dans cette perspective et j'y suis résolument, farouchement opposé.
Nous n'avons pas à reproduire dans les syndicats les clivages qui existent sur le terrain politique. Notre propos, dans les syndicats, est de chercher les convergences revendicatives et d'unir pour les luttes au quotidien, quel que soit le pouvoir.
La stratégie confédérale de "syndicalisme rassemblé" est la seule possible pour conduire le maximum de salariés aux combats contre l'exploitation et son renforcement, contre la crise, conjoncturelle et structurelle.
Voilà quelques unes de ces choses que je voulais dire dans ce débat sur les leçons des 70 années de socialisme "à l'Est".
NOSE
A propos de l'échec...
Eurocommunisme et capitalisme
Au cours des années 1970/80, la réponse qui aurait du être globalisée et finalisée par une alternative progressiste, humaniste, et en rapport avec la gravité de la crise, et ce de la part des forces progressistes, s'est « éparpillée ,diluée dans une démarche réformiste.
Si en France après mai 68, l'analyse avait fait apparaître la possibilité d'un rassemblement des forces populaires, elle avait aussi montré l'importance du combat révolutionnaire , y compris dans le cadre d'un programme commun (manifeste de Champigny, Changer de Cap ).
Le regroupement à travers des accords de sommet tantôt sur la base de programme ce qui suppose un ou des partenaires(PS) au risque de servir de force d'appoint,ou autres formes comme le compromis historique en Italie, alliance entre le PCI et la DC, ( démocratie chrétienne), sur fond d'un rejet du système « socialiste soviétique », conséquence des désaccords sur l'intervention en Tchécoslovaquie et de la conférence des 81 partis en 1969, et l'émergence de l'eurocommunisme, première phase du repli idéologique.
Au sein du système soviétique : la peur du changement, des évolutions a conduit à une démarche encore plus sectaire avec un repli idéologique, face aux menaces d'encerclement.
Économiquement : difficultés et insuffisances des performances économiques, de la satisfaction des besoins nouveaux. (dév.insuffisant des forces productives)
Politiquement: absence de confiance dans les masses populaires, refus des avancées des droits civiques et politiques, des libertés individuelles, dans l'URSS et les pays de l'Est, (Sans doute, faudrait-il analyser l'apport social,et aussi scientifique.).
Cela sans tenir compte des gâchis dus à la militarisation de l'économie, de l'âpreté de la lutte des systèmes sociaux à l'échelle mondiale, et insuffisamment sans doute des mouvements de libération nationale et d'indépendance politique.
D'autre part les forts mouvements sociaux dans les pays occidentaux, conduisant à des acquis, quelques fois, important, ont renforcé l'idée d'un capitalisme « aménageable » sous estimant sa nature même, et c'est ainsi qu'à partir de 1973, ceux qui avaient été les chantres du système soviétique, se sont pris à rêver, d'une nouvelle voie, Santiago Carillo, E. Berlinguer, G. Marchais, « l'eurocommunisme », l'un faisant rejeter sans débat de fond au sein du PCF, lors du 22 ème congrès, « la dictature du prolétariat »,l'autre théorisant, sur « l'eurocommunisme et l'état », le troisième déclarant tout de go « La force progressiste issue de la révolution d'octobre est définitivement épuisée ». On peut donc s'interroger sur l'interaction de cette dérive droitière et l'effondrement de l'URSS, dans une période historique ou la bataille tant économique, qu'idéologique, faisait rage, et ou se redéployait le capital en particulier sur les continents africain et asiatique, l'Amérique du sud restant chasse gardée des trusts étasuniens, qui n'hésiteront devant aucun procédé, y compris les coups d'état.
Le rejet du « système soviétique » après le « globalement positif » assimilé grossièrement au communisme, par les partis communistes européens (qui conduira à la question du nom des partis), l'abandon progressif, voir le rejet, de l'étude du « marxisme » de ses mécanismes et de ses fondements, a conduit à une démarche de compromis tant économique que idéologique, avec la social démocratie pour aboutir à une gestion en commun d'un processus d'accélération de la suraccumulation et du redéploiement du capital.
Cet accompagnement « social » (dans les pays occidentaux) s'est traduit par un ralentissement des luttes,leur transformation, leur portée idéologique, leur caractère de classe. On peut donc considérer qu'en partie « libéré » sur le front occidental, le capital a pu intensifier sa lutte contre le système « socialiste » tant à l'intérieur même du dit système (rôle de Solidarnosc,Yougoslavie, Roumanie, Allemagne de l'est), qu'à l'extérieur avec le déclenchement de l'insurrection en Afghanistan,et ses prolongements dans les républiques soviétiques à forte influence islamique et par la suite en Tchétchènie ,la campagne idéologique et politique, avec montée du terrorisme(souvent inspiré et financé par les officines occidentales anti-soviétique,rôle des USA dans la montée de Ben Laden et « Al Quaïda, la base ou le listing »,ou encore l'intensification des conflits ethniques ou religieux au Moyen Orient,et dans l'ensemble des continents africain et asiatique, à propos du terrorisme, il conviendrait de savoir ce que l'on entend par la! En particulier comme justificatif de l'action répressive, et liberticide envers les peuples et leurs luttes. ).
Il semble bien que c'est cet ensemble, cette interaction qui a permis une déstabilisation complète de l'URSS et du système soviétique, mais aussi en retour, une accélération de la dérive réformiste, voir, droitière des partis communistes,(laissant ainsi en grande partie le champ libre à l'idéologie du CMF) dont l'exemple le plus abouti est celui du PCI, qui occupe aujourd'hui l'espace politique d'un centre « gauche »(La « bipolarisation » se situant entre droite et extrême/centre démocrate), les récentes élections italiennes viennent confirmer cette tendance, Il convient à ce sujet de retenir ce qu'écrivait M.P. Vieu de la direction nationale du PCF dans L’Humanité du 1er septembre :
« il nous faut encore être lucides sur le fait qu’il va nous falloir évoluer, que le PCF pour une large partie de l’opinion est lié à un modèle vécu aujourd’hui négativement, au point de masquer notre apport exceptionnel à la société française. À rester emprisonnés dans des ornières, nous passerions à côté de l’essentiel : être à même d’ouvrir la voie politique révolutionnaire de notre temps. C’est pourquoi, restons attentifs et ouverts aux réflexions et expériences en cours de refondation de la gauche ; j’ai en tête plus particulièrement l’Allemagne et l’Italie. » .
Après le globalement positif, nous voici arrivés au globalement négatif!!
Il convient aussi d'ajouter le recul important de l'internationalisme, de la lutte pour la paix, du soutien aux peuples en lutte pour leur indépendance politique, ou les droits civiques.( l'absence ou l'insuffisance d'analyse des conflits laissant apparaître le coté ethnique ou religieux, et masquant en partie ou totalement l'aspect social, économique, ou politique et géostratégique a souvent conduit à une absence de solidarité active envers les peuples en lutte)
Si en France le processus a été plus long, plus laborieux, (il semble bien que la formation idéologique des militants ait contribué à freiner cette dérive, rôle des écoles centrales), l'audience du PC, son implantation et son histoire, l'expérience des militants, des luttes, ont freiné le processus, avec même des sursauts d'opportunisme sectaire, qui ont pu faire croire à travers la personnalité de certains cadres du PCF, à un possible coup d'arrêt, cependant les derniers congrès consacraient cette nouvelle stratégie et les résultats électoraux que l'on connait. (il est bien évident, que la transformation de l'outil pendant toute cette période a joué un rôle important, il en est de même du militant et particulièrement de sa formation idéologique,ou plus particulièrement son abandon.)
Les quelques acquis sociaux, du début de cette période(1970/83), ont très vite été remis en cause et se sont traduit rapidement par une accélération des restructurations,accompagnées de pertes massives d'emploi (200 000 demandeurs d'emplois en 1969/1,5 millions en 1981/entre 3 et 5 millions à partir de 2000), de remise en cause des services publics, de désertification industrielle, consécutif au redéploiement du capital,(délocalisation-relocalisation), le tout conduisant à restructurer le capital au niveau mondial, avec des aspects en développement tel la financiarisation, comme moyen d'augmenter la masse des profits(monétaires) au détriment de l'investissement productif.
Autre aspect de l'interaction restructuration/disparition du système « socialiste » est le recul important de l'idéologie révolutionnaire et de l'espoir de changement, accréditant la thèse de l'idéologie dominante de la viabilité du « seul » système capitaliste. Ce recul idéologique se traduisant par un recul militant et naturellement un repli des luttes en général en particulier au niveau du contenu(négocier les remises en cause,au lieu de revendication de nouveaux acquis, examiner aussi l'ascension du mouvement associatif et forum de discussion ne se traduisant pas dans l'action politique).
Pendant une grande partie de cette période très importante, le Parti communiste a été acteur au sein du gouvernement et qui a conduit au désastre de 2002, accentué en 2007.
Roger
POURSUIVRE LE DEBAT...
... Ces explications que tu proposes, Roger, sont intéressantes, mais elles font la part trop belle à l'explication par les causes externes.
Si le socialisme avait été mieux ancré dans le coeur des citoyens des "pays de l'Est", il n'aurait jamais été vaincu par le retour du capitalisme...
Un exemple magnifique en est donné, par exemple, à Cuba.
Donc, pour moi et sans vouloir te choquer, ces explications que tu donnes ne me paraissent pas fondamentales...
NOSE
EUROCOMMMUNISME ET PGE, ETC.
(PCOH) quitte le PGE
« Résolution du Comité Central du Parti communiste ouvrier hongrois (PCOH).
Le Comité Central du Parti communiste ouvrier hongrois a décidé, dans sa session du 25 avril, de quitter le Parti de la Gauche Européenne (PGE) à compter du 1er mai 2009, conformément à l’article 6 des statuts du PGE.
Le Parti communiste ouvrier hongrois est l'un des membres fondateurs de la Gauche Européenne. Dès le départ, notre parti a émis des réserves de fond sur la ligne générale du PGE.
Nous n’étions pas d’accord avec l’appréciation donnée par le PGE sur l'histoire des pays socialistes européens dont la Hongrie. Nous sommes convaincus que les pays socialistes ont atteint de grands résultats dans les domaines de la vie politique, économique et sociale pendant les décennies du socialisme. Cette période sera considérée comme l'une des plus riches de succès dans l'histoire nationale des anciens pays socialistes. Nous ne pouvons pas nier qu'il y ait eu des erreurs, des fautes, mais nous n’admettrons jamais que ces années soient caractérisées comme celles du pur « stalinisme » et nous nous opposerons à toute tentative de dénigrement de cette période.
Nous n’étions pas d'accord avec la philosophie générale du PGE qui a exclu de l’adhésion un grand nombre de partis importants et a transformé le PGE en parti de l'Union européenne.
Nous ne sommes pas d'accord avec la politique du PGE qui, dans la pratique, se concentre uniquement sur les problèmes des pays d’Europe de l’ouest et sur les intérêts de l'Union européenne mais qui n’accorde aucune attention aux problèmes réels des pays d’Europe centrale et orientale.
Nous nous opposons à la ligne politique du PGE consistant à intégrer des partis qui n’ont rien de commun avec les idées communistes et sont même pour certains des ennemis du communisme.
Nous sommes opposés au mode de fonctionnement selon lequel les partis représentés au Parlement européen décident unilatéralement des grands axes de la ligne politique du PGE.
Nous ne sommes pas d’accord avec la nouvelle ligne politique de la Gauche Européenne définie par les résolutions du second congrès du PGE de novembre 2007. Notre parti a été le seul à ne pas voter pour ces documents. Nous sommes convaincus que nous n'avons pas besoin d'une "nouvelle culture politique européenne". Ce dont nous avons besoin, c’est d'une lutte conséquente contre le capitalisme, pour les droits des masses laborieuses. Nous ne devrions pas seulement critiquer le capitalisme mais organiser le combat quotidien des travailleurs.
Nous voulons abattre le capitalisme; le Parti de la gauche européenne veut l'améliorer. Nous nous situons sur les bases du marxisme-léninisme, de la théorie et de la pratique de la lutte des classes, des principes de l'internationalisme prolétarien. Le Parti de la gauche européenne se situe malheureusement sur les bases du réformisme. La Gauche européenne ne combat le capitalisme que dans les phrases, mais dans la pratique elle aide à renforcer l'apparence "démocratique" de l'Union européenne, du Parlement européen et du système capitaliste en général.
Nous avons tenté d'influer sur ces processus et de les modifier mais nous devons reconnaître que c'est impossible. La ligne politique de la plupart des partis membres du PGE et celle du PGE lui-même vont dans une direction qui porte atteinte aux intérêts élémentaires de la classe ouvrière et du mouvement communiste international… »
[G]Extraits relayés par NOSE DE CHAMPAGNE[/G]
LA CONTRIBUTION D'EGON KRENZ (RDA)...
"L’avenir sera le socialisme ou la barbarie"
José FORT
« L’usage de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe, »
Le dernier président du Conseil d’État de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohi, ses propres erreurs, le socialisme.
Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin, dans un endroit discret, il doit prendre des précautions, n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte souvent.
José Fort : Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous ?
Egon Krenz : J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. J’ai l’espoir que mes petits-enfants réussiront ce que nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée, mais plutôt un certain modèle de socialisme. Ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’of¬frirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fon¬damentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me li¬bérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’ il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. La division de l’Al¬lemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis ? Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.
Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?
Je ne suis pas de la généra¬tion de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège, jusqu’à la présidence du Conseil d’État. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.
Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohi ?
Nous avions décidé d’ou¬vrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gou¬vernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement, non pas l’ouverture de passages, mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « dou¬ceur » des frontières.
Avez-vous pensé, un moment, faire usage de la force ?
Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle dé¬cision. Je savais qu’une seule mort aurait eu des conséquences tragiques. L’usage de la force, et nous en avi¬ons les moyens, aurait conduit à la catastrophe.
Dans un de vos ouvrages, vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.
Tant de choses ont été écrites... Il faut revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde Guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.
Pensez-vous à vos propres responsabilités ?
J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la pro¬pagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. 11 fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et nous faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement.
Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.
J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev, le 1er novembre 1989, à Moscou. Quatre heures d’entre¬tien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de votre enfant ? » II me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu ’entendez-vous par là ? » J’ai pour¬suivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » II m’a dit : « Egon, l’unifi¬cation n ’est pas à l’ordre du jour. » Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl. » Au même moment, Gorbat¬chev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.
Egon Krenz, le « Gorbatchev allemand », disait-on à l’époque.
En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interpré¬tant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à dé¬mocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette, j’aurais honte.
Vos relations avec Helmut Kohl ?
Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Tchernenko (1), à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait deman¬dé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre. Mais le rendez-vous était déjà pris à notre résidence. Nous avons vu arri¬ver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ! » Nous avons longuement parlé, puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pa¬cifique des frontières et m’a remercié.
Vingt après la fin de la RDA, le socialisme, selon vous, est-il mort ?
L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. À d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.
(1) Chef d’État soviétique décédé en mars 1985.
José Fort pour L’Humanité
garder l'héritage de Lénine
Je trouve au contraire que le tour d'horizon de Roger est assez complet. Il ne parle pas seulement des causes externes, mais les causes internes qu'il détaille sont assez puissantes pour expliquer une cause du fléchissement de la leg positif léniniste.
Il ne serait pas juste non plus d'ignorer que les causes externes n'ont pas participé à éroder puis à épuiser le sytème soviétique interne. je ne vais pas reprendre les arguments de Roger qui à mon avis et comme je l'ai déjà dit me paraissent assez bien développés et bien structurés.
L'isolement total de l'URSS n'a pu qu'affaiblir son développement. Cuba a pu résiter pendant longtemps grâce au soutien de l'URSS, bien que Castro n'ai jamais voulu calquer ce type de socialisme. Cette période de soutien aura permis aux dirigeants cubains qui avaient la foi et le rêve de réussir la progression de leur révolution, de se préparer avec leur peuple à résister des influences extérieures; cette conscience populaire aura raison des coups successifs des coups violents qui leurs seront portés. Ils surmonteront la période noire sans que le peuple ne dérive. Tout se qui aura manqué aux soviétiques.
De plus Cuba étant une petite île avec quelques 10 millions d'habitants et l'URSS des centaines de millions.
Le déchaînement médiatique contre le communisme, saisissant chaque occasion pour le discréditer, ne se réfère toujours qu'à l'ère stalinienne et en ne s'appuyant que sur le mauvais. Jamais l'essence magnifique du communisme tel que Lénine l'avait engagé ne sera jamais dévoilée au cours de ces reportages ostracistes. Ce qui prouve que l'essence du communisme fait peur à la course au profit et à la propriété privée.
C'est marrant, certains se réjouissent de la chute du mur de Berlin, comme étant la chute du communisme, mais en ce moment c'est pas le "communisme" ou le "socialisme" qui pose problème [Non], c'est le "CAPITALISME" qui est en crise, qui se fiche complètement du bien-être des hommes !
Voilà bien de quoi se mettre sous la dent ![mmm]
Je viens de voir en différé, la pièce de théâtre ADA, "l'Argent Des Autres" avec Boujenah, Alexandra Lamy, MF Pisier... c'était la fête des restructurations d'entreprises et des actionnaires ! De quoi leur tordre le cou sans même réfléchir ![mmm]
Cause internes et externes
Lorsque j'ai écrit cet article (voici déjà prés de deux ans)il ne s'agissait pas d'une analyse complète, mais d'un survol accessible à l'ensemble du public, pas des spécialistes, il n'y a donc pas d'exemple ou d'illustrations graphiques et économiques, cependant lorsque j'écris :
[I][I]"Au sein du système soviétique : la peur du changement, des évolutions a conduit à une démarche encore plus sectaire avec un repli idéologique, face aux menaces d'encerclement.
Économiquement : difficultés et insuffisances des performances économiques, de la satisfaction des besoins nouveaux. (dév.insuffisant des forces productives)
Politiquement: absence de confiance dans les masses populaires, refus des avancées des droits civiques et politiques, des libertés individuelles, dans l'URSS et les pays de l'Est, (Sans doute, faudrait-il analyser l'apport social,et aussi scientifique.).
Cela sans tenir compte des gâchis dus à la militarisation de l'économie, de l'âpreté de la lutte des systèmes sociaux à l'échelle mondiale, et insuffisamment sans doute des mouvements de libération nationale et d'indépendance politique."
[/I][/I]
J'évoque bien des causes internes à l'URSS et l'ensemble du système, et pour qu'il y ait interaction il faut et des causes internes et des causes externes. Ma démarche consiste à relier les éléments entre eux et ainsi déterminer les causes réelles de tel ou tel événement ou phase historique, ceci afin de mieux comprendre et ne pas recommencer les mêmes erreurs!70 ans est une période très courte historiquement parlant, même si les hommes qui la vivent naissent et meurent, pendant ce temps. Mais ceci n'est que mon opinion:
Roger[Héééhooo]
ASSEZ DE CARICATURE !
J'ai assisté à la TV, ce soir aux cérémonies sur la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. C'est assurément un moment enthousiasmant pour les allemands et j'étais fier et heureux pour eux...
Pour ma part, je suis très satisfait de la chute de ce mur, cette verrue sur mon idéal. Mais il faudrait ne pas en faire trop, tout de même, avec leurs descriptions calamiteuses de la RDA.
C'est un pays que j'ai bien connu, et j'y ai encadré des séjours de jeunes avec les Echanges Franco-Allemands.
Ils ont décrit la RDA comme un pays triste et gris; ils ont peint un Berlin-Est d'une façon que je n'ai absolument pas reconnue. Berlin-Est, ville claire et son Zentrum, sa tour de télévision avec restaurant tournant, avec son université Humbolt, avec ses places et ses avenues restaurées pour les 25 ans de la RDA (par exemple), çà n'a rien à voir avec ce qu'ils ont craché aujourd'hui.
La RDA c'était quand même le 7° pays le plus développé avant la réunification ! Et çà ne se résumait pas à cette voiture préhistorique dont on nous a rebattu les oreilles aujourd'hui: la Trabant... Et les Warburg ou les Moskwich, ils ont oublié. C'était l'équivalant à l'époque des Fiat 124, voitures fort confortables...
On peut dire des choses sur le manque de liberté (par exemple les contrôles systématiques sur les jeunes en moto dans les plus petits villages, les week-ends...), mais on ne doit pas oublier l'extraordinaire système de formation et de culture, de même que celui de santé...
Critiquer sur des aspects réels, des faits réels, c'est suffisant. Moi, j'ai failli rester là-bas et y faire ma vie au milieu des années 70... Alors !
NOSE
CONTRE LES CARICATURES ET L'ANTICOMMUNISME...
Allez faire un tour pour une visite sérieuse et complète sur ce site bienvenu et fraternel:
[G][/G][I]http://www.comite-honecker.org/accueil.htm[/I]
NOSE
j'ai honte.....
""On peut dire des choses sur le manque de liberté (par exemple les contrôles systématiques sur les jeunes en moto dans les plus petits villages, les week-ends...), mais on ne doit pas oublier l'extraordinaire système de formation et de culture, de même que celui de santé...
Chez nous on remplace petit village par banlieue pourrie et week end par tous les soirs et on ne se console pas avec la formation , la culture et la santé !
Je suis ecoeuré par le spectacle de la télé toute la semaine et ce jour en point d'orgue .
Triste exemple donné avant hier soir , en RDA , on pouvait avoir des lavabos blancs , par contre pour les bleus ou les marrons il fallait attendre plusieurs mois !!!
Les fachos viennent dire qu'ils etaient anticommunistes par amour de la democratie sur la chaine parlementaire , Madelin , il etait ou leur amour de la democratie , en Espagne de Franco , au Chili de Pinochet dans tous les pays qui ont subi l'ecole des ameriques ?
Leur Haine des pays communistes , c'est la peur du socialisme , et ils s'en servent encore aujourd'hui , il faut defendre le systeme capitaliste et le fric , la democratie c'est juste pour faire joli !!!!!!!!
Rabachez apres moi , le communisme c'est pas beau , la liberté c'est le liberalisme , repetez le encore , il en restera toujours quelque chose dans la tete des pauvres , les riches eux sont au parfum !
A gerber la télé
Allons, allons...
...Les enfants, il ne faut pas se mettre en colère, est-ce que je me mets en colère moi ? Bon alors.
Tenez, je vous ai posté un récapitulatif de mon crocodile préféré, qui, s'il est répercuté comme il se doit, en balance plein la gueule [G]À TOUS ET TOUTES CES FUMIERS PLEINS DE MERDE, CES BORDILLES SUCEURS ET SUCEUSES DE L'INTELLIGENCIA MONDIALE AAGGGRRHHH[/G][houuuuu][houuuuu][houuuuu][Chaud]
[I]On peut dire des choses sur le manque de liberté (par exemple les contrôles systématiques sur les jeunes en moto dans les plus petits villages, les week-ends...), mais on ne doit pas oublier l'extraordinaire système de formation et de culture, de même que celui de santé...
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Sans aller en banlieue, ici la chasse aux jeunes est ouverte tout les fin de semaine, et si l'alcoolisation se développe c'est aussi parce qu'il ne reste rien d'autre pour s'abrutir! Ou est notre culture ? Qu'offre donc ce régime à notre jeunesse ? Sans boulot, sans argent, sans nulle part ou aller, alors le pack de biere sur la place du village ou les riverains gueulent à cause du bruit! Et oui même le bruit leur est interdit... A ceux qui croyait à la fin de l'Histoire, je conseille de regarder attentivement autour d'eux, et aussi ce sondage d'opinion, ou en Pologne par exemple 63% des gens qu'il faut changer de système, en France 43% alors le Communisme: mort ? pas encore il remue encore !
Roger qui va avec les jeunes boire une biere ![Trinquer]
[Héééhooo]

























